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| Le 06/03/2006 à 13h44 (83.194.**.***) |
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Salut a tous,juste pour vous informer que freyssac vient d'etre selectioné pour le festival metiz art qui se deroulera a metz.
Le concert de freyssac est programmé pour le 20 mai,l'horair est inconnu pour le moment.
http://www.freyssac.com
a bientot
arthur
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| Le 06/03/2006 à 13h20 (84.96.***.***) |
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bientôt www.le véritésurlagrandezhora.fr
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| Le 06/03/2006 à 12h47 (194.69.**.**) |
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Je comprends ta réponse et pourtant je n'ai pas l'impression de vivre à demeure à Disneyland. Le bonheur c'est quand tu veux, où tu veux, comme tu veux.... quand tu le veux vraiment. Je ne connais pas l'âge des Bertimaniacs qui opèrent sur ce forum, mais je peux te dire que les expériences de la vie (bonnes ou mauvaises) font que tu finis par penser à toi, au travers des autres. C'est peut-être un peu compliqué, vu comme ça, mais c'est tellement simple. Je pense que les gens cherchent ailleurs ce qu'ils ont en eux et c'est là qu'est le gros problème de l'époque. On n'arrive plus à se contenter de petites choses simples : on voit le soleil, on ne le regarde plus, on entend parler les gens mais on ne les écoute plus. Si tu essayes, tu verras comme c'est simple. Et je peux te dire que la vie ne m'a pas fait beaucoup de cadeaux, sauf celui du respect des autres et de moi-même. Et, au fil du temps, j'ai apprécié de plus en plus de choses simples (comme la musique par exemple). Je ne suis pas en train de donner des leçons, parce que je ne suis pas bien placée pour le faire, mais j'essaye du haut de mon mètre 57 et de mes 53 piges, de faire comprendre aux gens qu'ils sont trop compliqués et que chaque fait d'une vie, positif ou négatif, doit générer une expérience positive. Essayes et tu verras. Sur ce, malgré tout cela, je dois un peu bosser, donc j'y vais. Bisous à tous !
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| Le 06/03/2006 à 09h52 (86.193.***.*) |
froleur ...un avis ! -
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pourquoi faut'il qu'un auteur passe par une maison d'edition et dans les deux cas qui se sont presentés pour deux de mes chansons, on m'a proposé un contrat ou je cede mes droits : donc je ne suis plus proprietaire de ma chanson ! hors la loi sur la propriété intellectuelle conforte le droit de l'auteur opposable à tous...
donc quand on regarde une feuille de depot sacem, on voit auteur, compositeur, editeur et arrangeur....et territoire en % cédé....donc il n'y a aucune obligation de passer par un éditeur et de céder tous ses droits...une petite parti pourquoi pas !...à mon avis...puisque le fait d'être l'auteur de la chanson doit faire "toucher" des droits d'auteur...à quoi sert un éditeur ? si demain un artiste chante une de mes chansons, il n'y a pas besoin de contrat...puisque si elle est déclarée à la sacem...des qu'il y a aura une diffusion publique ...je percevrai des droits...mais si j'ai signé un contrat de cession de droits à une société d'edition, c'est elle qui va toucher les droits...et si mon contrat est fait pour que je ne percoive qu'un % sur la vente des disques est ce pareil...? tant de questions que je me pose...qui touche le plus dans ce contexte de "production de chansons "?
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| Le 06/03/2006 à 03h04 (84.4.***.**) |
Disciplus Simplex -
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Pour tenter de répondre à une petite devinette posée par Bertrandom : juriste, c'est ça ?
Bon, concernant les réactions à ma petite intervention, je suis d'accord pour dire et penser que les artistes ne touchent pas assez sur leurs créations, et que ce sont les maisons de disques et autres intermédiaires qui s'en mettent plein les fouilles. Ok. Il faudrait inverser la vapeur. Mais une réponse à mon intervention, par Pieno76 (qui propose la LFO), stipule qu'il est prévu bien entendu de faire la chasse à ceux qui ne respecteraient pas la LFO (dans l'hypothèse où elle serait mise en place, bien sûr), donc à ceux qui continueraient à télécharger sans jouer le jeu, donc sans payer, en passant par le réseau P2P "xyz" permettant d'outrepasser la LFO. Donc, ce que je disais est toujours valable en dehors de l'adoption de la "Licence Globale"...
Sauf si le choix de la "Licence Globale" est finalement le choix retenu à l'issue de tout ce ramdam, il est bien entendu que TOUT téléchargement qui ne prendrait pas en compte, d'une façon ou d'une autre, la rémunération des artistes serait considéré comme illégal au regard de la loi, et donc poursuivable.
Mais puisqu'il est dit par Bertrandom (et d'autres) dans ce forum (entre autres) qu'il est absurde et impossible de pourchasser individuellement chaque internaute fautif, je voudrais dans ces conditions bien savoir comment on compterait s'y prendre pour faire respecter la LFO ou tout autre système légal qui serait finalement adopté à la place de la fameuse "Licence Globale" si injuste et si honnie ?
Observons donc de plus près quelques cas de figure :
1°) La "Licence Globale" est adoptée : pour, mettons, 7 euros par mois, on peut télécharger à gogo, sans limitation aucune, et sans risquer des représailles. On imagine que cette somme va être reversée aux artistes. Problème : comment savoir à qui reverser ? Doit-on partager entre tous les artistes, faire une "côte mal taillée" (sic), et donner à chaque artiste la même somme ? Doit-on donner autant à Marcel Amont qu'à Mathieu Chedid ? Lequel des deux est le plus téléchargé ? Comment savoir cela ? Qui des deux (et non pas "qui de nous deux" !) doit le plus palper dans cette hypothèse ? Autre problème : comment être sûr que TOUS les internautes-téléchargeurs vont payer cette somme ? : réponse possible : par défaut, TOUS les internautes vont payer, ce seront les FAI qui factureront cette somme à leurs clients. Mais alors, autre problème : pourquoi moi, qui ne télécharge JAMAIS de musiques ou de films de façon illégale, je devrais payer à mon FAI cette somme ? Bon, ok. Alors, on va dire que cette somme sera payée par les internautes qui le décideront, on n'obligera personne. Ah, super, je respire. Mais alors, on en revient au même problème : comment être sûr que, parmi ceux qui refusent de payer, y en a pas qui vont quand-même télécharger en douce ?
2°) La LFO est adoptée : Bon, la "Licence Globale", finalement, c'était trop problématique. On a adopté la LFO, qui semble vraiment idéale. L'internaute paye (comme c'était d'ailleurs prévu pour la Licence Globale) une certaine somme (pas encore déterminée ?), et en gros, il a une plateforme de téléchargement légale sur laquelle il se connecte, et grâce à tout un système vachement bien chiadé (je suis sincère, c'est pas de l'ironie), on peut savoir quel artiste a été téléchargé, où, quand, comment, etc... Et donc, on peut le rémunérer de façon précise et juste. Bon, jusque là, ça va. Le problème de "comment qu'on va répartir les thunes entre les artistes" posé par la "Licence Globale" est résolu. MAIS, y a un grand "MAIS" qui se pointe, avec ses airs de ne pas y toucher (le saligaud !) : Comment s'assurer qu'il ne va pas subsister des réseaux P2P illégaux qui permettront à certains de continuer à télécharger SANS PAYER la LFO ? Je suis d'accord sur le fait qu'on ne pourrait pas accéder à la plateforme LFO légale sans payer, puisqu'il est très facile de concevoir un système assez sécurisé, et que par ailleurs les internautes ne sont pas tous des spécialistes du piratage informatique, ok... Mais si je n'ai pas besoin d'aller sur la plateforme LFO, parce qu'à côté, existent encore et fleurissent de plus belle des réseaux illégaux ? Hummm ?
3°) La LTR est adoptée (LTR : Licence Tout Répressif) : en gros, on ne trouve pas de solutions, donc on décide finalement, sous la pression des majors (ce Monsieur Nègre, décidément, il est pas très gentil ) et autres lobbyistes de talent (et de poids !), qu'il est 100% interdit de télécharger quoi que ce soit si c'est hors de toute plateforme légale (genre iTunes), et que tout contrevenant se verra confisquer son ordi, ses CD vierges, son baladeur Mp3, et son abonnement internet sera supprimé, et interdiction de s'approcher d'un ordi à moins de 100 mètres pendant 2 ou 3 ans, etc... C'est ce qu'on appelle la "mesure d'éloignement", en général, on applique cela aux maris jaloux qui frappent leur pauvre femme, histoire qu'ils ne puissent pas recommencer (ben ouais, essayez donc de frapper quelqu'un de qui vous êtes éloigné de plusieurs kilomètres ?), mais c'est tout à fait adaptable à l'informatique, vous savez... (on peu légiférer sur n'importe quoi, bientôt, on n'aura même plus le droit de tirer la chasse d'eau impunément, y aura une Police des Commodités et Lieux d'Aisance, qui viendra vérifier comment vous utilisez vos chiottes...), etc...
Bon, je sais, c'est pas très folichon, tout ça, et c'est même n'importe quoi (enfin, le N° 3, surtout...), mais que celui qui n'a jamais parlé pour ne rien dire me jette la première gomme...
Mais admettez tout de même que, dans les 3 cas de figures ci-dessus, il y a une constante : à savoir, que quel que soit le système retenu, reste la nécessité de pouvoir empêcher le téléchargement illégal, que cet empêchement soit d'un ordre technique (on demande aux FAI de mettre en place des filtres "efficaces" (hummm...)) ou ne reposant que sur la loi (on ne peut pas t'empêcher techniquement de télécharger, mais si tu le fais, on le saura et on viendra faire "toc toc" à ta porte, ok ?). Reste la constante qu'il faut s'assurer que l'internaute va bien payer sa cotisation, pour que cette dernière puisse bien profiter aux artistes.
A propos des possibilités de filtrage, on sait très bien que c'est possible, puisque, pour ne prendre que cet exemple navrant mais ô combien éclairant, les moteurs de recherche (genre Google) en CHINE (communiste) filtrent à donf', pour que les petits Chinois ne puissent pas y consulter des textes très instructifs sur les droits élémentaires de l'Homme...
Mais là encore, allez, une petite extrapolation : on persuade les FAI de poser des filtres efficaces (ce qui risquerait de leur faire perdre moult clients, parce que si on s'abonne au Haut Débit, hein, c'est pas pour lire ses mails plus vite !), et donc il n'est plus possible de télécharger illégalement. Que se passe-t-il alors ? Ben c'est facile, on fait comme on a toujours fait, on se refile les CD sous le manteau, on va les copier honteusement à la sauvette dans sa chambre de bonne, et on les rend au propriétaire, et puis on s'en fait des copies sur cassette audio (pour les pauvres qui ont encore un "My First Sony" dans leur bagnole ! J'en connais !), etc... Comment les "Autorités Compétentes" vont-elles le savoir ? Ah ah ! Pas facile ! Et puis, on n'oublie pas non plus de se désabonner de chez son FAI, hein, ce saligaud qu'a osé installer des filtres !
Non, vraiment, le problème n'est pas facile à résoudre...
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| Le 05/03/2006 à 13h20 (81.240.***.***) |
Renaud(belgique) -
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Voila un ptit texte a vous les critiques ....
Instint animales
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-Le ciel tombre encore
sur nos reves maudit
les coeurs se resserent encore
sur nos histoires cyniques
-Deppression physique,
atmospherique
ton instint animales
qui s'oublie qui cavale
C'est le jeu de la vie ,
la haine qui te guette le sourire aux levres
ce jeu , cette folie ,
ton illusion qui se perd
-Anarchie defficiente
commerce indifferent
ces choses qui te saigne qui nous crevent
C'est le jeu de la vie
le gage du survivant
ce jeu , cette folie
qui te rentre dedans
-Le commun du vivant
une histoires d'argent
sans dolars sans artifice
les ponts te tendent la main quels vice
Deppression physique ,
atmospherique
au bord du precipice
notre histoire n'est qu'un jeu
melancolie
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| Le 05/03/2006 à 12h48 (81.242.***.**) |
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Pfff..... qu'est-ce que vous pouvez vous casser la tête sur des tas de "problèmes" !!!! Elle est pas belle la vie ? Vivez le moment présent, sans trop vous casser sur tout le reste. Les messages deviennent de plus en plus longs. Refaire le monde, c'est bien, mais ça sert à quoi ? Utilisez votre énergie à construire le bonheur pour vous et autour de vous, c'est bien plus facile et vachement plus porteur ! Le monde est ce qu'il est et tourne depuis bien avant nous, ça veut dire qu'il ne nous a pas attendu pour continuer et ça sera comme ça encore pour des lustres..... Bisous à tous, ceci dit !
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| Le 05/03/2006 à 07h36 (*.*.*.*) |
louis - @ oz
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alors je me souviens bien avoir signé en décembre un truc contre la license globale, mais c'est tout. voila. j'ai l'impression qu'on a tendance à mettre mon nom à toutes les sauces maintenant !
je ne sais pas ce que propose la sacem... j'ai levé le pied quelque peu, surtout depuis que j'ai lu la proposition de LFO, qui me séduit... c'est par là qu'il faut aller... si ceux qui ont le pouvoir ne s'y penchent pas et reviennent en arrière, c'est leur problème...
comme je l'ai dit, j'ai juste cherché pour aider, on a tous cherché ici... je serais un peu dégouté qu'on ait cherché, et quasiment trouvé, pour rien...
évidemment, la license globale est infiniment plus simple à mettre en oeuvre et à gérer que la LFO... mais elle est bien moins juste... notre premiere idée aussi (le truc au poids) est bien moins juste que le LFO...
enfin, j'ai d'autres chats à fouetter en ce moment, et c'est bien...
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| Le 04/03/2006 à 21h59 (82.67.**.***) |
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LA VERITE RIEN QUE LA VERITE (modifie 0 foi(s)) ALPHA
Pabarisain :
Dans son article sur les effets positifs ou négatifs du pétrole algérien sur le sort des Algériens eux-mêmes, l'ex-Vice-Président de la SONATRACH écrit, le 12/02/06:
"Rajoutons à ce tableau le fait que la guerre d’indépendance qui aurait pu se terminer au début de 1956, a duré six ans et demi de plus en raison de la découverte de pétrole, cette année-là précisément."
http://www.algeria-watch.de/fr/article/analyse/malti_nationalisation.htm
Pourrait-il expliquer cette phrase et y joindre les précisions historiques pour argumenter ses dires ? Et cela aussi bien du côté Français que du côté FLN.
Pierre Barisain-Monrose. 83700 Saint-Raphaël
LA VERITE RIEN QUE LA VERITE MAIS TOUTE LA VERITE SUR LA TRAHISON GAULLISTO-MAFIEUSE
----- Original Message -----
From: Pabarisain
To: algeria-watch
Sent: Thursday, March 02, 2006 7:30 PM
Subject: Re: demande d'explication sur une phrase de Mr Hocine Malti
Je vous prie de remercier Monsieur Hocine Malti (ancien Vice-président de la Sonatrach), pour sa réponse très détaillée.
A le lire, il semble donc que le sort des Français d'Algérie ( FSE comme FSNA) venait au second plan dans les préoccupations des gouvernements français successifs et que l'approvisionnement en pétrole de la métropole avec son corollaire, la souveraineté sur les zones sahariennes, primait tout le reste.
Mr H. Malti ne confirme ( ni n'infirme) l'information venant de Mr Delouvrier, selon laquelle le Gouvernement du général De Gaulle versait une somme importante au GPRA pour que le pipe-line reste intact, ce qui a prolongé la guerre, ne serait-ce qu'en permettant au FLN de s'armer et tenir.
----- Original Message -----
From: algeria-watch
To: Pabarisain
Sent: Thursday, March 02, 2006 6:37 PM
Subject: Re: demande d'explication sur une phrase de Mr Hocine Malti
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Monsieur
Après avoir transmis à M. Malti votre question, il nous a envoyé cette réponse que nous vous envoyons
LA DECOUVERTE DE PETROLE ET
LA DUREE DE LA GUERRE D’ ALGERIE !-!
C’est en janvier 1956 que le pétrole a été découvert pour la première fois au Sahara, a Edjeleh, dans la région d’In Amenas, Fort Polignac à l’époque. La découverte du plus grand champ pétrolier algérien, Hassi Messaoud est intervenue en juin de la même année. Auparavant, en 1954, a eu lieu la première découverte d’hydrocarbures; il s’agissait d’une grosse accumulation de gaz qui a été trouvée à Djebel Berga, au sud d’In Salah. C’était là le premier grand gisement de gaz algérien dont les réserves étaient estimées à 100 milliards de mètres cubes, qui n’ont pu être exploitées par manque de débouché commercial.
C’est aussi, dès 1953, qu’ont été attribués les premiers permis de recherches à quatre grandes compagnies françaises : la Société Nationale de Recherche et d’Exploitation des Pétroles en Algérie (S.N.REPAL), la Compagnie Française des Pétroles - Algérie (C.F.P.A.), la Compagnie de Recherche et d’Exploitation Pétrolières au Sahara (C.R.E.P.S.) et la Compagnie des Pétroles d’Algérie (C.P.A.)
Par ailleurs, c’est en 1945 qu’avait été créé le Bureau de Recherches Pétrolières (BRP), un organisme public dont l’objectif était de mettre en place les conditions nécessaires pour aboutir à l’indépendance énergétique de la France et des territoires sous domination française.
Telle était, très brièvement résumée, la situation du secteur pétrolier français quand a été déclenchée la guerre d’indépendance algérienne, le 1er novembre 1954.
On se souvient que de grands espoirs avaient été fondés, tant du côté français que du côté algérien, sur le gouvernement Guy Mollet, qui avait affiché sa volonté de mettre fin à la guerre par des négociations. On se souvient aussi que l’on avait attribuée la reculade opérée par Guy Mollet, à l’accueil que lui avaient réservé les Pieds Noirs, en février 1956, lors d’une visite mémorable à Alger. C’est parce qu’il avait été bombardé de tomates, avait-on dit, qu’il avait fait volte face et procéder à la nomination de Robert Lacoste, un faucon, comme gouverneur général de l’Algérie, en remplacement du général Georges Catroux, supposé être une colombe.
Ceci n’explique cependant pas le changement de politique amorcé, plus tard, par le gouvernement socialiste, ni la ligne politique suivie par les différents gouvernements qui ont suivi, y compris celui du général de Gaulle. C’est la mise à jour de richesses pétrolières fabuleuses au Sahara, dès le début de cette année 1956, qui a constitué la véritable raison de la poursuite puis de l’intensification de la guerre, comme on allait s’en rendre compte plus tard.
Tout de suite après la première découverte à Edjeleh, on se mit à réfléchir au niveau des plus hautes autorités de l’Etat français sur la manière de séparer le Sahara du reste du territoire algérien et d’en faire une entité à part. C’est cette situation jugée inacceptable pour les Algériens qui fera capoter toutes les tentatives de règlement pacifique de la question algérienne, comme on disait à l’époque.
C’est ainsi que plusieurs idées, consistant à garder le Sahara sous juridiction française, furent émises tout au long de l’année 1956. Celle qui fut finalement retenue était d’en faire une entité politico-économique autonome, entretenant des liens très lâches avec les pays riverains, mais sur laquelle la souveraineté française serait encore plus accentuée qu’auparavant.
C’est Houphouët Boigny, futur président de la république de Côte d’Ivoire, alors ministre d’Etat du gouvernement Guy Mollet, qui élabora le projet définitif qui fut approuvé par l’Assemblée Nationale, le 29 décembre 1956. Cette initiative a, ensuite, fait l’objet d’une loi, promulguée le 10 janvier 1957, portant création de l’Organisation Commune des Régions Sahariennes (OCRS). Dans son article premier il y est dit :
« Il est créé une Organisation Commune des Régions Sahariennes, dont l’objet est la mise en valeur, l’expansion économique et la promotion sociale des zones sahariennes de la République Française et à la gestion de laquelle participent l’Algérie, la Mauritanie, le Niger et le Tchad ».
La participation de l’Algérie à la gestion des zones sahariennes françaises démontre que le Sahara n’était déjà plus partie intégrante de l’Algérie. Mais ce n’est pas tout. Très vite, dans la foulée, était créé, en juin 1957, un ministère du Sahara, le titulaire du portefeuille étant également désigné délégué général de l’OCRS.
C’est le 7 août 1957 qu’allait intervenir, au plan juridique et administratif, la séparation définitive du Sahara du reste de l’Algérie. Depuis 1902 et jusqu’à cette date, le Sahara était administrativement constitué de quatre territoires du sud algérien, gouvernés depuis Alger par le gouverneur général de l’Algérie. En vertu des dispositions prises ce 7 août 1957, les quatre territoires du sud algérien étaient transformés en deux départements sahariens, intégrés au sein de l’OCRS, les départements des Oasis et de la Saoura. Ces deux départements constituaient le noyau des zones sahariennes de la République Française, visées à l’article premier de la loi de janvier 1957.
Le vocabulaire courant, celui de tous les jours, allait lui-même être changé. Dorénavant on allait désigner sous le vocable d’Algérie du Nord - et non pas nord de l’Algérie - la bande côtière et les Hauts Plateaux.
Les évènements survenus dans le courant de l’année 1956 ont également conforté l’idée de maintenir le Sahara sous souveraineté française.
La nationalisation du Canal de Suez par Gamal Abdel Nasser, suivie de l’attaque tripartite anglo-franco-israélienne contre l’Egypte avait créé des craintes chez les autorités françaises quant à l’approvisionnement en pétrole depuis le Moyen Orient. Il fallait donc développer très rapidement les gisements sahariens.
Le pétrole extrait de Hassi Messaoud fut, dans une première étape, transporté par camions citernes, pendant que l’on posait un premier pipeline d’évacuation appelé baby pipe entre Hassi Messaoud et Touggourt, qui fut achevé en décembre 1957. A compter de cette date, le pétrole allait être acheminé par wagons citernes, par la voie de chemin de fer reliant Touggourt à Annaba (Bône, à l’époque). Vinrent ensuite deux gros pipelines, l’un de Hassi Messaoud à Bejaia (Bougie), le second d’In Aménas à La Skhirra en Tunisie, pour évacuer le pétrole d’Edjeleh et Zarzaïtine.
Il n’est nul besoin de démontrer plus avant l’importance de la découverte de pétrole au Sahara et ses conséquences sur la conduite et la durée de la guerre. Il suffit de citer quelques chiffres seulement. La France importait quasiment 100% de sa consommation pétrolière avant 1956; cette dépendance n’était plus que de 90% en 1960, avant de tomber à 60% en 1962. De même, la balance commerciale était déficitaire avant l’arrivée du pétrole saharien, qui avait permis ensuite de faire une économie de l’ordre de 250 millions de dollars US, de l’époque, en 1960.
Comme nous l’avons souligné plus haut, c’est cette amputation du Sahara du territoire algérien qui allait constituer, jusqu’à la veille des accords d’Evian, la pierre d’achoppement de toutes les tentatives de règlement négocié de la question algérienne.
Plusieurs tentatives de négociation avec le FLN, puis le GPRA (Gouvernement Provisoire de la République Algérienne) furent initiées par les différents gouvernements français de l’époque. Tour à tour Guy Mollet, Félix Gaillard, Pierre Pflimlin, puis surtout le général de Gaulle, ont fait des propositions publiques ou secrètes de règlement, allant de l’autonomie interne à l’indépendance totale. Aucune de ces propositions n’incluait le Sahara comme portion du territoire algérien. Il y eut même une proposition loufoque de maintenir sous souveraineté française le Sahara ainsi qu’un couloir large de plusieurs kilomètres, qui s’étendrait jusqu’à la côte méditerranéenne, à travers la Kabylie, pour garantir la sécurité du pipeline d’évacuation reliant Hassi Messaoud à Bejaïa; les deux autres régions, à l’est et à l’ouest de ce couloir devenaient indépendantes et devaient constituer l’Algérie.
Comme on le verra plus tard à Evian, le GPRA était disposé à faire des concessions quant à l’exploitation des hydrocarbures au Sahara par les compagnies françaises, à offrir toutes les assurances nécessaires pour cela, mais aussi et surtout à garantir l’approvisionnement de la France en pétrole. Il était, par contre formellement opposé à toute amputation du territoire algérien.
C’est finalement, le 5 septembre 1961, que le général de Gaulle annonçait au cours d’une conférence de presse et pour la première fois que les départements sahariens des Oasis et de la Saoura faisaient partie intégrante de l’Algérie. Après cela, les choses allèrent très vite; des négociations sérieuses entre le gouvernement français et le GPRA furent engagées et aboutirent, le 19 mars 1962, à la signature des accords d’Evian qui consacraient l’indépendance de l’Algérie.
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| Le 04/03/2006 à 13h45 (83.179.***.**) |
Bertrandom -
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Il y a une répétition de la question de Blastm dans les message précédent.
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| Le 04/03/2006 à 13h34 (83.179.***.**) |
Bertrandom -
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Suite de trois questions d'internautes et des réponses apportées par Xavier Blanc (directeur des affaires juridiques et internationales de la Spedidam, organisation membre de l'Alliance public-artiste, favorable à la licence globale) lors d'un chat hier soir sur le site lestelechargements.com. Le reste de la discussion est aussi très intéressant.
lilian : Si la licence globale ne passe pas, quelle sera votre action après l'adoption du projet de loi gouvernemental ?
Est-ce qu'il ne faudrait pas faire comme le prix unique du livre : obliger les producteurs à proposer au même prix et aux mêmes conditions l'ensemble des oeuvres à toutes les plateformes qui souhaitent la diffuser ?
Xavier Blanc : Je pense que si la licence globale n'est pas adoptée, nous nous dirigeons vers le chaos sur internet, avec des échanges qui vont se faire de plus en plus clandestins.
Le grand public ne peut plus comprendre, dans ces conditions, la légitimité d'un droit d'auteur utilisé par des industriels pour interdire des usages massivement répandus dans le public. Je crains donc cette situation qui va écarter les artistes de leur public.
Nous rappelerons bien sûr aux pouvoirs publics leurs obligations, et notamment celle de rémunérer les artistes et de ne pas laisser la culture aux seuls industriels.
La loi française est, sur bien des points, peu respectueuse des garanties offertes aux artistes interprètes au niveau européen et international. Nous allons agir sur ce point.
S'agissant du prix des titres, il existe des règles en matière de droit de la concurrence qui ne permettent pas aux industriels, surtout en situation de monopole comme les 4 majors qui contrôle aujourd'hui 95,7% du marché de la distribution des disques, de faire varier leurs prix en fonction de leurs interlocuteurs.
Mais je pense de toutes façons que le rejet de la licence globale créerait une fracture entre le public et les créateurs, ce qui est regrettable.
Blastm : Si le système d amendes était adopté, à la place de la licence globale, les sommes ainsi récoltées bénéficieraient elles aux artistes ?
Blastm : Si le système d amendes était adopté, à la place de la licence globale, les sommes ainsi récoltées bénéficieraient elles aux artistes ?
Xavier Blanc : Je crois que ce système va surtout banaliser la répression et la systématiser.
C'est donc un mauvais système.
Les amendes sont des sanctions pénales, et seront versées à l'Etat. Il est à craindre qu'en plus des amendes, les organisations d'ayants droit comme les producteurs demandent l'octroi de dommages intérêts comme aujourd'hui lorsqu'elles prennent l'initiative de poursuites judiciaires.
Kroops : Que répondez-vous quand les artistes s'inquiètent sur la vente des CDs ? Quelles seront les conséquences de la LGO sur les ventes de disques ? Les échanges sur internet ne risquent-ils pas de remplacer les achats de disques ?
Xavier Blanc : La baisse du marché du disque au cours de ces 2 ou 3 dernières années a été très bien analysée : obsolescence du support, renouvellement des collections de disques 33 tours, marketing incohérent, politique de prix incompréhensibles, émergence de nouveaux modes de loisirs.
Il apparaît en réalité que le peer to peer a eu un effet négligeable, sinon nul, sur la vente des CD.
Nous estimons que les usages des consommateurs vont coexister :
- achat de supports pour des utilisateurs qui attachent de l'importance à l'objet (mais il faut le valoriser au minimum, et ne pas vendre des galettes en plastique dans des pochettes en carton sous blister, qui ne sont absolument pas attractives pour le public),
- achat à partir des plateformes de téléchargement, qui ont une plus value à offrir aux consommateurs en terme de qualité des fichiers, d'information, de présentation, de sécurité,
- échanges en peer to peer, pour la diversité et la liberté qu'ils représentent.
Nous estimons que tous ces usages doivent avoir leur place dans le paysage culturel, et qu'aucun ne doit être interdit.
Les études, comme celle que nous avons menée en octobre 2005 avec Médiamétrie, montrent que les téléchargeurs et échangeurs sont les plus gros acheteurs de supports, les plus gros loueurs, les consommateurs principaux.
L'industrie poursuit donc en justice et se fâche avec ses meilleurs clients.
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| Le 04/03/2006 à 09h37 (82.64.**.***) |
olive de toulouse -
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salut ! pour ceux que ça interresse...:www.recifal.fr
je vais bien réussir à y parler de louis quelque part...!!! lol
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| Le 04/03/2006 à 08h39 (82.252.***.**) |
Fox @ Disciplus Simplex -
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C'est un peu n'importe quoi ton histoire de consommation de musique ...Même surgelée, j'aimerais voir la tronche de ta baguette de pain dans 20 ans ... et pour ta voiture, je te signale que c'est l'autoradio qu'on branche sur le circuit electrique, et non pas le moteur sur le lecteur ou l'antenne ... Sinon c'est qu'on est à la masse grave ... Anyway, faudra tout remettre à plat quand les rayons de CD auront définitivement disparus et qu'on ne trouvera plus que des DVD. (Idem qu'avec le VHS : on aura plus qu'à racheter le "produit"...)
Pour ce qui est des artistes qui bosseraient à l'oeil, on m'a déjà fait le coup : je crois que leur problème c'est le même que celui de l'artisan ou du salarié : c'est de trouver du boulot. Donc si on veut les aider, c'est pas en faisant fuir les clients ...(P2P ou pas j'en connais une fouletitude qui gagne à peine des clopinettes ... ça n'a rien d'abstrait la vie d'artiste. Et pour l'instant y'a pas bcp d'opportunités. Vaut p't'être mieux faire profileur, ou VRP, y'aura ss doute plus de débouchés ...) Et quand le fruit du labeur d'un créatif circule, c'est le diffuseur qui met la main au porte-monnaie (c'est déjà le cas en partie). Ma grand mère m'a tjrs dit qu'il faut prendre les sous où ils sont, et qu'on ne peut tondre un oeuf ...
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| Le 04/03/2006 à 01h05 (80.170.***.***) |
Bertrandom -
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Compararer l'échange, la copie de fichiers d'informations (en l'occurence, artistiques) avec du pain et les accidents de la circulation, Disciplus Simplex, je trouve ça un peu sommaire.
Il faut réprimer l'activité des contrefacteurs professionnels, d'accord : ils empiètent vraiment sur les revenus des artistes. En revanche, instaurer des mesures contre les particuliers n'est pas tenable — aussi bien sur le fond que sur la forme —, et avec la hausse des débits, encore moins. Il s'agit d'une hypocrisie et/ou d'une incompréhension. Je t'envoie par exemple un morceau de musique par mail, ou alors le charge sur un serveur où tu vas le récupérer ; j'ai changé l'extension en ".txt", il te suffit de la faire repasser en "mp3" : je risquerais une amende de 150 et toi de 38 euros. Pas vraiment de quoi avoir peur... Mais des amendes comme ça se multipliant, ou même sans elles, du simple fait que la population ait conscience de pouvoir faire les frais de règles iniques, ce sera une vraie grogne qui menacera, c'est inéluctable. Tu te rappelles de la fin de la conférence ? il dit que la lecture aujourd'hui correspond à la copie, que lire, c'est copier, et donc que si on nous empêche de copier, c'est que l'on décide pour nous ce que nous pouvons lire, soit un monde de censure généralisée...
Je suis d'accord sur le fait qu'il se plante au sujet de la rémunération des artistes : le droit d'auteur est une avancée indéniable, et aujourd'hui en développant l'offre professionnelle, en affectant une part plus juste aux auteurs, compositeurs et interprètes (pour le moment les maisons de disques leur retiennent une proportion effarante des sommes générées), en prélevant une somme forfaitaire aux internautes, fournisseurs d'accès et constructeurs de matériel informatique, somme redistribuée en fonction des téléchargements opérés sur les plates-formes professionnelles déclarées auprès des pouvoirs publics (les autres étant poursuivies par ces derniers et/ou les professionnels légitimes — qui peuvent être nombreux, le numérique permettant aux "petits" de se voir affectée une part juste des sommes récoltées, ce qui n'est pas le cas pour le moment), tout cela adjoint aux autres revenus (droits d'auteurs "traditionnels", prestations, allocations, mécénat...), la création a de quoi vivre sans pour autant que soit instaurée une législation obsolète avant même son apparition.
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| Le 04/03/2006 à 00h50 (81.49.***.**) |
Pieno76 - @Disciplus Simplex -
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1) le terme de LFO signifie bien Low frequency oscillator (sur les synthés). C'est d'ailleurs pour cette analogie avec un terme utilisé en musique (surtout électronique) que j'ai choisi ce terme.
2) La LFO (ni la licence globale d'ailleurs) n'interdit en rien le flicage... des resquilleurs !
Tu ne paye pas ta LFO ou ta LGO --> toc toc à 6h du mat !
L'aventage c'est que ce systeme permet de faire bénéficier les gens honnètes des progrès de la technologie sans tomber dans l'insécurité juridique.
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| Le 04/03/2006 à 00h01 (88.136.**.**) |
Disciplus Simplex -
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Je suis allé voir la conférence de Monsieur Martin, le Polytechnicien, et je dois dire que ça vaut le détour ! Outre le fait que ce Monsieur s'"écoute parler" (il a un côté vraiment cabotin, un vrai artiste en somme !), il y a quelques unes de ses affirmations qui me semblent fausses : quand il dit qu'on ne pourra pas contrôler les échanges de fichiers illégaux sur internet, c'est faux, puisque des procès bien réels contre des internautes-téléchargeurs ont été possibles grâce à la capacité technique de tracer ces derniers (l'adresse IP, à un moment ou à un autre, ça vous trahit !). Alors, l'anonymat sur le réseau, laissez-moi pouffer... Si on veut faire de la répression, on peut, puisque l'on peut tout à fait tracer les contrevenants... Bon, alors, vous allez me dire "oui, mais le P2P sécurisé, crypté, 100% anonyme, etc... dans deux ans maxi ça sera au point !", et bien là je vous réponds : mirage ! Il n'existe aujourd'hui aucun système qui permette l'anonymat sur internet. Même un système pas mal conçu comme Tor a des points faibles difficiles à surmonter... A partir du moment où le serveur distant avec qui vous communiquez a besoin de votre vraie adresse IP pour vous donner ce que vous lui avez demandé, toute tentative de camouflage de cette IP va forcément échouer... Les communications sur internet, ça n'est pas comme envoyer une lettre anonyme : si vous envoyez une lettre anonyme à quelqu'un, il sera bien en peine de vous répondre... Or, tout internet repose sur le fait que vous pouvez lancer des requêtes, et qu'une réponse à ces requêtes est possible, justement parce que l'adresse de l'expéditeur est connue, car pour qu'il y ait réponse, il faut qu'il y ait une adresse de retour connue... Donc, si je demande à télécharger un fichier (vidéo DivX, Mp3, etc...) illégal, je vais communiquer l'adresse à laquelle je souhaite recevoir ce fichier : là, les "Autorités Compétentes" peuvent très bien récupérer au passage cette adresse (mon IP, tout simplement...), et "crac!" : on vient taper à ma porte ! C'est comme cela qu'il peut y avoir aujourd'hui des procès, et je ne vois pas pourquoi ça ne serait plus possible demain ! Le "tout répressif" a encore de beaux jours devant lui ! Et dans deux ans, les "fameux" P2P sécurisés & anonymes (hi ! hi !), même s'ils existent, ne permettront pas d'échapper à la répression : il y a toujours une parade à tout, les mesures entraînent des contre-mesures, ces mêmes contre-mesures entraînent des contre-contre-mesures, etc... Mais à la fin, c'est comme pour Starsky et Hutch, "c'est les flics qui gagnent toujours !"...
Quant à la proposition du LFO, moi, personnellement, je connaissais la définition suivante :
LFO : Low Frequency Oscillator. Un truc qui existe dans les synthétiseurs, Monsieur Bertignac doit connaître (même si c'est un excellent guitariste, il doit bien toucher aux claviers de temps en temps...).
Bon, plaisanterie mise à part, j'ai bien lu le texte de cette proposition, et c'est vraiment une usine à gaz, ce truc ! En fait, ça revient presque à établir un système "à la DRM", en tous les cas, ça propose encore une fois un filtrage, un système de contrôle... Bref, c'est encore trop contraignant pour l'internaute de base. C'est une proposition de bonne volonté, c'est sûr, mais encore une fois ça n'empêchera pas les réseaux P2P 100% gratos et illégaux de prospérer. Dans la vie, c'est humain, si vous pouvez avoir quelque chose facilement, et pour gratos, vous n'allez pas débourser pour un truc plus chiant à utiliser, et payant, même si ça revient à payer un morceau de musique le prix d'un malabar à la fraise (miam !), c'est encore supérieur à gratos, puisque gratos = 0 € ! Si vous pouviez aller voir votre boulanger, et repartir avec une baguette gratuite, vous continueriez à la payer, cette baguette ? Moi pas. Si vous pouviez aller faire le plein de votre caisse à une station où c'est gratos, alors qu'à côté les autres stations sont payantes, où vous iriez ? Il ne faut pas compter sur la générosité supposée des gens, sur leur civisme, et autres valeurs : le bandit en nous sommeille, et à la moindre occasion, il se réveille ! Souvent, seule la fameuse "peur du gendarme" nous empêche de commettre des actes répréhensibles, soyons honnêtes ! Si c'était aussi facile de chourraver des CD dans une Fnac ou un Virgin que de télécharger sur le net, pas mal de monde pratiquerait ce sport ! Donc, il faut de la répression, vous pouvez pas échapper à la nécessité de réguler, de contrôler, tôt ou tard, il faut que force reste à la loi, et la loi est là pour protéger les artistes, comme elle protège ce même citoyen qui se permet de télécharger-piller illégalement ces premiers... Je comprends que Monsieur Bertignac soit contre le tout-répressif, c'est humain, c'est généreux, et il n'est pas le seul, mais il faut bien qu'il vive, bordel, de son art !!! Quand le Polytechnicien Martin dit que "les artistes auront toujours besoin de créer, peu importe que ça leur rapporte des thunes... etc...", c'est pas vrai ! D'accord, ils auront toujours besoin de créer, mais ils veulent aussi vivre de leur art ! Aucun chanteur, aucun musicien, n'a envie de passer sa vie dans le métro à faire la manche ! Tout le monde, c'est humain, a envie de vivre confortablement de son travail ! Que dirait le boulanger, si on lui disait "oh, vous, c'est pas la peine de vous payer la baguette, on voit tout de suite que la passion qui vous anime est toute votre raison de vivre, que vous pourriez fabriquer du pain bénévolement..." ? Ce serait scandaleux ! Personne ne trouve bizarre de payer son pain, son essence, ses habits, etc... Alors, pourquoi trouver bizarre de payer la musique ? Y a pas de solution à vos problèmes, les mecs ! Vous pouvez toujours chercher une alternative à tout : une alternative à la "Licence Globale" (c'est vrai que si Marcel Amont n'est pas payé quand on télécharge ses morceaux inoubliables, et que c'est Madonna qui encaisse tout, c'est un gros problème !), une alternative au "Tout répressif", un compromis comme la "LFO", etc... vous n'arriverez à rien ! à rien du tout ! Je pense très sincèrement que vous vous masturbez le cerveau pour rien ! Sur les routes, pour limiter la vitesse et donc réduire les accidents mortels, on a dû passer au "Tout répressif", installer des radars partout, instaurer le permis à points, taper là où ça fait mal (au portefeuille), parce que la gentillesse, la prévention, n'avaient rien donné ! Comment croyez-vous qu'on peut résoudre le problème des ayants-droits avec le téléchargement illégal, si ce n'est en pratiquant le "Tout répressif" ? Hein ? Tant qu'on ne tapera pas sur la tête des internautes en leur disant "t'as téléchargé, tu vas payer !", les artistes seront menacés...
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| Le 03/03/2006 à 23h39 (82.126.***.***) |
Pieno76 -
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Bertrandom :
1) J'ai mis des liens vers mon blog dans les threads sur la licence globale
2) D'autres s'en sont chargés dans le thread sur l'interopérabilité
3) La LFO me semblait hors sujet dans le cadre de la question de l'interopérabilité.
Merci pour l'info concernant standblog :-)
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