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Le 11/03/2006 à 18h44 (82.67.**.***) |
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la tragédie oubliée du 11 mars 2004 madrid bande d'enc ....
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Le 11/03/2006 à 14h44 (82.67.**.***) |
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La tragédie dissimulée Oran, 5 juillet 1962
document
Jean MONNERET - Editions MICHALON
http://www.amazon.fr/
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Le 11/03/2006 à 10h48 (82.254.**.**) |
olive -
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perso je suis bien content que les maisons de disques se fassent mettre profond, ça fait 30 ans qui nous font chiez avec leur musique de merde et leur tarifs honteux...et les nouvelles techniques de p2p (avec codage,cryptage, etc...) sont déjà dans les starting bloc...bon ceci dit ça ne m'empechera pas d'acheter encore des disques des artistes que j'aime...
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Le 11/03/2006 à 00h34 (212.195.***.**) |
patdenantes@ disciplus simplex -
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go : j'ai 600 CD, et je télécharge très peu, par contre j'ai eu la (mal)chance de copier des k7 audio dans les années 80, et c'est ça qui m'a fait "mordre" à la musique. J'arrive parfaitement à comprendre que des teens d'aujourd'hui (tiens, pas djeuns, pour changer!) fassent de la copie privée ou du téléchargement de la même manière que j'ai eu mes premiers Scorpions, Venom (aïe!), Teleph, Renaud et compagnie, (et on faisait les pochettes au feutre noir et rouge...) par des potes, et gratos... les émissions de radio étaient piratées comme les blogs aujourd'hui, et les artistes ne sont pas morts (s'pas boss?) Je suis favorable à un forfait optionnel de base, et à du + sur des téléchargements additionnels, le problème pour moi réside plus dans la redistribution aux artistes, mais sur le principe il faut ouvrir le système sinon certains vont crever...
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Le 10/03/2006 à 23h05 (84.5.***.***) |
Disciplus Simplex -
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A Danny : ce raisonnement sur la cassette audio me perturbe... C'est vrai, en y réfléchissant bien, que la cassette audio "classique" utilise un principe "analogique", au même titre que nos oreilles ! Nos oreilles sont en effet analogiques, et c'est tant mieux, parce que sinon les DRMs nous interdiraient d'écouter les musiques DRMisées ! En effet, il y a "DIGITAL", donc "NUMERIQUE", dans le sigle "DRM", et les DRMs ont bien pour but d'interdire la copie des données numériques, "copie" devant être pris au sens large, puisque dans le monde numérique, "lire" revient à "copier", ne l'oublions pas. Ainsi, non seulement les DRMs prétendent interdire la copie au sens "pas de transfert du contenu dans un autre contenant que le contenant prévu à cet effet", mais elles prétendent également interdire la lecture du contenu par l'intermédiaire d'un autre contenant (lecteur) que le contenant autorisé. Et c'est proprement scandaleux.
Avec la cassette audio analogique, on peut en effet dire que le "signal" numérique n'est plus copié tel quel sur le support (c'est à dire "bit à bit"), mais que c'est le "son" proprement dit, c'est-à-dire le "signal" analogique (le courant électrique que les enceintes transforment en son audible) qui est copié sur la bande magnétique de la cassette.
Cela ne fait aucun doute : le flux numérique du départ a été "transformé" en flux analogique, et c'est ce dernier que l'on retrouve sur la bande. Bien que de qualité moindre, il reste toutefois audible, mais n'a plus rien à voir avec le contenu numérique du départ (je ne parle pas là du "son", bien entendu, mais de la "nature" du signal), et donc sort du cadre des DRMs !
Au même titre que le fait d'"écouter avec mes oreilles" (quoique, c'est difficile d'écouter avec autre chose !) de la musique revient à "capturer" un flux sonore par l'intermédiaire d'un système analogique (mes oreilles) et est autorisé, le fait de transférer une musique numérique sur une cassette audio à bande magnétique devrait revenir au même...
Ca a l'air délirant, mais au plus j'y songe, au plus ça me semble crédible !
Pour le moment, donc, on peut considérer que siffloter sous sa douche un air que l'on a retenu (donc "copié" !) dans son cerveau est autorisé ! Jusqu'à preuve du contraire, le cerveau est une unité de stockage "analogique", et les cordes vocales le sont également, ainsi que la bouche... Bonne nouvelle ! Enfin, bonne nouvelle pour l'interprète, mais pas forcément pour la fidélité de la reproduction... (quand on voit certains candidats aux castings de "à la recherche de la nouvelle star" sur M6, on se rend compte que la bonne vieille cassette audio est tout de même bien plus fidèle, question "son" !)...
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Le 10/03/2006 à 22h31 (84.5.***.***) |
Disciplus Simplex -
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A froleur : tout à fait d'accord, le "bon sens personnel" doit jouer un rôle important. L'éducation de certains téléchargeurs reste toutefois encore à faire... Le mec qui ne va télécharger que de temps en temps, et qui ne fait pas commerce de ça, a priori cela ne représente pas une violation de la loi telle qu'elle devrait obligatoirement entraîner des sanctions abusives...
Mais, hélas, y a tout de même des gars qui n'ont pas de figure, et qui téléchargent à donf', tout et n'importe quoi, histoire de se constituer un trésor de guerre assez conséquent. Après quoi, certains vont jusqu'à vendre ce "trésor". Ceux-là, bien sûr, il faut leur tirer l'oreille, non ?
Bon, j'ai conscience tout de même que ces "vendeurs du dimanche" doivent être assez minoritaires, et que l'on a plus souvent le cas de figure du type qui achète beaucoup d'albums légalement, et qui complète un peu à l'occasion avec un peu de téléchargement, par exemple pour des "vieux" morceaux qu'on ne trouve plus dans le commerce...
Donc, oui, mille fois oui, il faut "du bon sens" (et pas seulement "près de chez vous" !).
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Le 10/03/2006 à 18h50 (146.87.***.**) |
monmon -
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Bonjour.
J’espère ne pas me tromper de forum, mais les discussions sur DADVSI et la licence globale ont l’air de se dérouler ici.
J’ai été content de lire dans la presse que Mr Bertignac était moins sectaire que la plupart de ses collègues, et était contre une chasse aux sorcières sur les téléchargeurs (p2pistes?).
Apparemment, l’idée de la licence globale ne vous convient pas, et je comprends qu’elle puisse être déroutante. J’imagine sans mal que vos chers amis des maisons de disques vous ont expliqués en détails comment le p2p tuait la création, vous affamait, … . Effectivement, ces personnes ont des raisons d’être inquiètes, puisque la licence globale vise à les éliminer.
Mais la licence globale a d’abord été pensée par des internautes, donc votre public. Comment imaginer que ceux qui vous écoutent et vous apprécient puisse vouloir vous priver d’une juste rétribution.
La licence globale a pour avantage, entre autres, de permettre de payer une œuvre moins cher et de faire gagner plus d’argent aux artistes. Incompatible? Non, facile même, puisque la majorité des gains sur l’achat d’un disque n’est pas justifié, et retombe loin de vos poches ou de celles des musiciens ou auteurs. Mais je pense prêcher un convaincu, et je ne vais donc pas donner plus de détail.
Je reviendrais par contre sur trois points importants. Le premier est de dire que les artistes ne seront pas payés en fonction de leur mérite, et du nombre de fois où leur musique aura été téléchargée. Il est très facile de mettre en place un système sur les serveurs permettant de connaître précisément combien de fois un morceau aura été téléchargé. Il sera donc possible de savoir exactement ce qui doit revenir à chacun.
Le deuxième point est de dire que la licence globale est « mortelle pour la diversité et le renouvellement des œuvres musicales françaises » (j’expliquerais un peu plus loin le pourquoi des guillemets). Dans le système des majors, il n’y a de la place que pour un nombre très limité d’artistes. En effet, il leur serait impossible de tenir un catalogue avec un grand nombre de chanteur. Il doit donc se faire une sélection sur les grands gagnants. Comment se fait la sélection ? Vous serez certainement mieux placé que moi pour le dire, actuellement, il me semble que c’est sur la victoire de la dernière émission de télé réalité. Par contre, avec la licence globale, il serait possible pour des milliers d’artistes de s’exprimer, le catalogue serait infini. Et même le débutant dont les morceaux n’auront été téléchargés que quelques milliers de fois touchera quelque chose grâce au système vu ci-dessus. Lequel de ces deux systèmes vous semble le plus juste ?
Le dernier point est la légende selon laquelle les personnes qui téléchargent n’achètent plus de cd. Selon des enquêtes menées par des instituts indépendants, les plus gros téléchargeurs sont aussi ceux qui achètent le plus de cd, vont le plus au cinéma. Je vous propose un lien vers une étude de l’université de Harvard (http://www.unc.edu/~cigar/papers/FileSharing_March2004.pdf) et un autre vers l’étude de l’université Paris XI (http://www.quechoisir.org/Position.jsp;jsessionid=75BDE06DD2AC6F560075920D7FDED75E.tomcat-1?id=Ressources ositions:2BC68459FD363005C12570D900576C79&catcss=IMA101&categorie=NoeudPClassement:5841FB0AEED2B5C9C1256F01003490F3).
Pour terminer ce post déjà trop long, j’aimerais vous demander comment vous vous êtes retrouvé à signer la publicité visible ici (http://www.pcinpact.com/actu/news/26997-Nouvelle-campagne-contre-la-licence-globale.htm cliquer pour agrandir). Au vu de vos interviews, j’ai du mal à imaginer que vous défendiez les valeurs de ce texte, j’aimerais donc savoir comment cela vous a été présenté, et si cette démarche est honnête. Elle me semble d’ailleurs d’autant plus bizarre qu’un des signataires semble être Joe Dassin, pourtant mort il y a plus de 20 ans.
Merci de votre attention.
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Le 10/03/2006 à 17h37 (81.240.***.***) |
danny -
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dans DRM, il y a DIGITAL, donc numérique, le système et la loi interdisent les copies numériiques...
donc, la cassette analogique reste légale.
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Le 10/03/2006 à 15h55 (84.5.***.***) |
Disciplus Simplex -
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A froleur : on n'est jamais sûr à 100%, mais si j'ai bien tout compris dans les DRMs, a priori oui, je confirme mes propos. Disons que si la musique dont tu parles n'est pas DRMisée (un artiste peut très bien décider que sa musique sera sous licence Creative Commons, par exemple...), tu peux tout à fait en faire une copie à usage privé, pareil que le mec qui va enregister sur une vieille cassette audio un tube qui passe à la radio. Y a des tonnes de musiques "libres" sur le net, donc capturer un flux audio de quelque façon que ce soit dans ce contexte, pourquoi pas ?
Par contre, si tu souhaites "faire mumuse" avec une zique DRMisée, le fait de ne pas respecter à 100% la licence d'utilisation peut faire de toi un contrefacteur ! Bon, evidemment, qui va vérifier chez toi que tu possèdes des enregistrements de flux DRMisés ? La loi est une chose, après, pour la faire respecter, c'est une autre histoire ! Le travail au noir, par exemple, est interdit par la loi, et pourtant, c'est pas demain la veille qu'il disparaitra !
Donc, oui, "sur le papier", on n'est pas sensé, avec les DRMs, pouvoir contourner la mesure de protection, quand bien même le contournement serait "trivial". Si les DRMs prévoient que tu ne peux pas enregistrer un flux DRMisé, même si techniquement tu peux le faire les doigts dans le nez, et bien si tu le fais quand-même, tu es "hors-la-loi".
Maintenant, c'est comme pour tout, encore aujourd'hui le nombre d'internautes qui téléchargent illégalement doit être assez élevé (j'ai pas les chiffres, mais je serais assez curieux de savoir s'ils ont baissé depuis que certains internautes ont eu affaire à la justice...), et pour autant, tout le monde ne se fait pas attraper. C'est au pifomètre, j'ai l'impression.
Ainsi, si tu as du bol, on ne viendra jamais chez toi te faire des misères pour quelques flux capturés... Mais si t'es du genre pas veinard...
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Le 10/03/2006 à 14h49 (86.196.***.**) |
Denis -
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Concernant les digital rignt management (tout est dans la traduction ... surtout le m ), ce serait une erreur grossière de la part des artistes de laisser passer ca. Personnellemnt il est hors de question que j' investisse dans un ipod, que j' achète un disque avec drm (au hasard le dernier JLA), que j' aille voir en concert un artiste utilisant les drm (au hasard ... "argent trop cher"), que j' écoute une radio utilisant les drm (il y en aura plein d' autres accessibles depuis l' étranger si nécessaire), enfin qu' on me prenne pour un con...sommateur sans droits (et qu' il ne me reste que des devoirs). Je pense que les majors et les artistes remplis de thunes sont en train de prendre un mauvais chemin (un peu comme le président du psg en décembre ). Faudra quand même pas qu' ils viennent se plaindre aprés.Finalement les plus pitoyables dans l' affaire ce sont certains artistes. Non seulement ils contribuent à faire de nouveaux milliardaires (directement ou indirectement, en augmentation d' une bonne centaine en 2005), mais en plus (et là je vais être vulgaire), ils fournissent la vaseline pour eux et leurs petits camarades qui eux ne sont pas du tout d' accord). Les journalistes sont autrement plus corporatifs quand il s' agit de droits d' auteur. En plus, hormis les "anciens" comme moi, qui pratiquent la copie privée depuis plus de 20 ans sans forcément télécharger sur le net, ces mêmes artistes sont en train de se mettre la jeunesse sur le dos (donc potentiellement leurs futurs "clients") Et si la musique ne doit plus (comme le cinéma), n' être accessible que pour les clients les plus fortunés, alors là j' écris "chapeau bas". Sans oublier qu' au milieu de nos amis européens, nous sommes les seuls (avec un pays nordique) à pousser le bouchon aussi loin en termes de bêtise humaine et politique, dans la transcription nationale de l' EUCD.
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Le 10/03/2006 à 14h30 (82.229.***.***) |
@ntho -
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PFFFFFFFFFFFFFFFFFFF !!!! A Cause de ces buses du site tvmag.net qui avaient un jour de retard dans leur programmation, j'ai loupé Taratata. Ils l'annoncent pour ce soir alors qu'il est passé hier. Je leur ai envoyé un mail pour les "féliciter" de leur sérieux...
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Le 10/03/2006 à 11h35 (62.39.*.**) |
cicia info line -
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Tous à MONTEREAU (77) samedi 11 mars (demain koi) !!!!! il reste des places !!!! 01.64.70.44.14. - 20 euros - Salle Rustic - Rue des Fossés - allez allez allez....
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Le 10/03/2006 à 10h37 (193.251.***.***) |
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Je vous demande de bien vouloir m'envoyer l'adresse (E-mail) de Maître Jacques VERGES.
Je compte sur votre promptitude.
Merci
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Le 10/03/2006 à 01h27 (80.200.***.***) |
danny -
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Après un long silence, je reviens ici pour un peu ajouter soit du pétrole sur le feu, soit une pierre à l'édifice.
Le piratage a toujours existé, on a toujours enregistré sur cassette, cd, etc... Seulement, l'internet et le son numérique permettent une copie rapide et à l'identique et ce d'une manière exponetielle.
C'est un problème, et je pense que les vrai responsables, c'est nous, c'est moi. Tous sommes responsables d'avoir téléchargé sur le net de la musique au lieu d'acheter des disques.
Dans ce sens, nous devons le payer pour sauver la culture musicale et accepter de perdre certains privilèges dont le droit à la copie par exemple.
J'accepterais ce système a condition que ce soient les artistes qui en bénéficient et pas une manne finacière pour l'état.
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Le 10/03/2006 à 00h15 (82.126.***.***) |
Pieno76 -
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Perso, je boycotte tout produit DRMisé. Et si cette loi passe, jamais les français ne comprendront que l'on aurait pas le droit - pour leur usage privé - de copier (ou transferer entre deux équipements leur appartenant) une oeuvre qu'ils ont acquise licitement. Bref, le boycott va se généraliser. Cette loi sur les DRM ne bénéficiera donc ni aux consommateurs, ni aux artistes, ni aux producteurs. Ce n'est même plus du perdant/perdant mais carrément du perdant/perdant/perdant ... Et la, personne n'a à y gagner...
Et si on ajoute la logique de la disparition de la redevance pour copie privée, les artistes perdront une rémunération supplémentaire (notamment pour le spectacle vivant), la, on sera carrément dans le perdant/perdant/perdant/perdant...
Cette loi ne va pas tenir dans le temps, mais faire rentrer ce gouvernement dans l'histoire en tant que fossoyeurs de la culture...
DRM : No passaran !
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Le 09/03/2006 à 22h40 (84.6.***.**) |
Disciplus Simplex -
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A froleur : à partir du moment où contourner les DRM - même si la façon de les contourner est triviale - revient à faire de la contrefaçon, a priori il est interdit de capturer le flux audio, de quelque façon que ce soit. Par exemple, le simple fait de brancher un magnéto, un enregistreur genre MiniDisc, un DAT (Digital Audio Tape, pour mémoire...), etc... sur la sortie audio de sa chaîne Hi-Fi, de son ordinateur ou autre, pour capturer le flux audio, est interdit. Pourtant, c'est une façon de faire très triviale, qui n'implique même pas de "cracker" la protection sur le support lui-même...
On pourrait même supposer que le simple fait de positionner deux micros (ou un seul micro stéréo) devant les enceintes de sa chaîne ou de son ordinateur, reliés à un enregistreur audio quelconque, serait interdit dans le cadre des DRM...
C'est bien pour cela que les DRM posent problème (enfin, pas seulement, mais entre autres !), puisque le fameux droit à la copie privée d'une oeuvre que l'on s'est procurée légalement n'est plus possible ! Tant que les DRM ne sont pas imposées, on peut très bien réaliser une "copie de sauvegarde" d'un CD-audio que l'on possède, ce qui permet, si par malheur le CD d'origine venait à être perdu ou détérioré, d'avoir la copie sous la main pour le remplacer. C'est pareil pour les logiciels : on peut réaliser une copie à usage privé de n'importe quel CD-rom que l'on possède.
Mais dès lors que les DRM entrent en action, ce droit à la copie privée est mis à mal. Tout simplement parce que les DRM mettent en place des protections qui empêchent de réaliser cette copie privée. Donc, le seul moyen de réaliser cette copie, c'est de contourner - ou de faire sauter - ces protections. Et là, paf ! Violation des DRM, donc contrefaçon, et contrefaçon rime avec zonzon...
Ceci est scandaleux, evidemment. Si j'achète un CD-audio, ou un DVD, que je paye par ailleurs au prix fort, ne puis-je pas légitimement considérer qu'il m'appartient ? Quand j'achète des cuisses de poulet, elles m'appartiennent, et j'en fais ce que je veux : je peux les manger, je peux les refiler à mon chien, je peux les partager entre amis, je peux les cuisiner de multiples façons, etc...
Avec les DRM, faire ce que je veux avec le support que j'ai acheté n'est pas possible. Je n'ai pas le droit de créer des fichiers Mp3 à partir du CD pour les injecter dans mon baladeur, je n'ai pas le droit de faire une copie du CD pour l'écouter dans la bagnole tandis que l'original reste à la maison... J'ai le droit de (presque) rien !
Un des nombreux problèmes qu'entraînent les DRM, c'est aussi qu'on va bientôt être obligés d'avoir plusieurs chaînes hi-fi et plusieurs lecteurs DVD pour pouvoir profiter des produits DRMisés ! Une chaîne de marque "XYZ" qui sera la seule à pouvoir lire les CD "TRUC", une autre pour lire les CD "MACHIN", etc... C'est peut-être un business très juteux pour les fabricants de ces matériels et pour leurs complices (maisons de disques, entre autres), mais pas pour les consommateurs !
C'est pourquoi les plateformes légales de téléchargement ne seront jamais adoptées par les consommateurs si elles reposent (trop) sur les DRM : on veut bien payer (un prix raisonnable) pour des morceaux téléchargés, à condition que l'on puisse avoir le choix question formats, et donc le choix d'écouter ces morceaux dans les conditions qui nous conviennent. Si je préfère des Mp3, il faut qu'on me propose du Mp3. Si je préfère du Ogg Vorbis, il faut que je puisse en trouver. Ou à défaut, qu'on m'autorise au moins, à partir d'un format "X", de réaliser de mon côté des versions au format "Y" qui me convient. Avec les DRM, je ne peux hélas pas.
Pour conclure, s'il est normal de considérer que le P2P sauvage doit être réprimé, au profit d'un P2P payant et légal, afin que les droits des artistes soient respectés (même si c'est vrai que cela revient plutôt à faire respecter les droits des maisons de disques à se remplir les fouilles), il n'est en revanche pas normal que les DRM soient adoptées, et que l'on ne soit plus propriétaire à 100% de ce que l'on achète.
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