Gnac of the day
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Le 14/10/2008 à 18h13 (213.151.***.**)
- Fox -
Bon alors procédons par ordre : Clint Eastwood (là tu mets le doigt où ça fait mal !
... C'est quand même le réalisateur en 1982 (!) de FireFox : "Mitchell Gant, un pilote d'avion de chasse maintenant à la retraite, est sollicité pour exécuter une mission périlleuse : s'introduire en Union soviétique afin de dérober un prototype ultra confidentiel d'avion expérimental, réputé furtif et pouvant être commandé par la seule pensée, le Firefox.
Pour réussir sa mission, il devra affronter le colonel Yuri Voskov, pilote d'essais attitré du Firefox ainsi que les vieux démons qui le hantent depuis la Guerre du Viêt Nam.")

C'est évident que ce cow-boy ne pouvait qu'être pote avec Reagan, qui a joué lui-même dans des westerns. Et par conséquent aussi avec Charlton Heston *
*("engagé politiquement contre le racisme, et l'une des figures hollywoodienne du Mouvement des droits civiques dans les années soixante [c-à-d avec Martin Luther King : un homme "de gauche", tu dirais cf. Poor People's Campaign ! Un antimatérialiste quoi !], son engagement pour la défense des armes à feu, à la fin de sa vie, provoque la controverse aux États-Unis") qui n'est pas "de droite" mais pro-guns.
Un terrain sur lequel l'inspecteur Harry (des daubes à ses débuts en tant qu'acteur) ne peut qu'être solidaire.

" En mars 2008, Clint Eastwood, fervent défenseur des causes environnementales, s’oppose à la construction d’une route à péage dans un parc du sud de la Californie alors que le gouverneur de l’État et ancien acteur Arnold Schwarzenegger [qui a le défaut de n'être pas un cow-boy, mais un terminator ] défend le projet. Pour clore le débat, ce dernier a décidé de renvoyer Eastwood de la Commission sur les parcs californiens."

Donc, il n'est pas de droite : il est libéral (comme Delanoé... et bcp d'autres) à l'ancienne (au départ c'était quasi synonyme de "libertaire" sex mis à part ... cf. JFK ... Quoique ...). Pas néolibéral (rien à voir !), ou ultralibéral (cf. Bush, l'Incapable du Siècle, peut être du Millénaire !).

Et c'est normal qu'il n'aime pas Michael Moore (un documentariste : j'attends le(s) nom(s) d'un bon documentariste de droite, pas d'un fictioneuneux ...) puisque celui-ci s'est servi du vieux Heston pour conclure (lourdement) son Bowling For Colombine (un chef d'oeuvre du genre) dans sa charge (isolée aux USA) contre les armes (2 ou 3 par foyers américains).

De plus c'est un musicien/melomane ... Un antimatérialiste quoi ! Clint Eastwood c'est Clint Eastwood.
("En 1992, il fait défaut aux républicains en apportant son soutien à Ross Perot, un candidat dissident de droite soutenu par le Parti de la réforme.")

Et c'est le contraire d'un raciste ! Donc "à gauche" dans ce pays du KKK.(Son oeuvre en témoigne. Et c'est pas de "le voir à l'oeuvre" qui compte, mais c'est de voir son oeuvre !)

Le 14/10/2008 à 10h47 (90.44.**.**)
-
Un sale film de merde...

http://eastwoodclint.free.fr/affiches/bird.jpg">

...réalisé par un sale con de droite...

http://www.californiamuseum.org/images/Press/2006/inductees/clint-eastwood.jpg">

Un autre...

http://www.fichesducinema.com/spip/IMG/jpg/300-t.jpg">

réalisé par un autre con de droite...

http://upload.moldova.org/movie/regizori/z/zack_snyder/thumbnails/tn2_zack_snyder_4.jpg">

Un autre mauvais film...

http://www.biblik.com/images/dvd_passion_gibson.jpg">

...réalisé par un gros con...

http://www.gala.fr/var/gal/storage/images/les_stars/leurs_bio/gibson_mel/images/mel_gibson/312148-1-fre-FR/mel_gibson_reference.jpg">

Sans oublier celui-là...

http://www.affichescinema.com/insc_h/homme_tranquille.jpg">

...qu'admirait Truffaut...

http://weblogs.variety.com/photos/uncategorized/2007/11/29/johnford3.jpg">
John Ford... qui n'a fait que des bouzes... rien d'autre...

Et n'oublions pas l'anar français de droite par excellence, considéré par toute une intelligentsia de gauche comme le réac' par excellence à jeter aux poubelles...

http://www.renechateauvideo.com/images/audiard.jpg">

J'en ai plein d'autres en réserve... mais faut que j'aille bosser, je commence à midi.

Le 14/10/2008 à 05h53 (83.204.***.***)
nyto - @ Fox
J'suis entierement d'accord avec toi...
Mais je crois que sur ce coup là, en periode de secheresse et de feu, la ville a preferée acheter 5 camions de pompiers supplementaires plutot que d'equiper chaque habitants d'extincteurs individuels...
Enfin, moi,je le comprends comme ça

Le 14/10/2008 à 02h39 (213.151.***.**)
- Foxé -
... Et je n'ai toujours pas compris pourquoi en Europe aussi (plus encore qu'aux USA) on va bien vouloir débloquer des milliards d'€ pour les banques, au lieu d'assurer les endettés (qui les rendraient aux banquiers après coup : d'une pierre (qui roule) 2 coups !)
si quelqu'un a vu la logique (même approximative) qu'il le dise ...

Le 14/10/2008 à 00h27 (213.151.***.**)
- Fox News - ("propagande certifiée")
Sauf vot' respect, Nebo s'enerve tout seul sur des schémas archaïques, ultramanichéistes "à la papa".
Mais "ces sales cons de droite" (je le cite) sont incapables de faire des films potables : qu'il me cite un activiste néoliberal qui soit un artiste (ou un documentariste) digne de ce nom. (Précision : Ou puisqu'il ne daigne plus m'adresser la parole, qu'il le fasse à la forumade). Qui ? en face de Denis Hopper ou Costa Gravas ? Et en France, t'as quoi d'un peu chaud ?

"le rêve secret de tout anti-libéral est de vivre dans une société communiste mais avec le niveau de vie d’une société capitaliste et libérale."
Mes excuses, mais c'est portnawak au taquet là. Le seul soucis pour bcp c'est de ne pas se faire mettre dehors de chez soi, et d'avoir de quoi bouffer (autre chose que des peanuts OGM). Le toit et le couvert. Et si ça ne me touche pas direct (qui sait ?) c'est pas pour ça que je ne me sentirais pas concerné (de près) ...

"la democratisation des prix" : c'est rigolo (En 1986 un ordi Atari ou Amiga coûtait pareil que le PC à 300 € mais il était plus convivial - et donc plus "performant", plus créatif que l'ordi des traders).
Et pour ce qui est de mon balafon ,c'est le commerce équitable qui me l'a fourni, pas le supermarché du coin.

Hors sujet : Bientôt on va dire aussi (classique) que "l'esperance de vie" va croissante, alors que c'est simplement la mortalité infantile qui a baissé (question de décence) ; et si on fait la moyenne mondiale actuelle, ça baisse sérieux le curseur. (cf. Jean Ziegler, co-auteur du Livre Noir du Capitalisme, dès 1998 - Édition Temps des Cerises / Il a un doctorat en droit et un doctorat en sociologie et a travaillé au Conseil des droits de l’homme de l’Organisation des Nations unies. C'est mieux que de vendre des glaces dans le 93, je trouve. Enfin, moi, là j'aurais du mal ... Tandis que faire du porte à porte, je connais déjà ...)

Question : Cro-magnon, il était communiste ou capitaliste ? Et le Terrien de 3009 (si tout baigne d'ici là) il sera quoi ? Pro-fascho, ou pro-chaos ? (puisqu'il semble que le cerveau sapiens soit bloqué sur cette alternative immuable ...)

Et je crois que si la crise arrive en ce moment, ça a plus à voir avec l'arrivée de plus en plus probable de Obama à la place des réseaux de la première puissance ultralibérale du monde, qu'avec la guinguette à Ginette ! (fort sympathique au demeurant, même si mon voisin y a une haleine de hyène)

Les subprimes sont effectivement une invention des banquiers de banquiers (et ça change pas grand chose que ce soit sous les democrates ou les républicains (qui de toute façon ne sont pas des communistes avec le couteau entre les dents, mais des intermédiaires parmi des intermédiaires).

A part ça, si la sincérité vous pèse : faites du par-coeur ! (apprenez votre discours, et partez en courant ensuite. Le rock et la sincérité, ça ne fait pas 2 que je sache ! Pas encore.)

"L'horrible, c'est qu'on est contre eux sans défense. Car, sauf accès de fureur, on ne peut pas leur répliquer sur le même ton." Fureur ? Rebel without a cause ? ... (C'est pas le bon Camus. Et je ne verse pas dans l'homophobie, que ce soit clair). No comment.

Lire Alain Touraine (ni coco, ni bobo,ni facho : plus coté encore aux States que chez nous ... Critique de la modernité (1992), ou encore Comment sortir du libéralisme ? (2001). )

Ou Michel Serres (« Le Mal propre : polluer pour s’approprier ? » (2008 ). Une valeur sûre.)

Le 13/10/2008 à 23h27 (90.44.**.**)
Nebo à Louis... -
Y'a pas de quoi... j'ai choppé ça sur un autre forum où je me suis fait traiter de "Fââââscîîîîîîsteuh" ! Rien de nouveau sous le soleil. Les bas du plafond sont Légion...

Le 13/10/2008 à 14h29 (*.*.*.*)
louis -
merci à Nebo pour son explication des subprimes et bravo à tous pour la courtoisie qui semble régner par ici

Le 12/10/2008 à 16h52 (90.61.***.**)
Nebo -
« Ce qui me frappe chez les champions de la sincérité, outre leur dogmatisme, c'est leur vanité. Qu'est-ce qui leur donne à croire que le fond de leur pensée soit si précieux ? On n'a pas acheté leurs sentences, ni quêté leurs arrêts. Et pourtant ils continuent de les prodiguer, et même ils les multiplient.

« L'horrible, c'est qu'on est contre eux sans défense. Car, sauf accès de fureur, on ne peut pas leur répliquer sur le même ton. Le démon de la sincérité, l'incube de l'agression, ils vous possèdent ou non. Et s'ils ne sont pas en vous, vous aurez beau vous entendre dire bien en face que vous avez une mine de déterré, que vos livres sont exécrables ou vos moeurs infâmes, jamais vous ne pourrez répliquer, même si vous ressentez au fond de l'âme, que votre agresseur est ignare, que ses cravates sont révoltantes, son haleine fétide ou son français une poubelle. Ça ne passe pas. Vous n'avez, fors la patience ou la divine sagesse, aucun recours ; sauf, peut-être, d'écrire Manières du Temps. »

Renaud Camus, Notes sur les manières du Temps, p. 362, P.O.L, 1985.

Le 11/10/2008 à 23h34 (198.165.**.**)
lafouine@Nebo -
Ta sagesse est grande Nebo. Tu as raison dans le fond, mais s'occuper de son sort importe aussi. Pendre les patrons par les tripes n'est pas mon idéal loin de là, les acquis ont toujours été dûs à des revendications et jamais tombé du ciel. Chacun essaie de s'en sortir comme il peut, mais je n'oublie jamais de savourer tout les jours en me levant quand je vois que ceux que j'aime sont toujours là, qu'il faut profiter de chaque moment avec eux et apprécier ce que l'on a , en se disant c'est vrai, que l'on est loin d'être les plus malheureux. Ici pas de guerre, pas de famine, pas d'épidémie. C'est déjà une chose énorme. Mais réagir quand certaines choses me choquent, ne veut pas dire que l'on est antisystème forcemment.

Le 11/10/2008 à 22h22 (88.166.**.**)
rocco @ nebo -
le "casse-toi pov con" ne t'était pas destiné mon cher nebo, je paraphrasais notre bon président. Mon intention n'est pas de te "casser les couilles", mais je m'exprime tout comme toi, je donne mon point de vue, quoi de plus naturel dans un forum démocratique comme celui de notre boss à tous ? je vais te confier un problème : je me sens concerné par ce qui se passe tous les jours dans notre société : de la crise financière aux licenciements massifs en passant par les parachutes dorés et les nationalisations des banques. Non je ne suis pas actionnaire, ni PDG mais salarié comme toi. Pour te repondre, je pense que ça ne servirait pas à grand chose de pendre tous les patrons avec les tripes des banquiers (merde ça m'excite quand meme) et je combats le stalisnisme car c'est ce qui a entaché le communisme il y a bien des années... stop à la polémique, trop de depense d'energie pour pas grand chose si tu veux bien

Le 11/10/2008 à 21h26 (90.61.***.**)
Nebo -
Cher Rocco... moi je te disais de pas me casser les couilles... alors que toi tu m'invites à me casser et me traite de con. Sympa. Bonne ambiance. Je ne dis pas que je ne suis pas dans le système... je dis qu'il est moins pesant... voire pas pesant du tout pour moi, parce que je ne me prends pas la tête autant que ta pomme avec. Curieusement, je me suis moins pris la tête avec tout ça une fois que je suis parvenu à régler mes problèmes à moi... je veux dire intérieurs... existentiels... psycho-socio-familiaux... bref, tout ce qui compte vraiment. Le reste c'est peanuts. Mais j'en ai un peu marre de prêcher à une assemblée de sûrs d'eux-mêmes qui croient qu'en pendant le dernier des PDG avec les tripes du dernier des banquier, le monde ira mieux. C'est du fascisme Stalinisme qui s'ignore.

Le 11/10/2008 à 21h12 (88.166.**.**)
rocco @ casse-toi pov con -
c'est vrai que tu ne peux être concerné par le système, j'oubliais, toutes mes plus plates excuses

Le 11/10/2008 à 20h50 (82.124.***.***)
nyto - @ Nebo
Sauf que Mme Ginette, au contraire des cranes d'oeufs qui font et defont l'économie, a une affichette accrochée bien en vue dans son rade
"Pour garder ses amis, LA MAISON NE FAIT CREDIT"

Le 11/10/2008 à 20h30 (198.165.**.**)
lafouine -
Autre bienfait du capitalisme à ne pas oublier: Les délocalisations bénéfiques pour les nouveaux travailleurs qui récupèrent les emplois de gens qui ont participé pendant des années à faire prospérer leur entreprise et les ont enrichi. On peut toujours voir le bon coté. Je suis d'accord sur le niveau de vie global tiré vers le haut,ce système malheureusement génère aussi de plus en plus d'exclus(nombre de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté ayant justement besoin d'aller chez ED). Des solutions (telles l'interessement des salariés un peu mieux réparti, réduction de l'impôt sur les benéfices des sociétes qui sont prêtes à réinvestir plutôt qu'arroser copieusement uniquement leurs actionnaires...des idées entendus de la bouche même de notre président ). Le mot "moraliser" a été employé à toute les sauces ces temps ci, par le medef, le président, comme quoi finalement on est tous d'accord, c'est un système qui malheureusement n'est pas moral.(je ne dis pas qu'il faut le jeter mais tenter de l'améliorer). Ne pas oublier qu'il y a aussi des gens qui ont contracté des crédits (bien vendus par les banques car très lucratifs pour elles) tout simplement car même en travaillant (travail précaire ou smic)ils n'arrivaient plus à s'en sortir. Pourtant des travailleurs pas des assistés. D'ailleurs si un rmiste va voir sa banque (quand il n'est pas interdit bancaire), il a un projet pour s'en sortir, bonne chance pour obtenir un prêt! Mais quant à ton image sur les subprimes je crois que tu oublies de dire que malgrè les risques inconsidérés pris sur les marchés financiers par le cher banquier de Ginette on essaye de remettre ça uniquement sur le dos de ses clients, et malheureusement ce sont tout les clients de tout les bars qui vont payer et même ceux qui restent chez eux et ne boivent que l'eau.

Le 11/10/2008 à 19h20 (90.61.***.**)
Nebo -
Apparemment dans ta vie à toi... pas dans la mienne. Et je suis un modeste magasinier, alors casse pas les couilles.

Le 11/10/2008 à 19h05 (88.166.**.**)
rocco @ nebo -
idéologie, tu veux dire douce utopie ? qu'importe le manichéisme, la réalité de ce système est bien trop présente et pesante dans nos vies de tous les jours

Le 11/10/2008 à 19h02 (90.61.***.**)
Nebo -
C'est beau l'Idéologie Rocco... c'est beau.

Le 11/10/2008 à 19h01 (88.166.**.**)
rocco @ grand capital -
Des solutions ? Article paru dans Rouge (Ligue Communiste Révolutionnaire) du 8 octobre. Le nouveau plan Paulson, adopté par le Congrès américain, comme le premier financement français d’une banque en faillite, Dexia, montrent ce que sera la réponse capitaliste à la crise : sauver le système en sauvant les riches, et faire payer tout cela par les populations, qui n’ont évidemment aucune responsabilité dans le désastre. Que le PS ait approuvé, sans surprise, le financement public de Dexia (et s’apprête à approuver toutes les socialisations des pertes à venir) montre que sa conversion officielle récente à l’économie de marché n’est pas un vain mot. Pas d’unité nationale, pour sauver le capital ! La crise capitaliste peut entraîner tout le monde dans son sillage, avec son lot de chômage en plus, de salaires réduits, de familles expulsées de leurs logements, de famines, de destructions écologiques, de tensions et de guerres. La gauche libérale ayant à l’évidence partie liée avec le système en crise, ce n’est que de la gauche anticapitaliste que peuvent venir des propositions concrètes, immédiates, pour stopper les conséquences de la crise et en protéger les plus faibles. Il faut en premier lieu socialiser le système financier. Il faut freiner les spéculations financières. Cela peut se faire par l’instauration d’une taxe dissuasive sur toutes les transactions boursières, celle d’un délai de six mois entre l’achat et la revente des titres et, s’il le faut, la suppression de la vente des titres (suspension des Bourses). Il faut de toute urgence assurer la transparence de la finance, en supprimant tout secret bancaire. Cela suppose la fin des paradis fiscaux, y compris au sein de l’Europe (Luxembourg). Les banques de ces États voyous devront se soumettre à la transparence, ou alors être interdites de toute transaction avec celles de l’Union européenne. Il faut la nationalisation de toutes les grandes banques et compagnies d’assurance, faillies ou pas. Ce qui implique : la nationalisation, sans indemnité et sans vente des actifs ultérieurs, le rejet de la mutualisation des pertes avant de reprivatiser les profits* ; la mise en place d’un service public bancaire, sous contrôle de la population, mutualisé, qui aurait pour objectif de drainer l’épargne, de mobiliser le crédit pour satisfaire des besoins sociaux élémentaires décidés par la collectivité ; l’extension du service public à l’échelle européenne, l’abrogation de l’indépendance politique de la Banque centrale européenne afin que les choix financiers s’opèrent sous le contrôle démocratique des populations et ne restent pas aux mains d’une technocratie soumise « aux lois du marché ». Ensuite, il est nécessaire de mettre un terme au droit divin lié à la propriété capitaliste. Il faut donner aux travailleurs de véritables pouvoirs dans l’entreprise et, pour cela, modifier le droit de propriété, par exemple par la participation d’une représentation des salariés aux pouvoirs de décision. Cela implique l’exercice d’un contrôle ouvrier, avec ouverture des livres de comptes. Travaillant dans l’usine, au bureau, jour après jour, souvent année après année, créant les richesses, les salariés ont depuis longtemps conquis le droit d’exercer leur pouvoir. Si les patrons refusent le partage du droit de propriété, s’ils s’opposent au contrôle ouvrier, nous demandons leur expropriation et la mise de l’entreprise sous autogestion ouvrière. Une nouvelle répartition des richesses est également nécessaire. Une des sources de la crise est la faiblesse du pouvoir d’achat. Dans l’immédiat, les travailleurs ne doivent pas faire les frais d’une crise qui n’est pas la leur. En ce qui concerne l’emploi, nous exigeons l’interdiction des licenciements et la nationalisation des entreprises qui menacent de fermer, avec relance de la production sous contrôle ouvrier. En effet, on nationalise des banques pour sauver les profits : au nom de quoi refuserait-on de nationaliser des entreprises pour sauver des salariés ? Nous revendiquons le maintien du pouvoir d’achat des salaires, par l’introduction d’une échelle mobile qui augmente automatiquement les salaires en fonction de l’inflation, 300 euros d’augmentation pour tous et un salaire net minimum porté à 1 500 euros. Nous voulons le relèvement des minima sociaux, une indemnisation du chômage digne de ce nom, l’arrêt de toute nouvelle privatisation (dont celle de La Poste), et que l’on revienne sur les contre-réformes introduites en matière de retraite et de santé. Comment financer tout cela ? Pas un sou ne doit sortir de notre poche : c’est aux capitalistes de payer la crise de leur système. La taxe sur les transactions financières sera utilisée pour ce faire. L’urgence commande aussi de récupérer l’ensemble des dividendes des actionnaires pour l’année en cours. Plus généralement, il faut une profonde réforme de la fiscalité, qui taxe les profits capitalistes, dont les mesures immédiates doivent être : du côté des dépenses, supprimer tous les cadeaux aux entreprises ; du côté des recettes, revenir sur les dégrèvements consentis aux capitalistes (dont les 15 milliards votés en début du mandat de Sarkozy), rétablir un prélèvement plus élevé sur les bénéfices des entreprises, accroître l’impôt sur la fortune, à hauteur du creusement des inégalités dans la répartition des patrimoines. Olivier Besancenot

Le 11/10/2008 à 18h29 (90.61.***.**)
Nebo - Dernière précision
Autrement dit... c'est grâce au capitalisme que des LIDL et autres ED existent et permettent aux pauvres gens de parvenir à bouffer à peu près dignement...

C'est grâce à la mondialisation et au méchant capitalisme qu'un PC se trouve aujourd'hui à moins de 500€... pour 30€ par mois on se retrouve avec le téléphone presque illimité, je ne sais plus combien de chaînes de télévision et une connection internet de qualité... après on peut aller sur les fichiers Torrents et se télécharger 50 albums en format AIFF ou WAV en 10 jours, gratuitement !

Grâce à la mondialisation que l'apprenti guitariste peut se payer tout son matos chez Behringer parce que Line 6 lui est inaccessible... etc... etc... Alors le pouvoir d'achat...

Le 11/10/2008 à 18h09 (90.61.***.**)
Nebo -
Sinon... pour que vous puissiez comprendre les subprimes...

Alors voilà, Mme. Ginette a une buvette à Bertincourt, dans le Pas de Calais.

Pour augmenter ses ventes, elle décide de faire crédit à ses fidèles clients, tous alcooliques, presque tous au chômage de longue durée. Vu qu'elle vend à crédit, Mme. Ginette voit augmenter sa fréquentation et, en plus, peut augmenter un peu les prix de base du "calva" et du ballon de rouge. Le jeune et dynamique directeur de l'agence bancaire locale, quant à lui, pense que les "ardoises" du troquet constituent, après tout, des actifs recouvrables, et commence à faire crédit à Mme. Ginette, ayant les dettes des ivrognes comme garantie.

Au siège de la banque, des traders avisés transforment ces actifs recouvrables en CDO, CMO, SICAV, SAMU, OVNI, SOS et autres sigles financiers que nul n'est capable de comprendre. Ces instruments financiers servent ensuite de levier au marché actionnaire et conduisent, au NYSE, à la City de Londres, aux Bourses de Francfort et de Paris, etc., à des opérations de dérivés dont les garanties sont totalement inconnues de tous (c.à.d., les ardoises des ivrognes de Mme. Ginette). Ces "dérivés" sont alors négociés pendant des années comme s'il s'agissait de titres très solides et sérieux sur les marchés financiers de 80 pays. Jusqu'au jour où quelqu'un se rend compte que les alcoolos du troquet de Bertincourt n'ont pas un rond pour payer leurs dettes.

La buvette de Mme. Ginette fait faillite.
Et le monde entier l'a dans le cul...

Suffit de remplacer Mme Ginette par l'administration Clinton qui a créé les Subprimes alors que les républicains à l'époque (ces sales cons de droite) y étaient opposés car dotés de raison... et les ivrognes par quelques "White trash" américains sans le sou voulant avoir des maisons de beaufs de la urban middle class et le tour est joué.

Le 11/10/2008 à 17h42 (90.61.***.**)
Nebo -
Comme me le disait un ami, en d'autres lieux :

"Anti-libéral,e,aux : adj. et n. Se dit d’une personne préférant vivre à Caracas qu’à Miami, à Cuba qu’à Tokyo, à Bouaké qu’à Londres ou à Pyongyang qu’à Francfort.

-Tu as vu les ravages provoqué par les libéraux, J.M. Rouillan?

- Ah ça oui alors, Mélenchon. C’est pour ça que nous sommes des anti-libéraux. Syn : Débile léger, idiot du village, trisomique, maurrassien à babauche, gros con de la Nouvelle Droite Populaire."

Bon, je crains cependant que le rêve secret de tout anti-libéral est de vivre dans une société communiste mais avec le niveau de vie d’une société capitaliste et libérale. Ce qui est, bien entendu, impossible, l'histoire l'a largement prouvé… et raison pour laquelle, en miroir, les Gôchistes d’aujourd’hui trouvent de dignes représentants de leur engeance néfaste au sein des bobos qui passent leur temps à cracher dans la soupe qu’ils ont largement les moyens de se payer… et qu’ils se payent d’ailleurs. Ce qui est lamentable et comique parce que ça les décrédibilisent complètement. En vérité, l'anti-libéral le plus virulent préfère largement Miami à Cuba, mais affirme sans cesse le contraire. Il y en a de très célèbres, je vous laisse y songer par vous mêmes.

Pour ce qui est d'aplatir quelques gueules et puisque la jactance est sans arrêt orientée vers le fameux et fumeux Pouvoir d'Achat, il est intéressant de noter que c'est de la pure couillonnade les griefs qui sont faits au Libéralisme en général et qui, grosso modo, se trouvent réduits dans cette accusation que c'est la dictature du taux du profit qui mène la danse et, par la même occasion, les braves travailleurs vers le désastre social de leur malheureux statut. Ces trous du cul revenchards et emplis de ressentiments devraient arrêter de lire L'Humanité, Minute ou Le Monde Diplomatique et aller vendre des glaces italiennes dans le 93 en faisant le nécessaire pour en tirer profit, surtout si précédemment ils étaient de sinistres fonctionnaires payés par les vrais prolétaires. En tout cas, une telle aventure leur éviteraient de dire des bêtises aussi grosses que ce con de Michaël Moore et aussi peu argumentées que les postulats de Karl Zéro.

La seule capacité qu'ont les méchants capitalistes-libéraux pour se développer se trouve dans la possibilité qu'ils trouvent à repousser frais en faisant des économies, en demandant aux fournisseurs/producteurs de réduire leurs marges et du coup en réduisant les leurs propres, mais en gagnant plus d'argent car, vendant moins cher, en vendant beaucoup plus. On peut appeler ça une démocratisation des prix.

Le capitalisme repose bien sur l’obsession du taux de profit, mais cette obsession se trouve dans la volonté incessante de le réduire pour attirer de nouveaux clients. Et le Libéralisme sur la simple Liberté d'entreprendre et créer, par de nouvelles idées, des entreprises qui créant des emplois créeront de nouvelles richesses.

Ainsi les industriels de la grande distribution ont pu se développer en prenant le travail des petits producteurs et des épiciers de quartier en faisant la même chose qu’eux, mais en réduisant considérablement, presque à rien les taux de profit. Autrefois, quand nous lâchions 100 € au gentil commerçant à blouse grise et crayon à papier coincé sur l’oreille, on lui laissait bien 6 € pour son taux de profit. Mais le capitalisme triomphant à fait fermer boutique à ce brave homme, et depuis, sur 100 € d’emplettes, nous ne laissons que 0,60 € aux vilains actionnaires. Le reste va où ? Sachez que la plus grosse partie va à... l'Etat, ce monstre froid.

Comme disait Desproges : "Étonnant, non ?"

Pol Pot et Mao envoyaient les intellectuels aux champs en les nourissant d'un bol de riz par jour... si riz il y avait... car le communisme était très souvent synonyme de pénurie. Moi et cet ami que j'ai en d'autres lieux et qui m'a largement inspiré ce que je vous ai dit là, nous voudrions juste envoyer les plus mauvais intelos qui bavent sur le Libéralisme et le Capitalisme sans avoir pris la peine de lire Marx de bout en bout vendre des glaces italiennes dans le 93... ou des frites sur les plages du Nord... histoire qu'ils puissent voir comment ça se passe vraiment.

Ciao !

Le 11/10/2008 à 17h10 (82.124.***.***)
nyto - @ Yam
Ben nous, les gens de bonne compagnie...
Ceux qui demandent jamais rien à personne et qui subissent la ruine que laisse certains dans leurs sillages...

Le 11/10/2008 à 14h30 (88.166.***.***)
Yamero - @ Nyto
...bah y reste qui ...?

Le 11/10/2008 à 12h37 (82.124.***.***)
nyto - aplatissage de tronche
Puisque je lis ci et là qu'il faut aplatir les tronches des racailles, des integristes etc...
il serait quand même temps d'aplatir les tronches des banquiers corrompus, financiers inconscient , politiciens véreux, économistes à coté de la plaque, patrons indélicats, sportifs stupides, journalistes imcompétents, promoteurs escrocs, citoyens désinvoltes, stars du show-biz desintégrées etc...
ça équilibrerait les débats en cette période un peu trouble...

Le 11/10/2008 à 02h35 (213.151.***.**)
- Fox -
A noter : Que Attali devienne sous nos yeux le théoricien du Portnawak est une bonne chose, cela aura sûrement plus d'impact qu'énoncé par votre serviteur ...


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