Gnac of the day
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Le 16/10/2008 à 22h44 (90.44.**.**)
Nebo -
Louis, mine de rien, derrière ta contrib' écrite, genre à la va vite, l'essentiel est dit. T'es un mec bien parce que tu ne te mets pas la tête dans le sable.

Le 16/10/2008 à 22h42 (88.166.**.**)
rocco @ louis -
je suis assez d'accord avec ta vision des choses, mais plutôt que de faire sortir 60000 personnes potentiellement dangereuses et déçues de n'avoir pu assister au match car des provocateurs sifflent un hymne, pourquoi ne pas organiser les matchs à hauts risques à huis clos (je vais me faire siffler je le sens )

Le 16/10/2008 à 22h05 (90.48.***.**)
Oliv' -
les vautours ne sont jamais tres loin tu sais Louis ....Malheureusement les vautours tournent autour de nous depuis bien longtemps ...et ça continue!

Le 16/10/2008 à 19h48 (*.*.*.*)
louis -
je suis né en algérie... mais c'est pas pareil
la plupart des maghrébins vivant en france sont issus d'une immigration volontaire, moi d'une immigration forcée (mes parents se sont fait virer sous des menaces de mort)...
arriver dans un pays qui n'est pas le tien est toujours délicat... mes parents n'espéraient pas grand chose, juste un pays où on les accueille et où on ne les menace pas de mort... ils n'avaient qu'une envie, s'intégrer au maximum, au risque même de désintégrer leur famille et leur passé (pas le choix)... depuis ils sont heureux d'être français, et moi aussi
ceux qui sifflent la marseillaise ont quitté leurs pays volontairement (enfin, leurs grand-parents l'ont fait) dans le but de gagner plus de sous, et souvent ça ne s'est pas passé du tout comme ils l'espéraient, on leur a même souvent manqué de respect... ça commence donc par une grande déception... leurs enfants sont fiers d'être tunisiens, ne sont pas fier d'être français, et ils sont contents de se retrouver dans un stade, avant tout, et, pendant qu'ils y sont, montrer qu'ils n'aiment pas la france, même si il n'est pas question pour eux d'aller vivre en tunisie...
bref, c'est un beau bordel dans leurs têtes en somme... comme tous les gens pas satisfaits de leur sort, pas fiers de leurs parents, qui ont déserté le pays plutôt que l'enrichir, pas fiers d'eux-mêmes à cause de leurs ambiguités (j'aime la tunisie mais je reste en france, que j'aime pas... je suis pas raciste, mais je hais les juifs etc... ), ils aimeraient le beurre, l'argent du beurre et, tant qu'à faire, le cul de la fermière

bref, y'a du boulot... un boulot de dingue même... ça pourrait prendre des décénies, des générations, pour se calmer, mais bien moins que ça pour exploser...
evidemment, faire sortir 60000 personnes d'un stade, c'est completement idiot... ne pas organiser ce genre de rencontres pendant quelques années est évidemment la seule solution... le gosse qui crache sur le gâteau, on le prive de gâteau, c'est très simple...
bien sûr, ça n'est pas la solution qui vient immédiatement à l'esprit d'un mec de la FFF, car il préfèrera vendre 60000 billets, quitte à entendre des sifflets, plutôt qu'organiser un france-pérou, qui lui fera vendre 15000 places !...
en résumé, ça ne manque pas d'idiots, et les vautours ne sont jamais loin.

Le 16/10/2008 à 16h15 (198.165.**.**)
lafouine -
Concernant le mauvais comportement de certains au SDF il y a des lois qui permettent aux fauteurs de troubles d'être interdit de stade après identification. Par contre la mesure d'empêcher le match de se tenir me parait une décision vraiment prise sans reflexion, faire sortir plus de 60000 personnes ce jour là qui ont payé leur place, en leur disant que le match n'aura pas lieu, est ce vraiment une solution adaptée? J'en doute. C'est sûr que ces sifflets ne font que discréditer un peu plus leurs auteurs, masquer ce problème ou faire un amalgame avec l'ensemble des français d'origine du maghreb me parait également un erreur. Pourquoi ces sifflets? Ouaddou le joueur de Valenciennes qui était monté dans la tribune alors qu'il avait subi des insultes racistes et des cris de singe quand il touchait le ballon lors du match Metz-Va a reagit '«Je suis scandalisé et je condamne cette attitude, comme j'avais condamné celle des siffleurs marocains. Dans les deux cas, c'est un manque de respect envers la France. Et dire que parmi eux, beaucoup ont la double nationalité franco-tunisienne...» Ces matches entre la France et des sélections nord-africaines sont faits pour rapprocher les peuples, pas pour les diviser. Lors du dernier Maroc-France (1-5) à Casablanca en 2000, la Marseillaise avait été respectée. Moi, je suis franco-marocain et je dis ce que je pense. Si un français fait la même chose, on va dire qu'il est raciste...» L'amalgame me parait toujours un danger. Faisons sortir la connerie des stades en interdisant ceux qui s'y conduisent mal, réintroduire le fair play dans les stades (en commençant par lui donner une part plus importante dans les écoles de football par exemple) (en ayant un exemple de la part du monde du football professionnel également) et en sanctionnant financièrement, car c'est malheureusement le seul gros moyen de pression,également tout les clubs qui ne ferait pas respecter ces idées.

Le 15/10/2008 à 21h40 (83.204.***.***)
nyto -
C'est là ou tu mesures le fossé qui sépare les instances dirigeantes de la réalité...
Dès le premier France-Algérie qui s'etait terminé par l'envahissement du terrain et l'arret du match avant son terme, et le non respect de hymne français au départ, il était clair qu'il ne fallait plus organiser à St Denis, pour éviter ce genre de débordement, le moindre match de foot entre la France et les équipes du Maghreb...
Mais non, la FFF et l'Etat Français persistaient et signaient en conviant le Maroc et la Tunisie au nom d'une hypothetique amitié à venir jouer le match du rapprochement...
L'idée, même juste au départ, était perçue comme le moment de prendre sa revanche par des générations issues de l'immigration, pensant, à tort ou à raison, avoir dans le stade, une tribune pour exprimer à l'Etat français, ces années de frustrations...

Le 15/10/2008 à 20h05 (88.166.**.**)
rocco @ nebo -
excuse, j'ai oublié de signer mon message

Le 15/10/2008 à 20h04 (88.166.**.**)
-
pas du tout nebo, c'est inadmissible de siffler un hymne quelqu'il soit !!!!(bien que j'ai toujours trouvé étrange d'entonner un hymne dans un stade, mais bon c'est hors-sujet je ferme la parenthese).

Le 15/10/2008 à 19h59 (90.44.**.**)
Nebo -
Et alors, Rocco, ceci excuse cela ?

Le 15/10/2008 à 18h36 (88.166.**.**)
rocco -
je suis d'accord avec toi ed, et je rajouterais (cela a du surement t'échapper) à propos de nos régressions à propos du foot : ne tolérons plus ces bandes de nervis qui lancent des cris de singes quand des joueurs français mais d'origine étrangère pénètrent sur le stade ou bien quand des abrutis déroulent fierement des banderoles haineuses n'ayant rien à voir avec le sport. le devoir d'un patriote est aussi de ne pas salir la patrie...

Le 15/10/2008 à 16h25 (90.2.***.**)
Ed -
@La Fouine: Un peu de sagesse dans ce monde que personne ne controle..( meme si certains veulent nous démontrer le contraire). Merci..

Combien de patrons du CAC 40 intervienent ici? 10,5,1000 ou tout simplement 0...?

Finalement peu importe, ce qui importe à mon humble avis c'est ce que l'on peut tirer de sa vie pour nous permettre d'avancer..

il y a un moment ou il faut arreter de "se" conçerner par les malheurs du monde pour ..finalement avancer soi meme.

Se sentir pour s'épanouir...Perpétuelle évolution dont nous sommes simplement des figurants.

Les mines de charbons ont tué des milliers de gens mais ça générait de l'emploi il y a 50 ans..

Ne régressons plus... avançons.. la Marseillaise ne doit plus jamais etre huée peu importe son lieu, c'est un devoir de patriote, c'est une forme absolue de respect pour la plus belle rébuplique qu'accueille cette douce terre.

Le 15/10/2008 à 03h35 (213.151.***.**)
Gardien Du Jour -
c'est quand même bizare que les derniers a accepté (à reculons) le plan de sauvetage américain, c'étaient les banquiers ! (seraient-ils moins culottés que les organisateurs de cette razzia ?)

Le 15/10/2008 à 03h26 (198.165.**.**)
lafouine -
Ces oppositions droite gauche mènent elles à grand chose? A part diviser? Quelle société voulons nous? Celles qui laissent des millions de gens sur le carreau, précarité du travail ne permettant pas de vivre dignement (se loger, manger à sa faim, pouvoir élever ses enfants, se soigner), celle dans laquelle on vie et que l'on laissera à nos enfants. Continuons sans essayer de réfléchir, ne peut on pas trouver d'alternatives sans tomber dans le stalinisme? Serions nous si cons? Travailler pour produire toujours plus,plus vite , moins cher, pour vendre encore plus sert il à celui qui produit en bas de l'échelle? Polluer toujours plus, Qui en payera le prix? IL y a un après nous. Qui s'en soucie?

Le 15/10/2008 à 02h42 (198.165.**.**)
lafouine@un texte signé Albert Jacquard -
TRAVAIL ET CHOMAGE Nombreux sont les écoliers dont l'environnement familial est hanté par le drame du chômage, qu'il soit redouté pour l'avenir ou vécu déjà depuis de nombreuses années. Certains d'entre eux n'ont jamais vu leurs parents ou leurs aînés partir au travail ; ils ont le sentiment d'être la deuxième génération de chômeurs et sont persuadés que ce statut va être celui de la génération suivante. Les questions concernant ce sujet sont celles où ils laissent le plus facilement transparaître leur angoisse sur le sort qui les attend. Quelle chance ont-ils raisonnablement de pouvoir un jour participer à la « vie active » ? Pour ne pas ajouter à cette angoisse, je leur propose tout d'abord une lecture amusante, une petite pièce peu connue de Jean Giraudoux : Supplément au voyage de Cook. L'auteur y présente un pasteur anglais venu apporter à des indigènes d'une île du Pacifique les bienfaits de la civilisation, en premier lieu le respect de la morale et l'amour du travail. À vrai dire, ils comprennent mal ses leçons. Pourquoi travailler quand la nature fournit le nécessaire, quand la nourriture est donnée par l'arbre à pain,la boisson par les sources, le bonheur par la compagne ? Ils se souviennent d'un des leurs qui autrefois, étrangement, s'était mis en tête de travailler ; il s'agitait tant qu'un liquide nauséabond sortait de sa peau ; il sentait si mauvais qu'il avait fallu l'abattre. Malgré leur bonne volonté, ces sauvages ne parviennent pas à comprendre comment le travail peut être la source de la dignité. En fait, durant la plus grande partie de l'histoire humaine, le concept même de travail ne correspondait à aucune réalité. Les chasseurs-cueilleurs qu'étaient nos lointains ancêtres ne connaissaient que des activités considérées aujourd'hui comme des loisirs. Ce n'est qu'il y a moins de vingt mille ans que nous avons imaginé de retourner le sol, de le semer, de récolter, de mettre à l'abri la nourriture produite par les champs. Pour cela, il a fallu créer des outils, construire des greniers, défendre ceuxci contre les voleurs, inventer des moyens de se battre plus efficacement, faire la guerre. Certes, ce statut d'éleveurs-agriculteurs permettait de disposer d'une plus grande quantité de nourriture, mais le prix à payer, l'obligation de travailler, a pu paraître à certains bien lourd. Pour alléger ce poids, nos sociétés ont imaginé de sacraliser ce qui n'est qu'une contrainte douloureuse. Parmi les transformations radicales du sort des hommes que nous a apportées ce siècle, le recul de la malédiction du travail, présentée par certains comme une malédiction divine, est celle qui est source des pires contresens. Si l'on avait annoncé aux paysans d'autrefois qu'un jour il faudrait cent fois moins d'heures d'efforts pour produire un quintal de blé, ils auraient souhaité la venue rapide de ce nouvel âge d'or et imaginé les multiples fêtes qui rythmeraient les saisons. Aujourd'hui, cette prédiction est réalisée, mais il n'y a plus de fêtes et les paysans ont dû quitter les villages pour venir s'entasser dans les banlieues des mégapoles. L'accès de chacun aux biens produits par l'effort de tous a été conditionné jusqu'à présent par sa participation à cet effort : « à chacun selon ses mérites ». Mais, pour produire, il faut désormais moins d'efforts. Un jour viendra où il n'en faudra plus du tout ; les machines remplaceront presque totalement l'homme. Nous devrions nous en réjouir. Or stupidement, par manque d'imagination devant des conditions nouvelles, nous le déplorons. Pour maintenir le système de répartition d'autrefois, certaines entreprises s'évertuent à produire des biens rigoureusement inutiles, les « gadgets » qui envahissent notre quotidien, dont elles s'efforcent de persuader le public qu'ils sont nécessaires. Cela donne du travail à ceux qui les produisent, à ceux qui en font la publicité, à ceux qui les vendent, à ceux qui les détruisent. Ce travail, finalement, n'est qu'une fatigue inutile et souvent destructrice des ressources non renouvelables de la planète. Pour camoufler la sottise de ce comportement collectif, un mot est utilisé : la croissance. Comme si celleci était un bien en soi, alors que, sur notre Terre limitée, toute croissance rencontre rapidement son asymptote. Une autre organisation économique s'impose. Hélas, l'imagination, en ce domaine, n'est guère au pouvoir. Les querelles à ce propos sont alimentées par l'ambiguïté du mot « travail ». Il peut désigner des activités qui usent le corps par la fatigue qu'elles entraînent, qui usent l'esprit par leur répétition ou leur manque d'intérêt, qui sont perçues comme imposées, subies, au service d'un objectif qui n'est pas celui du travailleur. Le sens du mot est alors proche de celui défini par son étymologie, le latin tripalium, qui désignait un trépied sur lequel on torturait un animal ou un homme ; le travail, c'est la torture. Il est normal d'essayer d'échapper à ce travail- torture : heureux les « sans-travail » ! Mais ce même mot désigne aussi les activités qui nous réjouissent par leur nature ou par leur finalité. Celles qui nous permettent de participer au fonctionnement de la structure collective qu'est la cité contribuent à notre propre développement par les échanges qu'elles impliquent. Être exclu de ce travail- échange est une catastrophe personnelle : malheur aux « sans-travail » ! Le mot « chômage » lui aussi est à double sens. Au cours des siècles passés, il désignait les jours où, pour fêter un événement royal ou pour honorer un saint patron, le travail s'arrêtait et faisait place aux réjouissances. C'est du trop grand nombre de ces « jours chômés » que se plaint le savetier de La Fontaine : « On nous ruine en fêtes. » Aujourd'hui le chômage n'est plus du tout synonyme de réjouissance ; signe d'un blocage de la société, il désigne les périodes où l'accès à une fonction est interdit à certains ; il manifeste que la communauté n'est pas capable d'ouvrir ses portes à tous et notamment aux jeunes. La recherche des causes de ce blocage aux conséquences désastreuses amène nécessairement à une analyse du fonctionnement de l'économie. Même en terminale, les jeunes n'ont guère eu de cours à ce propos ; ils sont peu préparés à une réflexion structurée échappant aux trop faciles « n'y a qu'à ». Je ne peux refuser de leur exposer mon point de vue, qui implique une prise de position « politique ». L'erreur fondamentale, me semble-t-il, est de n'avoir pas profité de l'arrivée des machines pour provoquer un accroissement du travail-échange parallèle à la diminution du travail-torture, transfert que permet la merveilleuse efficacité des robots. Il est utile de prendre un recul historique et d'avoir conscience de la barbarie de nos sociétés au cours des deux derniers siècles marqués par la création de l'industrie et la généralisation du travail salarié. En France, il a fallu attendre 1841 pour que la loi interdise de faire travailler plus de huit heures par jour les enfants de moins de huit ans ; 1848 pour qu'elle interdise de faire travailler les ouvriers des usines plus de douze heures par jour, soit quatre-vingt-quatre heures par semaine ; 1900 pour que les ouvriers obtiennent la semaine de soixantedix heures, 1906 pour la semaine de soixante heures, 1919 pour la semaine de quarante-huit heures, 1936 pour celle de quarante heures, 1982 pour celle de trente-neuf heures. Aujourd'hui, grâce notamment à l'informatique, les progrès de la productivité se sont accélérés ; il paraîtrait raisonnable de poursuivre à un rythme aussi rapide cette conquête du temps libre ; une durée du travail de moins de trente heures, ou même de moins de vingt-cinq heures hebdomadaires, serait dans la continuité des progrès obtenus depuis un siècle. Mais les mentalités de certains décideurs restent marquées par les fantasmes d'autrefois ; les associations patronales mènent, par pur réflexe, un combat d'arrière-garde contre tout progrès en ce sens ; un représentant du patronat a même qualifié la loi des trente-cinq heures hebdomadaires d'« archaïque », ce qui, en bon français, signifie qu'elle était adaptée aux conditions du passé mais ne l'est plus à celles d'aujourd'hui ! Pour faire accepter des vies presque entièrement consacrées à des activités imposées, nos sociétés ont sacralisé le travail et l'ont présenté comme la source de la dignité. Dans cette optique, l'intervention des machines est perçue non comme un bienfait mais comme un tarissement de cette source. En réalité, la source de la dignité est la participation au réseau des échanges. Le thème central de toutes mes interventions est la métamorphose de chaque petit d'homme en une personne humaine grâce aux liens qu'il tisse avec ceux qui l'entourent. L'objectif premier de toute communauté est donc de faciliter ces liens. Le recul de l'obligation de consacrer une part de sa vie au travail-torture est une occasion inespérée de mieux poursuivre cet objectif. Il ne s'agit pas de donner du travail à tous, mais de permettre à tous d'entrer dans le jeu aux ressources inépuisables de la construction de chacun grâce aux apports des autres. Le rôle de l'école est de préparer les enfants à mettre en place et à faire vivre cette société de l'échange, dont les principales productions seront des richesses non marchandables, échappant par conséquent aux raisonnements des économistes : santé, éducation, culture, justice... Cette préparation exige au moins autant d'efforts que l'actuelle compétition à laquelle les contraint une société incapable de les accueillir tous. Elle incite chacun à une émulation où il ne s'agit pas de lutter contre les autres, mais contre soi.

Le 15/10/2008 à 02h38 (213.151.***.**)
NB -
Pour le libertarianisme la (fameuse) devise c'est : "La liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres".
(c'est vague : les autres ont bon dos, ou ils ont les coudées franches ... Y'a de l'inertie dans l'air ...)

Pour les ... foxés dans mon genre, ça serait : "Ma liberté commence là où commence celle des autres" (ça l'a toujours été !)

Le 15/10/2008 à 02h03 (213.151.***.**)
- Fox - (dans la nuance)
Ce clivage droite/droite propre aux Etats Unis est très flou : y'a qu'à voir les méandres dans la carrière de Reagan :

"Ronald Reagan débute en politique chez les démocrates de tendance libérale en soutenant Franklin Roosevelt et son New Deal.

Il dénonce plusieurs de ses collègues prétendument communistes tout en étant fermement opposé, à l'inverse de nombreux anti-communistes, à l'interdiction du parti communiste américain. (Il choisit de s'aligner sur les décisions du sénateur Joseph McCarthy et de coopérer avec la Commission parlementaire sur les activités anti-américaines)

Il tente vainement de devenir le candidat du parti républicain en 1968.
Il obtient finalement l'investiture républicaine en 1980. La campagne présidentielle est marquée par l'affaire des otages en Iran. La presse occidentale accuse le camp Reagan d'avoir passé un accord secret pour garder les otages captifs jusqu'à l'issue des élections.

George Bush parlait « d'économie vaudou » à propos des idées économiques de Reagan, avant de devenir son vice-président. Cette politique ne devait pas tarder à être appelée Reaganomics, un terme employé à la fois par les détracteurs du président et par ses supporters."

(là-bas ça oscille entre le social anti ségrégation/ et le social anti-état ; mais l'important c'est de placer ses billes, quitte à pratiquer les coups bas envers les adversaires potentiels. Et SURTOUT ménager la chèvre et le chou.)


Et je ne sais pas si c'est James Brown qui a invité à voter pour Reagan, ou si c'est la Maison-Blanche qui a invité à voter pour le the "godfather of soul" ! { quand le chanteur fut appelé (au téléphone) à chanter, (et les téléspectateurs à "voter" pour lui ... en quelque sorte, au lieu de sortir de chez eux) pour éviter des émeutes}
(Et il s'est engagé surtout dans la lutte anti-drogue de Reagan, ce qui est assez paradoxal ...)

"Avec Curtis Mayfield, il est l’un des premiers à utiliser ses chansons comme une tribune pour porter haut et fort le message de l’Amérique des ghettos ; un message aussi bien éducatif avec Don’t Be a Drop-Out en 1965 – une valorisation de la réussite scolaire à l’intention des adolescents de sa communauté – que militant ou revendicatif dans le cas de Say It Loud – I’m Black and I’m Proud à l’automne 1968.
La date de ce dernier n’est pas anodine ; six mois plus tôt, l’assassinat de Martin Luther King mettait les ghettos d’Amérique à feu et à sang et la meilleure réponse imaginée par le président Lyndon Johnson pour tenter de calmer les esprits a été James Brown, invité par la Maison-Blanche à faire le show à la télévision pour mettre fin aux émeutes.
Cet acte politique n’est pas isolé pour Brown qui se fait photographier à plusieurs reprises en compagnie du vice-président Humphrey, part en tournée en Afrique pour le compte du ministère des affaires étrangères et se rend au Viêt-Nam où il chante pour les troupes américaines. Par la suite, les convictions de démocrates du chanteur vacilleront lorsqu’il appellera à soutenir l’action de Richard Nixon, une position dont il a toujours défendu le pragmatisme par la suite, mais qui lui vaudra la méfiance de toute une frange de la population des ghettos."

C'est pas si simple, la politique ... C'est pas tout noir, c'est pas tout blanc.

Le 15/10/2008 à 01h01 (213.151.***.**)
- Fox -
(erratum)

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/fr/a/a4/Menelik_II_d_Ethiopie.jpg">

Ménélik II
(LE client d'Arthur)
(NB/ 2 ans à mettre sur pieds la caravane, pour arriver tout seul, à l'autre bout du désert, sans les chameliers, avec des armes devenues archaïques, et se faire arnaquer, (en particulier par l'avocat véreux de la femme de l'un de ses ex-associés), pour des années de galère ...)

Le 15/10/2008 à 00h09 (213.151.***.**)
-
un négoce, j'te dis

Le 15/10/2008 à 00h07 (213.151.***.**)
- Fox -
Finalement on est d'accord : aux USA il y a les démocrates, les républicains, et Clint Eastwood.

L'abolition de l'esclavage est forcément officialisé par le pouvoir en place, ça ne veut pas dire qu'il en est l'initiateur. C'est la guerre de sécession (et ses perdants) qui en est à l'origine. C'est une capitulation. Et d'ailleurs, sous les républicains d'alors (autres qu'aujourd'hui), l'abolition signifia un enfer plus crucial encore, pour les noirs, en les mettant au chômage (et en ne jugulant pas les humiliations).
Mais avant c'est des gens comme Benjamin Franklin (écrivain, encyclopédiste, physicien et diplomate)qui en sont les inducteurs. (Rien d'un type "de gauche" ou "de droite" ; pas plus que Victor Schoelcher, nommé dans le Gouvernement provisoire de 1848, alors que les enjeux étaient autres. Parce que souvenons nous qu'en France on a longtemps tergiversé entre l'Empire de l'empereur, La Royauté, ou la République ...) Pas en binaire.

A part ça je signale que je ne méprise pas les libéraux, et que je ne cautionne pas le communisme. D'ailleurs je ne peux pas supporter une quelconque idéologie, puisque je navigue vers la transcendance (ou, si on préfère, je patauge dans les marécages du manque de groove ... tout dépend de l'heure de la marée ... )

J'ai travaillé un an sur Rimbaud (pour un documentaire et un site internet) et depuis je garde un oeil sur le lascar (j'ai lu quasi toutes ses bios, y compris les rapports de police belges) : à aucun moment je n'ai vu l'ombre d'une preuve d'un traffic (encore moins d'esclaves !)
- Quant aux armes, il s'agissait, avec l'aval du Consul de France (donc un négode, pas un traffic), de réunifier l'Ethiopie en armant Manelik (précurseur d'Hailé Selassié) , contre ses rivalités tribales et surtout les italiens : puisque, en "voyant" qu'il était Arthur le Fulgur' avait pressenti la montée du fascisme (le modèle d'Hitler étant Mussolini). Rebelle avant l'heure, le poète !

Le 14/10/2008 à 23h12 (90.44.**.**)
Nebo -
Ah oui... et le KKK aux USA... c'est peanuts... une minable minorité qui fait encore un peu peur, surtout dans le sud... mais that's all folks.

Le 14/10/2008 à 23h08 (90.44.**.**)
Nebo -
Je tiens à rappeler à la Forumade que la droite américaine n'est pas celle que l'on croit. La caricature constante à laquelle elle est soumise par presque tout le monde est risible.

Abraham Lincoln, le président qui a abolit l'esclavage, par exemple, était républicain, les démocrates, au 19ème siècle, étaient surtout implantés dans le sud... donc esclavagistes. Ben oui. Quant à Clint Eastwood, s'il a eu un désaccord avec Schwarzie à propos d'un sujet écologique, ne tentez pas de le mettre dans le camp de la gauche, il risquerait de vous foutre son pied au cul. Il a sa carte du parti républicain, tout comme John Ford l'avait... et son pote John Wayne... et Sydney Bechet qui jouait, de son vivant, dans les années 40 et 50 à chaque convention du parti républicain... tout comme Louis Amstrong... parce que traditionnellement les noirs votaient républicain puisque historiquement c'était les républicains qui avaient aboli l'esclavage. Ce n'est qu'à partir des années 60 que la situation a commencé à se retourner, chez les blacks, en faveur des démocrates, mais restant fortement tout de même ancrée à droite jusqu'à tout récemment. Faites votre petite enquête et vous verrez. N'allez pas croire que tous les blacks ont été communistes comme Angela Davis, vous feriez une vulgaire erreur. Et n'oublions pas James Brown... qui a voté Reagan. Mais oui... mais oui...

Pour ce qui est des sujets des films de Clint Eastwood, en tant qu'acteur, comme en tant que réalisateur, ils ne font référence qu'à des valeurs communautaires américaines et à la place que les individualités fortes peuvent trouver dans les valeurs en question. Et je ne vous dis pas les chefs d'oeuvres : Pale Rider, Play misty for me, Sur la route de Madison, Mémoires de nos pères et Iwo Jima... Par contre lorsqu'on vous signale que Clint Eastwood est Libéral, il l'est d'un point de vu moral (tout comme Schwarzie) mais le terme adéquat n'est pas Libéral... encore moins tendance Delanoë (faut vraiment être obtus pour tenir des comparaisons de cet ordre)... mais il est plutôt Libertarien. Googlez pour savoir ce que c'est... ça a plus a voir avec les idéaux de liberté de l'individu envers et contre tout, qu'avec les idéaux de solidarité socialistes menés par l'ETAT.

Quant à Audiard... excusez-moi... mais il a carrément pris des positions réactionnaires... ce qui ne l'a nullement empêché de combattre la connerie. Allez visionner le film en 6 parties consacré à Michel Audiard sur Dailymotion et jugez par vous-mêmes.

Il n'y a que les personnes qui ont une vision réduite des valeurs de droite qui considèrent qu'être de droite c'est être un gros raciste, con et bas du plafond. Tentez donc de faire passer Mister Billy Gibbons from ZZ Top pour un raciste et vous risquerez de prendre sa main sur la gueule, ce qui ne l'empêchera pas de voter pour Mc Cain aux prochaînes élections.

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Découvrez ZZ Top!

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Tant de mauvaise foi de la part de certains explique bien des choses... je n'ai pas de temps à perdre à parler dans le vide. Surtout chez les spécialistes de la récupération idéologique. C'est comme Baudelaire... à l'école on me l'avait présenté comme un socialiste... ... parce qu'il avait été sur les barricades en 1848 et qu'il s'était rapproché de la gauche de l'époque... pendant 6 mois de sa vie... après il suffit de le lire, fusées, poèmes en vers et en prose, correspondances, etc... pour découvrir tout sauf un homme de gauche... un conservateur authentique, un catholique et un réactionnaire de premier ordre... mais tous les grands écrivains du 19ème, à quelques exception près, l'étaient : Balzac, Chateaubriand, Verlaine, Stendhal, Flaubert, Bloy, Huysmans, ... et ne me parlez pas de Rimbaud qui a arrêté d'écrire à 21 ans et est parti faire du traffic d'armes et d'esclave dans le Harar. Bref, No Comment.

En fait il y a de bons artistes de gauche... c'est vrai... mais ils sont rares, quand ils sont bons... mais très nombreux... très très nombreux quand ils sont mauvais.

Le 14/10/2008 à 19h53 (213.151.***.**)
- Fox @ Nyto -
... d'autant que les camions de pompiers, comme tu dis, ils sont payés en revendant les extincteurs individuels !
J'ai l'impression que pour bien comprendre l'affaire, il faudrait regarder les transits ... Et le comble c'est les profiteurs de la crise (même les Etats il parait qu'ils vont y gagner !)

Le 14/10/2008 à 19h02 (213.151.***.**)
- Fox @ Nyto -
Bon d'accord ... admettons. Mais on pourrait s'attendre à ce que les Hautes Instances, politiques comme économiqus, au bout de 15 jours de reflexion intense, de plusieurs mois de panade pour les populations, voient plus loin que le bout de leur nez !
Non ?

Le 14/10/2008 à 18h41 (213.151.***.**)
- Fox -
$I mean leur combat ... personnel : (Celine a composé avec Vichy, mais avait-il le choix ? Arnaud jamais - c'est le moins qu'on puisse dire. C'est de père en fils ...)
Audiard son combat c'était contre la connerie (ce qui revient au même ... Vichy, Stasi, Voici ... & les barbouzes) Donner la parole au peuple (plutôt que de le mettre sur écoutes) c'est une attitude révolutionnaire marquée à gauche. Point/barre.

Le 14/10/2008 à 18h33 (213.151.***.**)
- Fox -
idem pour Audiard : "Anarchiste de droite" ! On n'en fait plus des comme ça ... Celine Ferdinand, Arnaud Georges : on a cassé le moule !
C'est l'oeuvre qui prévaut, pas le bonhommme. Pour sûr !
Mais rien à voir avec les droiteux du jour ! (leur combat c'était pas contre les altermondialistes mais contre Vichy ! (Et Staline, à l'occasion, de discussion dans les salons ...)
Audiard, au bout d'un moment c'était juste un prolo pété de tunes (par sa plume) qui assouvissait son vice du jeu ... Mais un TRES BON dialoguiste ! (plus que comme réalisateur) toujours sur la brèche !
Les films qu'il met en paroles, comme Prevert, sont des hymnes populaires (populo même, façon anar , avec tout le charme d'une Marlène Jobert (la plus grande ) : à donf à gauche par voie de conséquence !

Parce que "Faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages" !!!! )


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