eh non, Faurisson est un negationniste ou un révisionniste comdamné à plusieurs reprises par la justice française pour complicité de contestation de l'existence de crime contre l'humanité. Il est bien de la droite la plus extreme qui soit...
Le 29/12/2008 à 21h11 (90.61.***.***)
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Le problème du révisionnisme n'est pas un problème d'extrême-droite. Faurisson vient de la Gauche, à l'origine, avant d'avoir basculé, pour des raisons de soutien évident que tout le monde devine, vers la droite la plus exécrable.
En tout cas, Dieudonné, il pue. Pas du cul, quand on a chié c'est normal... mais des idées... il fouette, il devient lamentable.
Devant cinq mille spectateurs survoltés, « l’humoriste » a de nouveau multiplié les dérapages antisémites et annoncé sa candidature à la présidentielle de 2007. Compte rendu de Clément Weill-Raynal qui se trouvait dans la salle.
C’est désormais un rendez-vous traditionnel. Comme l’an passé, Dieudonné a terminé sa saison par un grand spectacle au Zénith de Paris. En décembre 2004, la dernière représentation de « Mes excuses » avait suscité le scandale en raison des outrances antisémites auxquelles s’était livré l’artiste. Hier, jeudi 22 décembre, Dieudonné a récidivé lors de la dernière de « 1905 », son one-man-show consacré au centenaire de la laïcité.
Dès son entrée en scène, le ton est donné : « J’ai eu beaucoup d’ennuis l’année dernière. Pour ce nouveau spectacle j’ai dû restreindre mon budget car les sponsors ne se sont pas précipités », explique-t-il, ironique, au public. « Ah, si ! Al Manar s’est proposé… ». Rires, applaudissements. La salle réagit au quart de tour. « Al, Manar ! Al Manar ! », scandent les cinq mille spectateurs qui en redemandent ; Dieudo va leur en donner. Pourquoi un nouveau spectacle sur la laïcité, pourquoi un thème politique ? lui demande, sur scène, « Jacky » , son technicien partenaire, chargé traditionnellement de lui donner la réplique,
- « Tu peux pas faire comme les autres, des sketches rigolos, sur les téléphones portables, sur le sexe, etc. ?
- « Non, il y a Gad Elmaleh pour ça », répond Dieudonné.
Huées dans la salle. Sifflets.
- « Ou alors, il y a Elie Semoun… »
La salle reprend de plus belle.
- « Et pourquoi pas Boujenah ? »
Les cinq mille spectateurs exultent, huent, sifflent, trépignent. Dieudonné continue sur sa lancée.
- « J’aime faire chier les cons. C’est mon côté taquin. Faut dire que je suis tombé sur un filon. Le sioniste, c’est facile, dès que tu le taquines, il grimpe aux rideaux. Je suis peut-être un emmerdeur, mais je suis un virtuose. Rendez-vous compte : j’ai eu vingt procès en deux ans, je les ai tous gagnés ».
Autre personnalité attaquée : Jamel Debbouze, auquel Dieudonné reproche de l’avoir lâché :
- « Jamel, il était monté, ici, sur scène, l’an passé pour me soutenir. Il avait dit : « Dieudo, t’es le plus fort, tu dis tout haut ce qu’on pense tout bas ». Mais, ensuite il a été convoqué chez Bernard. Bernard-Henri Lévy, le philosophe milliardaire. Quand tu es convoqué chez BHL, tu chies mou pendant une semaine. Jamel a abjuré « (huées, sifflets). » Il a sauvé sa Ferrari…. (Les huées repartent). BHL, il a plein de milliards qu’il a volés on ne sait pas où… En Afrique. »
Humour ? Humour au second, au troisième degré ? Ou harangue populiste, haineuse ? Une chose est sûre : Dieudonné ne rit pas « de tout ». Il caresse son public dans le sens du poil et affine sa ligne politique. Ses sketches ne s’attaquent pas qu’aux Juifs ou aux sionistes. Il y a aussi les Américains, les Français, les Blancs, les chrétiens - ils sont racistes, méprisants, bêtes et ridicules. Il brocarde l’école laïque, fait siffler le mouvement « Ni putes ni soumises », mais ne cache guère sa sympathie pour les jeunes filles voilées.
<\I>Cette dernière représentation de « 1905 » semble confirmer l’analyse de la journaliste Anne-Sophie Mercier qui, dans son livre « La vérité sur Dieudonné » (Plon) considère que Dieudonné est désormais un « compagnon de route » des islamistes [1]. Derrière l’humoriste, c’est bien le politique qui se profile et qui ambitionne de fédérer toute une partie des communautés noires et arabes de France. C’est sans doute le sens qu’il faut donner à l’annonce, sur scène à l’issue de son spectacle, de sa candidature à l’élection présidentielle de 2007.
Le 29/12/2008 à 20h59 (90.44.**.**)
nyto - Dieudo...
Sans oublier toutes les personnalités de gauche et extreme gauche qui assistaient au spectacle et qui n'ont pas voulu que leurs noms soient cités... Toujours les premiers à assumer quand ça chauffe un peu... rire avec Dieudo, OUI mais être sur la tof avec lui NON!!! Sacré gaucho... Pis sans oublier les 4500 personnes, oui y avait 5000 personnes mais admettons que 500 n'etaient pas "frequentables" reste 4500 personnes venues juste passer un bon moment, loin de toute la merde actuelle et le ramdam politico-comique...sont-elles pour autant d'extreme-droite ou sympathisantes??? Peut-on rire de tout???OUI mais pas avec n'importe qui...Merci Pierre
Le 29/12/2008 à 20h44 (88.166.**.**)
Dieudo, Faurisson, Le Pen... -
oui, Dieudo sur scène au Zénith avec Faurisson (celui qui nie l'existence des chambres à gaz) et dans la salle Le Pen et sa clique. Au moins tout est clair...
Le 29/12/2008 à 14h07 (194.206.***.*)
C'EST MOI -
EH BEN APRES AVOIR LU ET RELUQUE TOUT çA,ON PEUT DIRE QUE L'OCCIDENT EST PAS SORTI DE LA MERDE.
Le 29/12/2008 à 01h09 (90.61.***.***)
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LE FILM Durée : 32 minutes
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Le 28/12/2008 à 21h33 (82.124.***.**)
nyto - @ Lulu
N'oublies pas que le clandé gagne aussi des "miles" qui lui serviront pour revenir... Je viens d'apprendre que le grand malade, oui, quand je vois Hortefeux, j'ai toujours l'impression qu'il va claquer dans les 5 minutes, table sur 26000 reconduites aux frontières avant le 31 decembre...putain, ça en fait du miles pour les keufiots... sans compter le Ricard en dutti free pour tout le commisseriat Bon, pour être juste, ya quelques mesures du discourt de Vichy qui étaient pertinentes à décharge pour Brice de Vichy
Le 28/12/2008 à 21h06 (88.166.**.**)
rocco @ l'inconnu -
la France tu l'aimes telle qu'elle est ... ou tu la quittes!!!
Le 28/12/2008 à 20h59 (90.61.***.***)
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C'est très bien, après tout ce brave Flic homme rend un très grand service à la France.
Le 28/12/2008 à 20h47 (90.24.***.**)
lulu -
je viens d'apprendre un truc qui me sidere j'ai besoin de vos impressions
quand les flics "voyagent" avec un expatrié pour "son joli voyage de retour" le flic gagne des points miles (point de fidelité) lui permettant de gagner des vols à titre personnel sans debourser un sou
je suis sidérée pas vous?
Le 27/12/2008 à 23h32 (90.61.***.***)
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Correction : Ce malaise ressenti au voisinage de l’Islam, je n’en connais que trop les raisons : je retrouve en lui l’univers d’où je viens.
Sur le plan esthétique, le puritanisme islamique, renonçant à abolir la sensualité, s’est contenté de la réduire à ses formes mineures: parfums, dentelles, broderies et jardins. Sur le plan moral, on se heurte à la même équivoque d’une tolérance affichée en dépit d’un prosélytisme dont le caractère compulsif est évident. En fait, le contact des non-musulmans les angoisse. Leur genre de vie provincial se perpétue sous la menace d’autres genres de vie, plus libres et plus souples que le leur, et qui risquent de l’altérer par la seule contiguïté. Plutôt que parler de tolérance, il vaudrait mieux dire que cette tolérance, dans la mesure où elle existe, est une perpétuelle victoire sur eux-mêmes. En la préconisant, le Prophète les a placés dans une situation de crise permanente, qui résulte de la contradiction entre la portée universelle de la révélation et l’admission de la pluralité des fois religieuses. Il y a là une situation “paradoxale” au sens pavlovien, génératrice d’anxiété d’une part et de complaisance en soi-même de l’autre, puisqu’on se croit capable, grâce à l’Islam de surmonter un pareil conflit. En vain, d’ailleurs: comme le remarquait un jour devant moi un philosophe indien, les Musulmans tirent vanité de ce qu’ils professent la valeur universelle de grands principes: liberté, égalité, tolérance; et ils révoquent le crédit à quoi ils prétendent en affirmant du même jet qu’ils sont les seuls à les pratiquer.
(…) Tout l’Islam semble être, en effet, une méthode pour développer dans l’esprit des croyants des conflits insurmontables, quitte à les sauver par la suite en leur proposant des solutions d’une très grande (mais trop grande) simplicité. D’une main on les précipite, de l’autre on les retient au bord de l’abîme. Vous inquiétez-vous de la vertu de vos épouses ou de vos filles pendant que vous êtes en campagne? Rien de plus simple, voilez-les et cloîtrez-les. C’est ainsi qu’on en arrive au burkah moderne, semblable à un appareil orthopédique, avec sa coupe compliquée, ses guichets en passementerie pour la vision, ses boutons-pression et ses cordonnets, le lourd tissu dont il est fait pour s’adapter exactement aux contours du corps humain tout en le dissimulant aussi complètement que possible. Mais, de ce fait, la barrière du souci s’est seulement déplacée, puisque maintenant il suffira qu’on frôle votre femme pour vous déshonorer, et vous vous tourmenterez plus encore. (Pages 463-5)
(…) si un corps de garde pouvait être religieux, l’Islam paraîtrait sa religion idéale: stricte observance du règlement (prières cinq fois par jour , chacun exigeant 50 génuflexions), revues de détails et soins de propreté (les ablutions rituelles); promiscuité masculine dans la vie spirituelle comme dans l’accomplissement des fonctions organiques; et pas de femmes. (…) Grande religion qui se fonde moins sur l’évidence d’une révélation que sur l’impuissance à nouer des liens au-dehors. En face de la bienveillance universelle du bouddhisme, du désir chrétien du dialogue, l’intolérance musulmane adopte une forme inconsciente chez ceux qui s’en rendent coupables; car s’ils ne cherchent pas toujours, de façon brutale, à amener autrui à partager leur vérité, ils sont pourtant (et c’est plus grave) incapables de supporter l’existence d’autrui comme autrui. Le seul moyen pour eux de se mettre à l’abri du doute et de l’humiliation consiste dans une “néantisation” d’autrui, considéré comme témoin d’une autre foi et d’une autre conduite. La fraternité islamique est la converse d’une exclusive contre les infidèles qui ne peut pas s’avouer, puisque en se reconnaissant comme telle, elle équivaudrait à les reconnaître eux-mêmes comme existants. (Pages 466-7)
Ce malaise ressenti au voisinage de l’Islam, je n’en connais que trop les raisons: le retrouve en lui l’univers d’où le viens; l’Islam, c’est l’Occident de l’Orient. Plus précisément encore, il m’a fallu rencontrer l’Islam pour mesurer le péril qui menace aujourd’hui la pensée française. Je pardonne mal au premier de me présenter notre image, de m’obliger à constater combien la France est en train de devenir musulmane. Chez les Musulmans comme chez nous, j’observe la même attitude livresque, le mêmes esprit utopique, et cette conviction obstinée qu’il suffit de trancher les problèmes sur le papier pour en être débarrassé aussitôt. A l’abri d’un rationalisme juridique et formaliste, nous nous construisons pareillement une image du monde et de la société où toutes les difficultés sont justiciables d’une logique artificieuse, et nous ne nous rendons pas compte que l’univers ne se compose plus des objets dont nous parlons. Comme l’Islam est resté figé dans sa contemplation d’une société qui fut réelle il y a sept siècles, et pour trancher les problèmes de laquelle il conçut alors des solutions efficaces, nous n’arrivons plus à penser hors des cadres d’une époque révolue depuis un siècle et demi, qui fut celle où nous sûmes nous accorder à l’histoire; et encore trop brièvement, car Napoléon, ce Mahomet de l’Occident, a échoué là où a réussi l’autre. Parallèlement au monde islamique, la France de la Révolution subit le destin réservé aux révolutionnaires repentis, qui est de devenir les conservateurs nostalgiques de l’état des choses par rapport auquel ils se situèrent une fois dans le sens du mouvement. ( Page 468 )
Les hommes ont fait trois grandes tentatives religieuses pour se libérer de la persécution des morts, de la malfaisance de l’au-delà et des angoisses de la magie. Séparés par l’intervalle approximatif d’un demi-millénaire, ils ont conçu successivement le bouddhisme, le christianisme et l’Islam ; et il est frappant de marquer que chaque étape, loin de marquer un progrès sur la précédente, témoigne plutôt d’un recul. Il n’y a pas d’au-delà pour le bouddhisme ; (….) Cédant de nouveau à la peur, le christianisme rétablit l’autre monde, ses espoirs, ses menaces et son dernier jugement. Il ne reste plus à l’Islam qu’à lui enchaîner celui-ci : le monde temporel et le monde spirituel se trouvent rassemblés. L’ordre social se pare des prestiges de l’ordre surnaturel, la politique devient théologie. En fin de compte on a remplacé des esprits et des fantômes auxquels la superstition n’arrivait tout de même pas à donner la vie, par des maîtres déjà trop réels, auxquels on permet en surplus de monopoliser un au-delà qui ajoute son poids au poids déjà écrasant de l’ici-bas. (Pages 471-2)
Bon, calmos sur religion & politique. Y'a pas de quoi fouetter un chat. Tiens donc, mattez une petite emission sur Jesus, my Lord ; ça vous apprendra surement des choses (moi ça m'en a appris et je suis content). Ici : http://www.france5.fr/c-dans-l-air/index-fr.php?page=resume&id_rubrique=1047">C dans l'air
Pas mal, "C dans l'air". Je regarde souvent (internet c'est genial pour ça, on peut quasiment plus rien rater). Petit reproche tout de meme : des invités qui reviennent trop souvent, parfois y'a meme plus besoin de regarder pour savoir ce qui va être dit (Godet, Barbier, Reynié etc.) Bonne nuit!
" Le savant est l'homme superficiel par excellence. Et le plus souvent, il est même essentiellement obtus." http://en.wikipedia.org/wiki/Hermann_Graf_Keyserling">Hermann von Keyserling, L' Analyse spectrale de l'Europe
"La seule différence entre un optimiste et un pessimiste, c'est que le premier est un imbécile heureux et que le second est un imbécile triste." http://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Bernanos">Georges Bernanos
"Il faut à une vie, une religion laïque ou mystique, une grande idée, une foi, même si cette foi est faite d'un universel doute... ou bien, il faut être tout à fait un imbécile et les imbéciles sont très malheureux."http://fr.wikipedia.org/wiki/Alexandra_David-Néel">Alexandra David Néel
Sarkozy exalte l'héritage "civilisateur" des religions, avant d'évoquer "Dieu qui n'asservit pas l'homme mais qui le libère", "Dieu transcendant qui est dans la pensée et dans le cœur de chaque homme" ou encore "Dieu qui est le rempart contre l'orgueil démesuré et la folie des hommes".
Le 26/12/2008 à 15h23 (90.61.***.***)
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Jules Ferry défendant la laïcité à la fin du 19ème siècle se vit attaqué par les amateurs de croix et de goupillons :"Monsieur Jules Ferry, quelle Morale allez-vous enseigner à nos enfants ?" Et Jules Ferry de répondre :"Mais la morale de nos pères !". Autrement dit une morale judéo-chrétienne. CQFD.
Le 26/12/2008 à 13h00 (87.231.***.***)
Lionel @ Rose & Rocco -
Le discours de Sarkozy à Saint-Jean-de-Latran le 20 décembre 2007 est fort intéressant en même temps qu'il a pu en heurter certains. On en a déjà discuté il y a un an mais il mérite tout à fait qu'on y revienne. Je n'aurais peut-être pas été jusqu'à refaire entièrement mon commentaire là-dessus, mais j'ai finalement retrouvé la contribution où je résumais ma vision du truc et je me fais un plaisir de vous la resoumettre ci-dessous avec une introduction actualisée convenant à vos commentaires récents.
C'est, comme vous l'avez rappelé, la phrase sur le prêtre et l'instituteur qui a pu choquer en république laïque ("Dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur").
Une première remarque sur la teneur de ces propos : la phrase ci-dessus n'est pas complète et la lire en entier en fait mieux comprendre l'articulation. Plus généralement, l'ensemble du discours a une cohérence forte. À ce sujet, je viens de tomber sur un exemple sérieux, utile et rigoureux de synthèse de ce discours sur un site laïque militant. Le site s'appelle Comité Laïcité République et ils ont une http://www.laicite-republique.org/spip.php?article257">page "Verbatim" du discours de Latran. Il y a simplement 7 petits extraits du discours et cela en donne pourtant une excellente synthèse. Je trouve remarquable que, dans un but apparemment critique, ces gens aient pu proposer cette synthèse tout à fait pertinente sans biaiser le propos, le caricaturer, etc., ce qui fait que cette bonne synthèse peut servir de base à la discussion quelle que soit sa sensibilité.
Deuxième remarque : la phrase qui heurte est à rapprocher du propos "Rendre à César...", dont vous avez discuté (avec l'aide de l'inconnu... et non reconnu, vraiment ? ). Rose, je pense qu'il ne faut pas l'interpréter de façon trop compliquée non plus. Bien sûr, Jésus voit clair dans le jeu des Pharisiens et n'apprécie pas qu'on essaye de le coincer, de le mettre en porte-à-faux avec l'autorité impériale romaine. Mais sa réponse n'est pas à "sur-interpréter" non plus. Il y a le monde matériel (celui, par exemple, dans lequel on frappe de la monnaie et on fait du commerce), et il y a le monde spirituel. Et, normalement dans ce type de vision des choses, le spirituel en appelle à un niveau de conscience supérieur, mais c'est simplement implicite, sans appui exagéré. Bien sûr, mon rapprochement est à nuancer : l'instituteur ne traite pas que des faits matériels et rationnels ; il enseigne aussi une morale. Mais la dimension spirituelle de ce autour de quoi tournent les religions depuis des siècles va plus loin. La fin de la phrase en question, qu'on peut lire dans le verbatim que j'ai signalé, et la citation sur la "morale laïque", au même endroit, argumentent ce propos (notions d'espérance, d'engagement, de sacrifice).
Enfin, troisième remarque : Oui, Rose, ce discours et ce propos ne sont pas religieux à proprement parler, ils sont essentiellement politiques. Dans ma contrib du 29 janvier que je reproduis ci-dessous, accordez plus particulièrement votre attention à mon 2e point, qui propose que la justification politique majeure de ce discours, c'est d'agir politiquement vis-à-vis de la présence croissante du religieux islamique au sein de la Nation.
[-= Contribution du 28/01/2008 à 19h01 =-]
[...]
@ Yamero : La laïcité "pure et dure", qui ne tolère pas l'expression de la religion dans la sphère publique, n'est pas un horizon optimal et indépassable. Cette laïcité sans compromis, "bouffeuse de curés", est un moment important de notre histoire, pour couper définitivement le cordon ombilical entre religion et politique. Cette affaire est passée, l'histoire continue, le contexte n'est plus le même.
D'une part -- et c'est un mordu de la science, du progrès, du positivisme qui te le rapporte --, des analyses convergentes constatent que le recul du religieux dans la sphère publique, couplée à plusieurs décennies de critique de la science et du progrès, ont entraîné un désenchantement des esprits, une "déprime" assez généralisée, avec une remontée forte des adhésions à certaines religions. D'autre part, bon nombre de militants "laïcs" ont jugé que ce moment historique était passé et acquis et qu'il pouvait être temps de retourner voir du côté des écritures pour en faire une nouvelle lecture, moins littérale.
Ainsi, j'ai signalé ici il n'y a pas longtemps ma lecture très intéressée de l'article "Athéisme" de l'Encyclopedia Universalis, qui explicitait tout à fait ce mouvement, en évoquant un athéisme du 3e type (après 1) l'athéisme impie des siècles classiques et 2) l'athéisme anti-religieux des XIXe et XXe siècle), l'athéisme de culture, qui vise à "récupérer tous les contenus de la religion, indûment projetés dans le Ciel, pour leur faire une place sur Terre, [et] substituer la culture au culte".
La "laïcité positive" de Sarko/Guaino est largement dans cette ligne-là et en cela, elle est opportune plutôt que nuisible ou dangereuse. Ce n'est pas un retour en arrière, c'est, comme dans d'autres domaines, une tentative de sortir le pays de ses blocages. La défense de la "laïcité pure et dure", aujourd'hui, est un de ces blocages. Bien qu'il critique les effets pervers de Mai 68 (le relativisme, tout se vaut, etc.), Sarkozy est un produit de notre génération de baby boomers. Une des images qu'il projette est celle d'un jouisseur libertaire et certainement pas celle d'une "grenouille de bénitier". On ne sait d'ailleurs pas exactement s'il croît en Dieu parce que lui-même n'en est pas trop sûr. En cela, à mes yeux, il manque un peu de modernité, mais il a pourtant la bonne intuition que c'est culturellement qu'il faut reparler de religion et non cultuellement.
oOo
Il y a une 2e bonne raison à cette initiative. Elle relève moins de l'évolution culturelle que de la stratégie politique. Cette initiative vise très probablement à réoccuper l'espace consacré à la religion dans le discours public. Toutes ces dernières années, notre pays étant devenu largement laïc et son catholicisme historique inoffensif, "religion" était devenu quasiment synonyme d'Islam dans le discours ambiant.
Ce nouveau discours sur les racines chrétiennes vise à dire, en quelque sorte, "Bon, hé, nous aussi on a été religieux et cet acquis est toujours vivant". C'est là, d'ailleurs, que cela rejoint nos débats sur l'Islam et le problème qu'il nous pose : il semble illusoire de vouloir moderniser l'islam de l'extérieur avec des arguments de raison. Lorsqu'elle le veut, la foi est plus forte que la raison, ne se laisse pas "raisonner". Il est donc peut-être assez intelligent de la tenir en respect (cette foi islamique qui menace constamment de déborder de son lit) en remettant en scène une foi ancienne, qui n'est plus tellement opérante en tant que foi, mais qui, en tant que culture, est extrêmement riche en textes, en événements historiques, en personnages, etc. pour former un "corpus" impressionnant et à même de donner moins prise aux dévôts musulmans attaquant notre culture par le biais de l'impiété.
Bon, j'avais aussi en tête quelque chose à répondre à Nyto, mais point trop n'en faut à la fois ! J'essaye de te répondre assez rapidement, Tony. Bonne après-midi à tous !
Le 26/12/2008 à 10h09 (90.94.*.**)
rocco @ rose -
l'école publique laïque n'est pas en cause dans mes propos mais l'autorité politique veut faire passer des messages dans lesquels je ne me retrouve pas du tout, c'est tout...Quand on place le curé au dessus de l'instit, le message est tres clair, non ?
Quant aux profs, ils font de leur mieux avec les moyens du bord (et j'en sais qqchose) A force de supprimer leur poste, on verra bientot des classes de 40 ou 50 eleves... enfin c'est un autre pb.
Le 25/12/2008 à 23h04 (81.66.***.***)
Rose -
Rocco : C'est pas toujours facile de se comprendre à l'écrit alors :
1) Non je ne suis pas persuadée que Mitterrand était de gauche !
Mais cet homme était très complexe...
2) Je peux me tromper mais oui je pense qu'en France le politique et le religieux sont séparés , "ma preuve" c'est que l'école publique ne m'a jamais parlé de religion , mais biensûr que c'est une "autorité" que la société consulte , en tenant compte de son avis parfois mais pas toujours.
3) Je ne sais pas si la majorité des membres du gouvernement sont cathos ou pas mais ça ne me gène pas qu'ils le soient , qu'ils n'en nourrissent pas de complexe ne me gène pas non plus ( idem s'ils sont juifs ou musulmans ), ce qui pourrait me gêner c'est de sentir que ma liberté de laïque est remise en cause , c'est pourquoi je disais " faut voir comment ça évolue" ... Nyto : t'as raison pour la première partie de ton post , j'aime bien ton histoire de fromages...
Le 25/12/2008 à 22h28 (86.64.***.**)
rocco @ rose -
Je n'ai pas le sentiment d'exagerer mes propos. Si tu es persuadée que la politique et le religieux sont séparés, libre a toi. Si tu es persuadée que Mitterand était de gauche, libre à toi également et si tu penses que la majorité des membres du gouvernement ainsi que leur chef ne sont pas cathos et le clament d'une maniere decomplexée, libre a toi...
Le 25/12/2008 à 21h52 (82.124.***.**)
nyto - @ Rose...DER
Mais bon, la partie"16eme" de mon post était anecdotique, occultons-la...Par contre, la première sur les salaires et l'économie, même très courte, me paraissait plus pertinente à débattre...
Le 25/12/2008 à 21h29 (83.204.***.***)
nyto - @ Rose
Quand je dis qu'il faut que ça crame dans le 16eme, c'est juste le remède de cheval pour réveiller ceux qui décident... pas de violence ou de revanche à trois balles du proletariat J'ai 40 ans, dont 34 passés en HLM, St Cloud, j'y suis arrivé par accident et je suis mal à l'aise quand je dis ou j'habite... p'tre mes origines plus que modestes et je connais cette ville que depuis 4 ans, au pire si ça crame ici, je m'en tape grave...et ya des chances que je descende filer un coup de main...
Le 25/12/2008 à 20h34 (81.66.***.***)
Rose -
Merci Nyto et l'inconnu du 22/12/2008 à 10h49 pour ces précisions.
Inconnu de ... paradoxalement ton éclairage m'a un peu troublée parce que j'ai eu l'impression d'y voir encore de nouveaux sens , j'avais compris la phrase dans le sens d'un partage défini des rôles et des champs d'autorité ( sans "Blâme" comme dirait le Yi-king , sans "jugement"...) , mais là ce que je comprends c'est qu'il rend à César ce qui a ( bassement ? ) trait au matériel et à l'égo , et qu'il se garde la "crème" quoi... ? Ou alors c'est une porte de sortie ( bien vue! ) pour ne pas répondre quelque chose qui le mettrait dans l'embarras ou carrément en danger ( s'il répondait non ) ?
Ou tout ça à la fois ??
Bon je me doute bien que je ne vais pas comprendre Les Evangiles en 2 mn hein , va falloir que je m'en procure un exemplaire , mais si je lis ça en tournée je vais avoir l'air de quoi moi ??
Rocco , je crois que tu n'as pas intérêt à exagérer tes propos parce qu'ils deviennent moins pertinents et efficaces...
Evidemment qu'en France le politique et le religieux sont séparés, même si il y a aussi des croyants aux postes de pouvoir ( qui ne sont pas toujours de droite d'ailleurs , tu te rappelles de Mitterrand et son " Je crois aux forces de l'esprit , je ne vous quitterai pas." ? Bon tu me diras peut-être qu'il n'était pas de gauche ! ha! ha! Ou tout simplement qu'il allait mourir et qu'à ce moment-là c'est pû pareil... )
Mais j'ai tiqué aussi lors de ce discours de N. Sarkozy , pas spécialement pour la référence au religieux mais parce qu'y entendais une sorte dévalorisation de l'instituteur , des profs... J'ai eu la sensation d'une démarche plus politique qu'inspirée... On verra comment ça évolue...
Par contre ton " The Yes needs the No " m'a bien fait rire !
Lionel : Ouais pourquoi pas "Droits de l'Humain" , ceci-dit pour "Droits humains" la référence à l'expression anglophone ne me gène pas , elle ne saute même pas aux yeux je trouve , en tous cas moins que "un pomme"... ( oui je sais c'est un coup bas ! )
Quand à revenir à ton ancienne contrib' sur 68, attend je suis dans les Evangiles là , va pas tout m'embrouiller !!
<Nyto : si ça cramait dans le 16ème je ne suis pas sûre que ça arrangerait quoi que ce soit , si ça cramait à Saint Cloud t'en penserais quoi ? Parce que ça a cramé en bas de chez moi pendant les "émeutes" et je ne vois pas la différence depuis , ni dans un sens ni dans un autre... mais c'est pas le 16ème , c'est complètement de l'autre côté...