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Le 15/01/2009 à 01h40 (89.158.***.**) |
jc -
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Il ne faut pas oublier que Gainsbourg a porté l'étoile jaune dans la rue. Il a dû fuir, ce n'est pas n'importe quoi. Lionel a raison de souligner la spécificité du conflit entre Israel et le Palestine. Je ne dis bien sur pas ça d'un point de vue d'un "spectateur extérieur", mais bien de mon propre ressenti. D'habitude, si bien sur les guerres dans le monde me touche, dans ce cas là j'ai suivi les moindres choses depuis la première roquette lancée par le Hamas. Je pense beaucoup à ce conflit, et pas uniquement parce que les médias en parlent autant. Car il est arrivé que les médias convrent à répétition un événement sans que j'y attache la moindre importance, et là, bizarrement ça a été très différent tout de suite. Mais je pense qu'il y a une profonde logique culturelle à cela, et je vais essayer (j'ecris bien "essayer") de l'expliciter un peu D'abord, on a tendance à oublier que c'est le conflit majeur du XXem siècle, tant sur la durée que sur le nombre de pays impliqués. Et puis il est d'un type tout à fait spécial, puisqu'il oppose un Etat reconnu par l'ONU, alors que la Palestine n'est pas à proprement parler un Etat (on parle d'autorité palestinienne). Nebo avait souligné dans son exellent post de l'autre jour que les palestiniens ont refusé le plan de partage proposé par l'ONU en 1947, mais il faut aussi préciser que ça avait déjà été le cas plus de 10 ans avant, en 1939. A cette époque, c'était les britanniques colonisateurs qui avaient proposé un plan de partage, impulsé par le mouvement sioniste (lui même probablement poussé par la guerre, et avant ça par les persecutions en Allemagne qui duraient déjà depuis quelques temps). Refusé aussi par les palestiniens. Encore aujourd'hui, ce refus a des conséquences, puisque c'est comme ça que des quelques juifs accusent les musulmans de les avoir en quelque sorte livré aux nazis. Les autorités musulmanes officielles n'ont donc jamais soutenu la création d'un Etat juif, quand bien meme aujourd'hui peu de pays arabes récusent l'existence de cet etat, sans pour autant le soutenir (il y a donc de toute façon une tension permanente). Il faut déjà noter la bizarrerie qu'il y a à parler d'un Etat juif, c'est-à-dire de la juxtaposition d'un terme politique et d'un terme religieux. C'est le premier point qu'il faut souligner. Car notre histoire chrétienne n'a rien a voir avec l'histoire juive, ni même l'histoire musulmane. Il faut avoir à l'esprit ce mouvement historique assez simple, que j'emprunte à Louis Dumont. Ce dernier souligne dans son histoire de l'idéologie économique que la religion a été à l'origine de la catégorie politique, jusqu'à la révolution française ou elle devient autonome. Auparavant la religion exerce son action de diverses manières : mouvement conciliaire, la Réforme, guerres de religion, sectes protestantes etc. Ensuite, à la Révolution, le politique et l'Etat se différencient : les valeurs religieuses, auparavant absolues, se sécularisent progressivement pour s'autonomiser petit à petit. 1905 marque une des dernières grandes dates de ce mouvement culturel global dans lequel nous sommes insérés, et on n'aurait même pas l'idée de parler d'Etat chrétien. Il n'y a qu'à voir l'état dans lequel s'est mis Rocco l'autre jours avec ses propos fumeux sur Sarkozy et le retour de l'Eglise dans l'Etat. Certes, ces propos fumeux etaient aussi ceux du président, car je crois qu'on a tous été choqués par ses propos sur "instituteurs/curés". Mais cela dit, on est loin d'un phagocytage, faut garder la tête froide. Notre histoire est telle qu'on identifie naturellement Israel à un Etat du même type que le notre. Or si tel n'est pas le cas, on est pourtant frappé par la nature démocratique de ce dernier, sa modernité, et la vivacité de sa vie politique intérieure (les futures élections sont d'ores et deja très disputés). Force est de constater que l'identité juive a ceci de spécifique qu'elle dépasse la religion, et c'est peut être précisément ce qu'on a du mal à comprendre. Par exemple, moi je pourrais me définir comme chrétien ou bien comme athée ; et à la limite, comme agnostique. C'est comme si notre histoire nous imposait de faire un choix, bien aidé par cette pression sociale qu'est la haine de notre culture, submergés par les opinions contraires parfois médiocres, les révisionnismes, les replis identitaires etc. C'est d'ailleurs peut être pour cela que (... putain, c'est Clockwise de George Benson qui passe dans mon casque, j'ai l'impression de me faire écraser par un train! C'est énorme!...). Je disais... c'est d'ailleurs peut être pour cela d'ailleurs qu'il est si à la mode de se dire agnostique : le besoin de liberté individuelle qu'on éprouve face aux questions existentielles en générale, et la difficulté de les trancher. Cette question de religion se transpose un peu en philosophie dans la question éternelle qui veut opposer idéalisme et matérialisme. Or on se rend peu compte que cette question est, dans la majorité des cas, largement artificielle. C'est un rejeton de notre culture. On voudrait se penser comme des machines qui pensent mecaniquement selon tel ou tel papier calque qu'il suffit d'appliquer à la réalité. C'est la grande marche des conformismes en tout genre, dont l'idéalisme et le matérialisme sont des expressions. Bref, la seule manière qu'on trouve de définir notre identité post-christianisme, c'est le choix tranché entre croyant/non croyant, idéalisme/matérialisme, droite/gauche/, gentil/méchant. Que des polarités. Alors qu'on trouve beaucoup de personnes, comme Lionel, qui se disent juives-athées, sans que se pose jamais ce besoin d'alternatives stupides ni aucun probleme de d'identité. Tout ça pour dire qu'il y a une dimension culturelle particulière. Toujours dans le même sens, ce conflit ravive bien sur la mauvaise conscience de la France colonisatrice. On a donc tendance a penser que les juifs sont arrivés en Palestine comme les français au Sénégal. C'est franchement comique. En fait l'histoire de cette colonisation est complètement insolite. Tout d'abord, l'Etat d'Israel n'est pas le fruit d'une invasion, mais d'une longue tractation politique. Bien sur, cette tractation politique a toujours été refusée par le peuple palestinien musulman, qui exerçait des pressions regulières sur les britanniques pour stopper l'immigration juive au XX siècle (ceux qui fuyaient les persecutions allemandes et autres). Seulement à la fin du mandat britannique, il n'y avait aucun Etat en Palestine, et il fallait bien en créer au moins un. Le fait que ce territoire soit si particulier pour les trois grandes religions du Livre a été un facteur très spécial comme on s'en doute : c'est un bout de Terre par définition cosmopolite, pluriculurel, multinational, comprenant plusieurs religions très puissantes et antagonistes ; et pour ne rien arranger, c'est un endroit stratégique d'un point de vue géopolitique. Donc, sans même parler d'Israel, on peut d'emblée comprendre sans grand effort quelles difficultés cela impliquait : religieuses bien sur, mais aussi militaires, economiques, culturelles, démographiques et géographiques. Pourquoi l'ONU a proposé la création de deux Etats plutôt qu'un? Non pas pour "faire plaisir au juif", non pas parce que le monde est avec les juifs contre les musulmans. Mais pour des raisons simples de démographie. Il y a eu une augmentation croissante de l'immigration juive en Palestine à partir du XXe siècle, accentuée dans les année 30 à cause des persécutions. Immigration pour une large part illégale, que les britanniques n'ont pas maîtrisé, mais qui ne pouvaient pas non plus empêcher ce qui se passaient en Allemagne à l'époque. Mais c'était une Terre d'accueil spéciale : quand on parle de Terre d'accueil, cela signifie qu'on a une Terre d'origine. Vous voyez le truc? L'histoire moderne d'Israel, c'est que la terre d'accueil est en même temps la terre d'origine. Comment renvoyer un juif chez lui alors qu'il n'a pas ou plus de pays? C'est là un problème majeur du sionisme, qu'on ne peut pas calquer sur l'idée d'une colonie type traite des Noirs. En 1939, la population juive représentait presque un tiers de la Palestine, les musulmans presque 62%. Le calcul est simple à faire, et c'est pour cela que la création de deux Etats a été proposé, dans ce contexte également très particulier, deux ans après la fin de la Shoah. Il faudrait voir pourquoi les musulmans ont été amenés par deux fois à refuser la création de deux Etats, en 1939 et en 1947, donc avant comme après la deuxième Guerre Mondiale. Je n'en sais rien. Ce que je sais c'est qu'après les choses se sont gâtées. Juste après la création de l'Etat, Israel devient membre de l'ONU, fraîchement créée elle aussi. On voit là aussi que c'est un contexte hors du commun, après la guerre mondiale (les deux j'ai envie de dire). On est dans un tournant culturel, politique, intellectuel majeur. On veut créer un nouveau monde pacifié, dont l'ONU est alors le symbole. Israel l'intègre, sous conditions, pour sa sécurité internationale, ses organismes de droit international, et les aides au développement qu'elle promet. Tout tient dans les conditions, dont une soixantaine n'ont à ce jour jamais été respectées par les israeliens. Il y avait deux résolutions majeures, résolution 181 et notamment 194, qui prévoyait le retour des réfugiés palestiniens. Si Israel n'a pas été sanctionné jusqu'à présent par l'ONU, c'est parce que Washington a jusqu'à présent systématiquement usé de son droit de veto. Tout ce joue donc sur la politique américaine. Au début du conflit, j'était résolument du côté d'Israel. Car c'est le Hamas qui a rompu la trève par ses tirs de roquette. Quand c'est arrivé, j'ai assez vite compris à quel point, au delà de l'impunité d'Israel, c'était le Hamas qui était au coeur du problème. Etant donné qu'il était évident qu'Israel allait riposter et que Gaza etait un peuple misérable qui ne pourrait rien faire d'autre que mourir, la stratégie du Hamas était claire : elle prenait sa population en otage. Soyons plus directs : elle menait la population à une mort certaine. Pour moi c'etait le seul critère qui valait (mais il n'y avait encore pas de morts, ou très peu, ça change des choses). La légitimité du pouvoir du Hamas à Gaza est une affaire complexe, mais il a cependant été élu. Il y a des raisons de croire que son implication dans les affaires sociales a été pour beaucoup la dedans, tout comme Al Quaida dans d'autre pays. Alors que des autorités plus régulières manquent souvent de moyens financiers comme logistiques, ce sont ces groupes extremistes comme Hamas et Al Quaida qui prennent en charge l'assistance sociale indispensable, et sont ainsi les protecteurs des civils, qui les soutiennent avec ferveur ne serait-ce que pour cela, et faute d'avoir vraiment d'autre choix ; ils probablement pyschologiquement aidés par les endoctrinements qui aident à supporter les souffrances, mais c'est un autre problème. Il faut comprendre ce que c'est que vivre à Gaza, je peux comprendre qu'un gazaouï soutienne avec force le Hamas. Dans le fond, je pense qu'il se trompe, mais la différence entre lui et moi, c'est que j'écris sur mon Mac au fond du canapé de mon appart parisien et que lui est en train de mourir. On voyait donc clairement que le Hamas allait jouer la carte du peuple martyr. Bien sur que l'embargo sur Gaza était insupportable, mais mener un peuple au suicide c'est encore une autre affaire ; et puis, il était curieux de voir qu'apparement, à Gaza, on manquait de tout sauf de roquettes... J'étais donc assez résolument du côté Israelien, considérant que la disparition du Hamas était profitable aussi bien pour les gazaouis que pour les israeliens. Je pensais que, une fois le Hamas vaincu, le blocus allait pouvoir être levé, et les palestiniens vivre mieux que sous le régime d'une autorité qui ne travaille pas à la paix. L'aide internationale pourrait venir, et peut être que l'Egypte aurait aidé aussi. Mais le Hamas se servait de sa population comme d'un bouclier, en s'enterrant par exemple dans les sous sol des hopitaux. Or Israel n'est pas du genre mollasson, et ne compte pas s'enliser dans un conflit sans fin, quitte à tuer des civils qui n'ont pas demandé grand chose. Il n'y a pas de guerre propre. Certes, mais... Au début, il y avait relativement "peu" de civils de tués. C'était visiblement plus des batiments et des infrastructures qu'Israel détruisait. Et puis, il y a eu ces magouilles de trève de 3 heures par jour, non respectées. On dira que c'était non respecté de quelques minutes, mais on dira avec raison que ce sont les minutes qu'il faut pour se mettre à l'abri comme on peut. Et bien sur, c'est là qu'on voyait tout de même la malveillance finale d'Israel, c'est le chauffeur de l'ONU tué, et l'impossibilité d'une aide humanitaire. L'Etat juif ne commente pas. Il y a un double jeu, et ça commence à puer. A mon avis, Israel pense que cette aide humanitaire, comme c'est souvent le cas dans les guerres, sera détournée pour profiter au Hamas, et du coup prolonger la guerre. Seulement il n'y a aucune communication claire de ce côté, et ça montre toute l'ambiguité d'Israel : on autorise l'aide, puis on ne la permet pas. Ou, d'un point de vue plus politique, ça montre l'ambiguité du parti politique Kadima au pouvoir, très puissant mais assez mystérieux... la vérité, c'est qu'il n'y a probablement pas de plan, et c'est peut être ça qui est vraiment effrayant dans la guerre : elle au beau avoir été prévue, comme c'est le cas a Gaza, elle est toujours irrationnelle au final. On a l'illusion d'un contrôle, et on doit s'arranger en permanence avec sa conscience pour pallier à cette illusion. Bon je crois que tout ça est très long, je ne me suis pas relu. Ca ne doit pas être toujours élégant, mais bon, vous m'excuserez. J'ai tenté d'être clair, de donner mon opinion, qui vaut ce qu'elle vaut. J'essaye d'être juste, mais c'est difficile pour nous tous. J'aurai du travail ces prochains jours, et si je provoque des réactions, il y a des chances pour que je ne puisse pas répondre. Voila! A bientot!
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Le 14/01/2009 à 22h48 (88.166.**.**) |
yes we can -
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"je pense que la seule solution passe par une pression conjointe accrue des Etats-Unis et de l'Europe sur Israël"
on peut toujours rever...
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Le 14/01/2009 à 22h09 (90.61.***.**) |
Nebo -
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"une pression parallèle accrue des pays arabes sur les jusqu'au-boutistes du Hamas et autres Brigades de martyrs, etc..."Je comprends parfaitement ta position, Lee-o, mais je crains que là tu ne rêves un peu trop... Sinon... il ne faut plus meller l'ami Gainsbarre à tout ça... car sa position, sur le sujet, était claire, nette et précise...
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Le 14/01/2009 à 20h55 (87.231.***.***) |
Lionel @ Fox -
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Bon, comme le note le "lecteur discret", on sent mieux la valeur positive de ton credo dans ces derniers posts et c'est tant mieux, mais il y reste des considérations pas très claires ou pas très justes.
Tu qualifies mes propos de "tergiversations" (=Usage de faux-fuyants pour éviter de donner une réponse nette). Vu le contexte, je suppose qu'il faut comprendre que tu regrettes que je n'émette pas un avis tranché sur le conflit israélo-palestinien. Mais je te répète (jusqu'à ce que tu l'enregistres) que je ne répondais pas à une contribution sur un tel sujet et que je trouve plus dangereux qu'utile ce type de discussion (voir plus bas). Il ferait beau voir qu'on soit obligé dans un forum libre de s'exprimer sur un thème que l'on ne souhaite pas aborder ; il ne s'agit donc pas de tergiversations mais d'évitement volontaire. Je peux ? Merci.
Tu qualifies ensuite ces "tergiversations" de "raciocentristes". C'est d'abord un peu provocateur et/ou dangereux de résumer sous le qualificatif de "race" -- terme fort controversé et chargé en polémiques -- un propos qui concernait surtout des peuples. Nyto avait lancé une réflexion sur les Espagnols, les Italiens, les Blacks, les Beurs, etc., ce n'est pas interdit par la loi, je lui ai répondu de façon sérieuse. Bon, et je t'épargne mon commentaire sur "un rien parano" pour t'accuser réception de ta façon plus mesurée d'exprimer ce dernier qualificatif et de tes autres commentaires là-dessus.
oOo
Fox : "Et la Gandhi et toi se rejoignent ... Mais lui, sur 'La Voie de la non violence'"
Là, d'abord un grand merci de me rapprocher de Gandhi et de sa pensée, je m'en sens honoré. Il me semble en effet qu'il y a de nombreux points de convergence, dans ma démarche, avec lui et donc dans une certaine mesure avec toi (ce que je ne découvre pas aujourd'hui, bien sûr, mais tu me donnes tout de même moins l'occasion de le constater ces dernières années, je trouve). Dans la 2e partie de ta phrase, néanmoins, c'est le Fox moins avisé et plus obnubilé par le conflit qui s'exprime.
Pourquoi cette opposition entre lui et moi sur la non-violence ? Sais-tu vraiment quelle est mon attitude en la matière ? Ou bien, comme je le pense, ne vas-tu pas bien trop vite pour tirer des conclusions d'essence communautariste simplistes, du genre, Lionel est juif donc il soutient la violence des Israéliens ?
En réalité, je suis moi-même non-violent. Je n'ai jamais donné un seul coup de poing vraiment appuyé et ne me rappelle pas avoir jamais exercé une contrainte sur mon prochain. C'est chez moi une valeur forte et une auto-injonction inconditionnelle.
Sur le conflit israélo-palestinien, je pense que la seule solution passe par une pression conjointe accrue des Etats-Unis et de l'Europe sur Israël, ainsi que par une pression parallèle accrue des pays arabes sur les jusqu'au-boutistes du Hamas et autres Brigades de martyrs, etc. Il est clair depuis 30-40 ans que ça dure que la solution ne peut venir que de l'extérieur, qu'elle doit être fondée sur des concessions réciproques et faire coexister 2 états pacifiquement (chacun en un seul morceau et pas en 2 ou 3 ou des confettis de territoire !). Ce sont les Etats-Unis qui détiennent la clé in fine. Espérons qu'Obama soit à la hauteur !
Le reste, les manifs, les polémiques, les embrasements, les engueulades et mêmes les discussions qui ne dérapent pas, c'est du théâtre dramatique, qui épouse "isomorphiquement" les mêmes contours que le conflit lui-même et qui ne sert pas à grand chose, au contraire. Ton insistance à y revenir (à ce pseudo-débat) est typique de l'obnubilation qui saisit une bonne partie des gens lorsque ce sujet vient sur la table.
La semaine dernière, Libération a dû fermer aux commentaires d'internautes les articles qui traitaient de ce sujet tellement ça devenait violent. Au lieu des 3 ou 400 commentaires au plus par article, on avait là avant la fermeture dans les 1000-1500 commentaires enflammés, insultants, menaçants, bref, attisant cette violence même dont tu dis ne pas être adepte.
Essaye de réexaminer la question à la lumière de ce que j'essaye de te dire : 1) ce débat même, comprend-le, est générateur de violence en soi ; 2) ce qui se joue dans ces méchantes discussions enflammées, c'est de la condamnation de l'Autre-qui-n'est-pas-comme-moi, c'est-à-dire rien de constructif ; 3) la solution au conflit n'est certainement pas dans les discussions, les pétitions, etc. mais dans une volonté politique résolue dont l'impulsion doit être donnée par les Etats-Unis.
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Le 14/01/2009 à 18h08 (213.151.***.***) |
- Fox @ Merceval -
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Entendons nous : la perfection que tu évoques, on la trouve dans Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band, plein de mélanges, qui frise la perfection à plusieurs reprises ... Mais, comme dit Gandhi, le mauvais esprit est plus contagieux que le bon, alors en cas de mélange ce dernier est perdant (le R'n'R en l'occurrence), il se dénaturerait. Donc, il faut fermer le robinet non pas au moyen-orient (cf.Lionel n'avait pas bien saisi que je parlais globalement des moyen-orientaux, "soldats" ou civils ...) mais à l'animosité qu'ils se font une fierté de générer (de part le monde). La philosophie nichée dans le Rock, voilà ce qu'il faudrait pouvoir lancer depuis les hélicoptères au dessus des "territoires occupés" (parce que sinon, si c'est en plein désert, je ne vois pas bien l'intérêt ) (De même quand on pratique un embargo, il ne faut pas s'étonner que les taupes creusent des tunnels : pour transcender plutôt que de chercher vainement à vaincre, il vaut mieux arriver "avec des biscuits", plutôt que de s'écarter, avec des panoplies d'imprévoyants)...
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Le 14/01/2009 à 17h44 (213.151.***.***) |
Gandhi -
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"De l'âge de six ou sept ans jusqu'à ma seizième année on m'a enseigné à l'école toutes sortes de choses sauf la religion. Je dois dire que je n'ai rien reçu de ce que mes professeurs auraient pu me donner sans effort. Et pourtant je ne cessais de glaner quelques miettes tout autour de moi. Bien entendu, je donne ici au mot "religion" son sens le plus large de connaissance de soi et d'épanouissement intérieur"
[...]
"Ma famille voulait que je poursuive mes études à l'université [...] Je me rendis par conséquent à Samaldas College. Arrivé là je fus complètement noyé. J'avais du mal à suivre les cours, indépendamment de l'intérêt qu'ils pouvaient m'inspirer. La qualité de l'enseignement n'était nullement en cause. Nos professeurs passaient pour être de premier ordre. C'était moi qui avais besoin d'être dégrossi." [...]
"La non violence est la loi de notre espèce, comme la violence est la loi de la brute. L'esprit somnole chez la brute qui ne connaît pour toute loi que celle de la force physique. La dignité de l'humain exige d'obéir à une loi supérieure : à la force de l'esprit"
Mahatma Gandhi
(qui souffrait qu'on l'appelle ainsi, et affirmait n'avoir rien d'un visionnaire. Il se définissait comme un "idéaliste pratique" - un sage pragmatique, pour le moins).
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Le 14/01/2009 à 04h10 (86.71.***.***) |
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"A mon avis c'est le Rock'n'Roll qui devrait pénétrer le moyen-orient, et non pas l'inverse"
Euh ... c'est une blague hein ?
Tu n'as pas encore compris que le mélange c'est le chemin le plus direct vers la perfection ?
Et que ce soit en cuisine, en génétique, en philosophie, en anthropologie ou en musique ; le résulttat n'est que probant, tu ne crois pas ?
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Le 13/01/2009 à 19h39 (81.250.***.**) |
un lecteur discret -
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@ Fox : c'est ptêtre tout con, mais saches que ça devient tout de suite plus agréable de te lire, que tes idées /sentis passent tout de suite beaucoup plus efficacement lorsque tu t'abstiens de toutes tes parenthèses (et tes parenthèses dans les parenthèses... ) Là, sans rire,ces trois derniers posts sont juste "parfaits" ! Ton esprit semble suffisament affuté/poli/fin pour ne pas à avoir à t'embarasser trop,à l'avenir, de digressions ,micro-digressions et appartés pourrites ... Enfin,je dis ça,hein,voila ...
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Le 13/01/2009 à 18h31 (213.151.***.***) |
- Fox -
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Gandhi contrairement à la rumeur, n'était pas un tiède, pas un mou du genoux (grand marcheur s'il en est !) ; aux yeux des anglais c'était même plutôt un "bug" (une teigne), a "vixen" (difficile à traduire ...) une bogue (de chataigne ...) ; mais intervenant toujours dans la mesure, avec une seule consigne pour lui-même (on l'ignore souvent, la non-violence n'est qu'une conséquence logique, à ses yeux, comme à ceux de ses élèves - en Afrique du Sud, avant d'avoir des disciples un peu partout) : la Vérité ; pourtant il lui arrive d'utiliser une expression très péjorative, à propos de ceux qui utilisent la violence. Il parle de "brutes dans leur tête". Et il précise après l'avoir constaté que le mauvais esprit a plus d'influence que le bon (ça n'est pas equitable). C'est pourquoi il prêche pour l'instruction, l'autonomie de la pensée (et des actes : il a poussé tous les indiens à faire leurs vêtements eux-mêmes, à commencer par le tissus, comme il le faisait lui-même !) , et ... disons "le fun" ! Il a cru, à juste titre, au pouvoir collectif de la spiritualité, victorieuse sur la brutalité. Parce que j'ajouterais qu'il y a un caractère irréversible dans le fait d'affiner ce qui est "mal dégrosssi". La Connaissance ne fait jamais marche arrière. Elle ignore l'ignorance passée. Elle n'est plus faillible de la même façon.
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Le 13/01/2009 à 17h45 (213.151.***.***) |
rebelote -
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il ne s'agit pas de se "surestimer", mais de se voir canalisé, au lieu de s'estimer à la (dernière) minute. Etre prévoyant. Certains disent "avoir des principes", ou des "valeurs". Comme un serment ...
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Le 13/01/2009 à 17h43 (213.151.***.***) |
- Fox @ Lionel -
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A mon avis c'est le Rock'n'Roll qui devrait pénétrer le moyen-orient, et non pas l'inverse, avec le conflit manicheiste en diable qui devrait s'inviter dans l'aire du Sgt Pepper Lonely Heart Club Band !
Tu n'as pas bien capté mon propos, et l'assassin que tu cites ne le mérite pas (d'être cité). Je parlais à l'échelle collective : la psychologie fusionnée à la sociologie, ça n'est pas moi qui l'ai inventé, ce mélange ...
Je pense que tu ferais mieux d'écouter Gainsbourg plutôt que de te perdre en tergiversations raciocentristes un rien paranoes ... A noter que si Serge G chante le texte tel quel, c'est parce qu'il lui convient (il prouve qu'autrement il userait de sa licence poétique, en remaniant la fin par exemple). Il a toujours voué un culte à la femme, et il ne pouvait se dispenser de cet exercice (à l'occasion de Je Vous Aime, le film du grand Claude Berri, qui l'a soutenu sur ce coup. Entre juifs ... quoi de plus normal que de rendre hommage à la mère de Jesus, n'est-ce pas ?) "Le but que je m'efforce d'atteindre, coûte que coûte, depuis une trentaine d'années, répond au mot moksha. c'est l'accomplissement de soi, et la vision de Dieu face à face. A cette fin, je tends de tout mon être, par ma vie et mes actes. Tout y converge : mes paroles, mes écrits et ce que j'entreprends dans le domaine politique. Or, j'en ai toujours été persuadé, ce que peut l'un d'entre nous, les autres le peuvent." Etc. Et la Gandhi et toi se rejoignent ... Mais lui, sur "La Voie de la non violence" (Ed. Folio - 2 euros en ce moment) Allez une autre : "Les expériences relatées [...] au vu et au su de tous, ce qui je pense n'enlève rien à laur valeur spirituelle. [...] Elles concernent la vie spirituelle, ou plutôt la morale, qui est l'essence de la religion".
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Le 12/01/2009 à 20h45 (87.231.***.***) |
Lionel -
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@ Nyto : Bon, ben on boeuffe, là, c'est bien. Encore une tranche de cake ? 
@ Gillou et à Bruno : Vous êtes chous, les camarades, merci ! 
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Fox : "En ce qui me concerne il n'y a aucune chance de telle germination : l'effet de surprise ne jouant plus, et mes pensées comme mes agissements étant soigneusement encadrés par les "gardes-fous" de mon choix."
Ah la la, mon Foxy, autant ce type de certitude nous gratifie évidemment dans l'instant où nous la formulons, autant c'est une source majeure des problèmes mêmes que tu déplores et c'est pourquoi nous devons nous l'interdire. Est-ce vraiment si difficile à comprendre ? Le mal est plus que largement perpétué par ceux-là même qui sont le plus convaincus de n'en être aucunement porteur.
Pour dire "il ne passera pas par moi", il faut obligatoirement partir du principe qu'il peut passer par moi. En d'autres termes, il n'y a d'enjeu éthique pour l'individu ("...encadré par les gardes-fous de [ton] choix") que parce qu'il y a toujours un risque de faute. Tu n'as pas compris la logique du "penser contre soi" d'Alain, tu ne comprends pas l'obligation de suspendre au moins en petite part son jugement sur soi face au mal. À mon sens, ça réclame une mise à jour, mais à toi de voir.
Là où c'est nettement plus gênant, c'est quand emporté par ton élan anti-israélien dont je vois mal en quoi c'est une réponse à mes propos, avec lesquels il n'a rien à voir, tu fais une méchante glissade peu honorable.
Tu dis en effet que ma proposition (sur le "mystère" qui demeure quant à la capacité de chaque individu à céder au mal), alors qu'elle n'a "aucune chance" de s'appliquer à toi, on en "saisit la pertinence" dans le cas de l'assassin d'Isaac Rabin. La pertinence particulièrement chez les Juifs, comme moi et l'assassin Ygal Amir, tu veux dire ?
Tu vois, là, il ne s'agit que de mots, la glissade n'a pas de caractère de gravité, et pourtant tes "garde-fous" n'opèrent pas ; ils n'identifient pas la pensée -- et son expression -- comme fourvoyée alors qu'elle l'est à l'évidence dans sa simplicité. Impossible de parler de "pensées soigneusement encadrées", tu vois, je te le répète, le danger de se surestimer nous menace constamment. Heureusement pour ton salut, te connaissant, on te voit mal passer aux actes. Tant mieux, ça limitera la casse pour toi et pour tout le monde. Mais ce ne serait tout de même pas du luxe de faire la mise à jour dont je parlais, par précaution.
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Le 12/01/2009 à 17h42 (213.151.***.***) |
- Fox -
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"Quant à Stephane Hessel, c'est bien d'avoir participé à la rédaction de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme... mais sa naïveté est désarmante."Si ça pouvait être vrai ! Le but serait précisemment atteint !! (parce que c'est mieux de ne pas avoir l'air d'un con, une fois désarmé, par manque d'anticipation ... Le cessez-le-feu AURA LIEU, TôT ou TARD. Au même endroit. Alors autant le prévoir !!!)
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Le 12/01/2009 à 17h13 (213.151.***.***) |
- Fox @ Lionel -
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"("Mystère" parce que je ne peux pas savoir en étant sûr à 100% si la même graine qui a fait germer cette horreur ne peut pas aussi germer en moi en quelques circonstances, et que la leçon de la Shoah est précisément là pour me le rappeler, comme à nous tous)"
En ce qui me concerne il n'y a aucune chance de telle germination : l'effet de surprise ne jouant plus, et mes pensées comme mes agissements étant soigneusement encadrés par les "gardes-fous" de mon choix. Une preuve que ce process n'est pas bien opérant à titre exemplaire, c'est que le demi-million dépassé de victimes au Rwanda n'a pas su être évité (malgré la similitude racio-centriste) et qu'aucune leçon n'en a été tirée (encore moins qu'avec la Shoah).
Un effet pervers du renouvellement incessant des propagandes tournant en boucles : On sait en psychiatrie que les pervers et les hystériques ont le plus souvent été eux-mêmes victimes des agissements de malades mentaux. En géopolitique il est temps d'intégrer cette notion de résilience, (puisque l'on peut penser que davantage de matière grise donne plus de sagesse, surtout quand l'observation est permanente), et d'éviter que la "Loi du Talion" ne transforme des victimes en bourreaux.
Le seul ghetto volontaire de la planète, instauré dans une logique philoraciste, doit apprendre la mesure, et surtout à être (enfin) adulte.
Et les résolutions de l'ONU, si elles ne sont plus respectées, doivent établir leur souveraineté en changeant d'uniforme. Quand on sait qu'un leader harmonisateur (catalyseur) peut être assassiné par ses "frères" (cf. Yitzhak Rabin) de race (il faudrait un jour faire une page entière pour cerner cette notion purement idéologique et en rien scientifique ! La racitude est tout aussi floue que la notion de fraternité, dans un pays laïc comme le nôtre qui en a fait un pillier républicain dégingandé) on saisit la pertinence de ton propos ; mais en même temps on voit que si on veut avancer sur un plan humaniste, il est temps de cesser de pointer du doigt, pour retrousser ses manches et bâtir sur des bases autrement plus modernes et enthousiasmantes.
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Le 12/01/2009 à 16h53 (213.151.***.***) |
- Fox @ Nebo -
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Un débat non partisan, comme celui du 8 dernier, c'est un débat qui donne la parole aux partisans de tous bords (et si possible pas que 2) pour une confrontation sereine et édifiante. "Et on nous a servi quoi ? Le discours habituel... connu de tous... " Ces "discours" connus (ou pas : la part du vécu de chacun autorisant la nuance improvisée, et d'éventuelles évolutions chez ces "partisans" une fois sortis de leur ornière habituelle, et la de réciprocité de leur enlisement commun), ces argumentaires sans empathie se mordent la queue, si on ne les met pas en présence ... Pour l'émission du "jour d'avant" (en fait le 6, à cause des grèves dans le Service Public) il y avait là aussi : Yann Arthus Bertrand, Axel Kahn, Jean Claude Guillebaud, Yazid Sabeg et Alain Mabanckou. Chacun ayant son mot à dire (et pas qu'un peu ! L'intervenante que tu cités n'étant pas la plus marquante - Rappel : Axel K est médecin généticien, par exemple). Pas grand chose pour justifier que le Bleu en remette une louche sur ces prétendus problèmes majeurs que sont les flux migratoires ... Alors que le lien vers le débat du 8 parlait du conflit entre des moyen-orientaux soldats et des civils mal lotis - A noter que le chirurgien de Gaza, qui opère sans anésthésie (!), ne voit pas de soldats dans les arrivages macabres des victimes ... On a beau interdire la couverture par les journalistes, comme dans les temps anciens (Tchechenie etc) , auourd'hui l'info ne peut plus être ni jugulée, ni orientée. (Et les reproches des palestiniens à l'encontre des voisins "freres musulmans" qui ne font rien pour discréditer le Hamas, qui a dorénavrant le beau rôle grâce à Israel, passent tout aussi bien jusqu'à nos oreilles).
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Le 11/01/2009 à 12h06 (87.231.***.***) |
Lionel @ Nyto, Dan et al. -
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Eh bien vos voeux sont fort sympathiques et font plaisir, merciiii les gars ! C'est reparti pour une 57ème année (puisque que j'ai accompli depuis aujourd'hui 56 ans révolus) de fun, sex, drugs and rock'n'roll !... Euhhhh, enfin de fun, d'amour, de bons produits de toutes sortes et de groove/jazz/r'n'b/funk/rock, bref de musique qui fait du bien !
Et loin de te "reprendre de volée", dear Nyto (ce sera peut-être pour une autre fois, remarque ), je trouve ta dernière contrib éloquente, pleine de conviction, et sans excès critiquable.
Il faut dénoncer le victimisme excessif, un excès de notre époque, né d'un mouvement historique pourtant louable, mais qui va aujourd'hui trop loin. C'est bien vrai qu'il n'y a pas que ceux dont la couleur de peau est différente qui ont subi les discriminations et brimades qui affectent souvent les minorités dans une population.
Les Polaks dans les années 45-50, les Ritals dans les années 55-65, les Espagnols ensuite, etc., ont du faire le dos rond et subir des quolibets voire des horions. (Note tout de même que pour ce que j'en ai constaté, les Portos ont eu un talent particulier pour s'intégrer sans se faire trop remarquer ou plutôt en sachant se faire calmement apprécier et intégrer, c'est notable).
Mais cela étant dit et méritant absolument d'être rappelé, il y a tout de même des gradients dans la discrimination et les offenses faites à "l'étranger", et ça aussi, il ne faut pas le gommer ; tout ne se vaut pas exactement.
On peut tourner la question dans tous les sens, échafauder des théories invraisemblables à la Faurisson, il n'y a pas, dans la chronique des siècles parvenue jusqu'à nous, de sentence plus terrible faite à un peuple que celle du projet de "l'extermination finale" ! Un projet qui a réussi à moitié (6 millions de Juifs exterminés !) et qui justifie l'édification de sa mémoire à portée universelle, tant c'est l'exemple ultime de la barbarie humaine potentielle !
Il faut bien noter cette "promotion" (si l'on ose dire), qui dans le même temps qu'elle universalise cette offense ultime, doit au bout d'un demi-siècle neutraliser largement le statut de victimes attaché aux Juifs. C'est d'ailleurs bien le cas en partie. Moi-même, dans ma judéité (d'Afrique du Nord, il est vrai, communauté peu directement touchée par les ravages du nazisme), je ne me sens pas victime de la "Shoah" directement en tant que Juif, mais simplement concerné en tant qu'homme par le "mystère" terrible de la réalité de "l'extermination finale". ("Mystère" parce que je ne peux pas savoir en étant sûr à 100% si la même graine qui a fait germer cette horreur ne peut pas aussi germer en moi en quelques circonstances, et que la leçon de la Shoah est précisément là pour me le rappeler, comme à nous tous)
Après ça, tu ne peux pas non plus ne pas distinguer l'esclavage et la traite des Noirs dans l'histoire des grandes plaies de la (non-)civilisation, d'où qu'elle ait été organisée (intra-africaine, arabe, européenne). Ça été bien bien autre chose que de se faire traiter de "Sale Rital !" quand on s'appelle Pariselli ou de se prendre des blagues assez limites jouant sur la judéité ou l'italianité quand on s'appelle Lumbroso, n'est-ce pas, Nyto ?
Enfin, 130 ans de colonisation de l'Algérie par la France (1830-1960) -- qui peuvent avoir eu certains effets positifs -- ont généré des décennies d'une certaine oppression, d'une discrimination certaine, complétés d'un ostracisme méprisant dans les années 60-70 vis-à-vis des ouvriers immigrés d'Afrique du Nord. Là encore, c'est tout à fait d'un autre ordre que les vexations subies par les Polaks, par exemple. Tout au plus peut-on ajouter que les Arabes ne s'étaient pas eux-même conduit autrement dans les années 600-900 lorsqu'ils avaient conquis une bonne partie du Bassin méditerranéen et notamment colonisé l'Espagne.
Bon, allez, ça suffira pour un anniversaire comme contribution "sérieuse" ! 
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Le 11/01/2009 à 05h28 (86.205.**.***) |
nyto - @ Lee-O
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Bon, on dit que chaque 11 janvier, je peux dire ce que je veux, tu me reprendras pas de volée... Allez...je me lance...
HAPPY BIRTHDAY Mr Lee-O !!!
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Le 09/01/2009 à 22h15 (90.35.**.***) |
nyto - @ Nebo
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J'trouve que Houria Bouteldja a tous les défauts de la rock-star sans en avoir spécialement les qualités  On sent un gros travail devant la glace..."Très jolie, p'tre pas mais jolie...ouais, un peu 
Les Italiens, Espagnols, Portuguais, Yougoslaves etc... peuvent-ils prétendre à être des indigènes???Et j'en voit pas des masses au gouvernement ou collectivités locales??? On m'aurait menti, les Blacks et les Beurs ont été les seuls et premier immigrés/immigrants en France à subir la discrimination??? C'est vrai qu'on a déroulé le tapis rouge aux autres sus-nommés...Sale rital, sale portos, sale espaguoin, sale yougo etc... que j'ai entendu et subi quand j'etais gosse, ça devait être des compliments pour l'ensemble de l'oeuvre de nos parents, travailleurs honêtes et intégrés... Bon, j'dégage de ce débat car ça va vite m'enerver ces histoires de victimisation ciblés... Après les frappes ciblées en tant de guerre maintenant ya la victimisation ciblée en temps de paix...J'pense que le combat qu'elle mène se situe sur le mauvais terrain...
Si la banlieue, les "pauvres", tous les "non-tetes-blondes" veulent faire changer les choses avec force et respect, qu'ils prennent d'assaut l'ENA et toutes ces écoles ou se fabriquent les élites de demain et encore interdites à la plèbe... et qu'ils montrent par le travail, surtout intellectuel, que le futur sera cosmopolite et sans castes... =============================
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