Gnac of the day
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Le 03/02/2009 à 17h46 (213.151.***.**)
- Pr Fox @ Lionel -
J'ai du un peu zapper ces derniers temps, le chaos, Goya etc. (je retiens juste que le Colosse est de Asensio Julia : encore une pierre dans le jardin du star-system, les éléves ne sont sont jamais reconnus sauf paut être s'ils sont de la famille http://fr.wikipedia.org/wiki/Bruegel">Bruegel ...) (par exemple)
Mais j'ai sous le coude une réponse à ta contribution qui m'a plongé dans de profondes méditations J'ai l'imprssion qu'Alexandra David Neel (1868-1969) n'a pas su bien expliquer aux occidentaux, au départ, la philosophie du bouddhime :

on disait "Le bouddhisme recommande l'oubli de soi, me semble-t-il et c'est ce que tu rappelles."

Le bouddhisme n'est pas un "abandon de soi", mais le refus de se laisser dominer par un ego omniscient, et de suspendre sa vie au bon vouloir d'un mécanisme consumériste qui n'est jamais rassasié.
La convoitise, par définition, n'est jamais satisfaite. Cela n'est donc pas un bon vecteur de plénitude. Donc un peu mince, après coup, pour structurer une éventuelle idéologie ; pour "refonder le capitalisme" qui d'ailleurs n'a jamais eu d'inventeur(s) ... puisqu'il n'est qu'une manifestation dialectique du cerveau reptilien de l'humain, dans une optique facilement réductrice ... (NB/ je ne parle pas là des Jivaros, réducteurs de têtes suivant une tradition ancestrale mais des "chasseurs de têtes" dans les "ressources humaines" pour un helter skelter dans le monde du travail, ou des "petits porteurs" que certains attendent au coin du bois pour les braquer, le moment venu ... On dit alors que la "bulle éclate" : comme c'est poétique !)

Or si on veut "moraliser" la société, par exemple, pour la remettre sur pieds, et pour sortir la majorité de ses membres de ses souffrances imposées, il faut le faire avec des critères plus que mentaux/logiques, mais moraux/spirituels.
(Je repense à la mobilisation des "ouailles" en Louisiane, pour empêcher la fermeture de leur paroisse, pour cause de réduction importante de l'affluence des paroissiens (donc des dividendes pour l'Archevêché) depuis Katrina ... Forcément : les autres habitués sont morts. Les habitants de St Louis luttent donc pieusement, ou en fanfare, pour garder l'église qui a justement permis de survivre, partiellement, à ces abandonnés de tous [- les 4 millions d'habitants ne faisaient-ils plus partie de l'un des Etats, Unis ?] ; et qui leur a évité d'être parqués, pire que du bétail, dans le gymnase, par les autorités retardataires.) Ce serait si commode de démonter cette église, témoin oculaire, qui a une mémoire, qui date de l'esclavage ...
Quand on dit "en fanfare", entendons-nous bien : on a affaire à des pointures, là, à tous les coins de rue. D'ailleurs, dans ce berceau de l'actuelle culture mondiale, les quelques grands prédicateurs, leaders politiques, les stars du jazz solidaires, viennent humbles comme des petits enfants chez leur grand'mère. Les égos sont en berne, quand chaque quidam rencontré est un modèle de vérité. Le Missouri, le Mississippi, savent des choses que la raison ignore ... à Washington.
("River knows / On and on it goes" - the Doors)

Il conviendrait alors, si on espère un changement, de ne pas avoir perdu les clefs (datant de l'ère de la Chevalerie, et même d'avant). Or en définitive, ces clefs ne peuvent être concevables qu'à l'échelle intimement individuelle, le nombre ne fait rien à l'affaire (chaque nouvelle intervention implique une modif. laborieuse ; et au final on obtient une usine-à-gaz inutilisable sans guide-percepteur). De plus, au final, on ne se met pas à deux pour ouvrir une porte ...
C'est pourquoi le bouddhisme met la priorité au "developpement personnel", partant du principe que l'on ne naît jamais complètement finis.
Ainsi, comme je le disais, ce qui compte ce sont les actes. Et de la sorte, chacun est en mesure de changer la face du monde (la face, pas le monde ).

"Rien n'a été porté à ma connaissance qui atteste, selon mon jugement, de l'existence d'un (ou de plusieurs) Dieu ; en revanche, quasiment tout ce qui parle de Dieu m'apparaît comment portant la patte caractéristique de l'Homme."

L'humain est vraiment coupé de ses instincts, depuis "l'erreur" de Eve & Adam, il est devenu très "cérébral".
Par exemple, on voit quelques chercheurs dévier inévitablement de leurs protocoles vers des hypothèses relatives à l'existence de Dieu. (cf. Big Bang, antimatière, mécanique quantique, nano-conducteurs, atome etc.) Mais ils craignent pour leur budget alloué ...
On connaît beaucoup d'agnostiques qui cherchent les probabilités, voire des preuves, de la présence, actuelle ou passée (voire future) de la déité ...
Cela me fait penser à quelqu'un qui trouverait d'anciennes lettres, écrite par ses parents, et qui serait conforté de voir là, noir sur blanc, cette trace, cette écriture d'une mère décédée par exemple. Comme une preuve matérielle de son existence passée : Alors que sa simple existence EST le fruit de cette vie avérée, que c'est dans sa chair même que se trouve la confirmation d'un élan créateur (plutôt que dans sa tête ... Même si ...)

"Je juge donc que la probabilité d'existence de ce Dieu est de l'ordre de 0,000001% (si on parle en plus du Dieu omniscient qui surveille chaque action de chacun, ça passe à 0,000000000001%)."

Par ailleurs, si on reste dans le raisonné, (plutôt que de s'évaporer ponctuellement dans l'affectif ou le transcendantal), pour ma part cette idée d'une déité, "omnisciente" comme tu dis, me semble recueillir de plus grandes probabilités opérationnelles, plus logiques encore que celle de l'existence d'un Dieu distancié, resté au seuil de sa Création.

(J'inverse donc tes pourcentages ... ceux de "la probabilité d'existence de ce Dieu est de l'ordre de 0,000001% (si on parle en plus du Dieu omniscient qui surveille chaque action de chacun, ça passe à 0,000000000001%")

Surtout si l'on songe que cette Création, avérée, se trouve sans cesse "remise sur l'ouvrage", en perpétuelle gestation (N.B. le bouddhisme n'arrête pas la Création du monde au 8ème jour ...)

Je ne cherche aucunement à convaincre qui que ce soi, mais il est difficilement concevable, (pour moi ce serait un effort de croyance exagéré : je suis beaucoup moins apte à la croyance qu'à l'observation), que tout ce "binz" intersidéral, post-big-bang, tout ce foisonnement microscopique, ne soient que le fruit du hasard. Mais cela ne m'empêche pas de dormir, moins que le tohu-bohu et le ramdam venant d'individus connaissant les affres de leurs certitudes précaires ...

(Et je serait étonné, par exemple, que le code génétique, ne soit qu'une vague marque pareille à une tache sur le mur, plutôt que comme un tag dessiné par un illustre inconnu, et, comme souvent, seul à en connaître la signification au départ ... Et, parfois, définitivement.)

Le 03/02/2009 à 17h21 (90.44.**.**)
nyto - @ JC
Te faire lire du Victor Hugo par une demoiselle un soir d'été sur un toit, c'est ça la vraie vie

Ceci dit, JC j'apprends beaucoup de toi...
et une fois maché, avalé, recraché, cela donne parfois des textes pour mes chansons

Le 03/02/2009 à 16h25 (89.158.***.**)
jc @ nebo -
Nebo, j'ai lu tes liens, et à vrai dire je l'avais deja fait par le passé, vu que je vais regulièrement voir ta page. Je n'ai rien à y redire, je ne trouve pas cela mal. Ma courte phrase était là seulement pour dire que "réactionnaire" et "conservateur" sont des catégories assez provocatrices, qui sont plus susceptibles de cristalliser des tensions bêtes et méchantes que de focaliser l'attention sur les propos eux-mêmes tenus. Je sais que tu te revendiques provocateur et non-conformiste, j'ai toujours trouvé cela très bien, mais ce genre de style a forcément des conséquences sur les lecteurs peu attentifs ou trop vaniteux. D'ailleurs tu le sais très bien, et tu t'en fout (tu as raison ). Regarde les réactions (justement ) des énergumènes qui t'ont répondu : ils ne disent quasiment rien de ton texte... personnellement, je trouverais ça très frustrant vu le mal que tu te donnes, y compris à leur répondre. Ca me ferait chier d'être a ta place parfois, tu perds trop de temps pour des conneries je trouve, et la vie est trop courte pour ça ; ça m'use pour toi, simple phénomène d'empathie, si je puis dire. Ton style n'est pas vraiment adapté au dialogue, mais aux grands essais, un peu à l'ancienne (sauf pour ceux qui te connaissent, et il y en a quelques uns ici, c'est pour ça que tu es encore là). C'est pour cela que je trouve ça un peu "maladroit", toi qui justement fustige quelque peu les catégories identitaires ; tu as parfois tendance à faire la même chose finalement, en te disant "conservateur" ou "réac". Moi, personnellement, ça n'a jamais pu me deranger une seconde, parce que je te lis depuis plus de cinq ans, et qu'on a échangé sur un tas de sujet lors desquels j'ai appris beaucoup de choses. Je me souviens d'ailleurs d'une discussion assez chaude il y a des années sur Steve Vai, que je n'aimais pas ; j'étais assez puriste, un peu jeunot . Et puis, maintenant, j'ai entendu des choses de lui, et je trouve que c'est un musicien formidable! Pour le dire en un mot, tu as compté intellectuellement et artistiquement dans mon passage de l'adolescence à l'age de jeune adulte ; mais c'était bien plus dû à tes textes sur Nietzsche que sur ce genre de revendications, même si elles m'amusent. Tu comprends, je n'essayerais meme pas, pour ces raisons, de te "faire la leçon" (comme tu me l'as parfois dit). Mais je pense que je suis maintenant assez grand pour te faire certaines remarques, ce qui est normal dans un débat. A quand un super boeuf avec guitare saturée? . D'ailleurs, on parlait d'art gothique. Je n'y connais rien. Mais j'ai une amie qui m'avait lu un beau soir d'été sur un toit d'immeuble, la Fin de Satan de Victor Hugo (qui connaissait quelque chose des profondeurs et de la beauté de la vie). Et c'est un poème superbe, le voici :

Le soleil était là qui mourait dans l'abîme.
L'astre, au fond du brouillard, sans air qui le ranime,
Se refroidissait, morne et lentement détruit.
On voyait sa rondeur sinistre dans la nuit ;
Et l'on voyait décroître, en ce silence sombre,
Ses ulcères de feu sous une lèpre d'ombre.
Charbon d'un monde éteint ! flambeau soufflé par Dieu !
Ses crevasses montraient encore un peu de feu.
Comme si par les trous du crâne on eût vu l'âme.
Au centre palpitait et rampait une flamme
Qui par instants léchait les bords extérieurs,
Et de chaque cratère il sortait des lueurs
Qui frissonnaient ainsi que de flamboyants glaives,
Et s'évanouissaient sans bruit comme des rêves.
L'astre était presque noir. L'archange était si las
Qu'il n'avait plus de voix et plus de souffle, hélas !
Et l'astre agonisait sous ses regards farouches.
Il mourait, il luttait. Avec ses sombres bouches
Dans l'obscurité froide il lançait par moments
Des flots ardents, des blocs rougis, des monts fumants,
Des rocs tout écumants de sa clarté première ;
Comme si ce géant de vie et de lumière,
Englouti par la brume où tout s'évanouit,
N'eût pas voulu mourir sans insulter la nuit
Et sans cracher sa lave à la face de l'ombre.
Autour de lui le temps et l'espace et le nombre
Et la forme et le bruit expiraient, en créant
L'unité formidable et noire du néant.
Le spectre Rien levait sa tête hors du gouffre.
Soudain, du coeur de l'astre, un âpre jet de soufre,
Pareil à la clameur du mourant éperdu,
Sortit, brusque, éclatant, splendide, inattendu,
Et, découpant au loin mille formes funèbres,
Énorme, illumina, jusqu'au fond des ténèbres,
Les porches monstrueux de l'infini profond.
Les angles que la nuit et l'immensité font
Apparurent. Satan, égaré, sans haleine,
La prunelle éblouie et de cet éclat pleine,
Battit de l'aile, ouvrit les mains, puis tressaillit
Et cria : - Désespoir ! le voilà qui pâlit ! -
Et l'archange comprit, pareil au mât qui sombre,
Qu'il était le noyé du déluge de l'ombre ;
Il reploya son aile aux ongles de granit
Et se tordit les bras. - Et l'astre s'éteignit.

La nouvelle Le Moine, de Lewis, est aussi un grand classique, même si je ne l'ai jamais terminé. Il faudrait le faire à l'occasion.

J'espère m'être mieux fait comprendre cette fois ci. Bien à toi!

Le 03/02/2009 à 02h26 (89.158.***.**)
jc @ nebo -
Non Nebo, bien qu'etre pamphlétaire n'exclut pas la pensée, ce n'est pas du tout ce que j'ai voulu dire, je te demande pardon si tu as compris cela. Attention l'ami, je n'ai pas voulu dire que Finkielkraut était bête, ni que son propos était vide. Bien sur qu'il a de grandes connaissances etc. Mais si j'ai dit qu'il n'était pas un penseur, c'était pour dire que, d'accord, il pointe énormément de choses du doigt, mais il ne propose rien en retour. C'est pour cela qu'il n'est pas un réel penseur selon moi, car sa réflexion se limite à de la critique sans établir aucune synthèse véritable. Pour autant, ça ne l'empeche pas d'avoir des prises de positions interessantes et valables, nous alerter sur tel ou tel exemple. Mais c'est tout. Je suis plus clair là? Je regrette un peu que tu me titilles là dessus, car, après tout, c'était vraiment un point de détail dans mon petit commentaire. C'est un peu dommage que le reste de mon propos soit si invisible, et je note que la dernière fois non plus tu n'as pas réagi à une ligne de mon propos. Mais d'un autre coté, je comprends bien que tu as beaucoup de choses à faire, et que tes productions déjà conséquentes ne peuvent pas s'étendre à l'infini. C'est bien normal. Mais j'espere qu'un jour tu t'arretera sur d'autres choses dans ce que je dis, j'aimerais bien recevoir un autre type de critique de la part de quelqu'un de ta carrure. Là je n'ai pas le temps, mais je le prendrai pour lire ton post sur "réac". A+!

Le 02/02/2009 à 21h43 (90.61.***.***)
Nebo -
Quant à ce que je pense du fait d'être "Conservateur"... je m'en étais déjà expliqué http://incarnation.blogspirit.com/archive/2007/01/16/conservateur.html">ICI... et "réactionnaire"... je dis ce que j'en pense là... non pas dans le texte de Saint Exupéry (quoi qu'il ne manque pas d'intérêt) http://incarnation.blogspirit.com/archive/2007/09/09/saint-exupery-citadelle.html">mais dans les commentaires où j'ai un échange avec le dénommé XP...

Le 02/02/2009 à 20h56 (90.61.***.***)
Nebo -
Me suis planté... c'est juste la citation qui est signée Lukas ZPIRA...

Le 02/02/2009 à 20h55 (90.61.***.***)
Nebo -
JC, tu t'emportes un peu, en effet. Considérer que Finky ne pense pas... c'est comment dire ? ... estomaquant ! Non seulement il pense mais il pense en profondeur, étant essentiellement limité par son temps d'intervention qui doit être, à mon avis prévu pour ne pas dépasser un certain nombre de minutes... et son intervention pose bel et bien des postulats, décortique l'absurde (à propos du tableau "Motherfuckers never die" la mise sur pied d'égalité de Hitler et Disney), lorsqu'il met en perspective que l'Art est menacé et selon quels arguments... la différence entre le nombre d' "artistes" dans la cité et la place de l'Art dans la cité, mesurant l'écart qui existe entre l'un et l'autre. Après, tu peux considérer que ces postulats sont faux, mais tu ne peux le réduire à un simple pamphlétaire. Encore que... il y a des pamphlétaires de très grande qualité... je viens de lire "Le Salut par les juifs" de Léon Bloy et je suis en train de terminer "La France contre les robots" de Bernanos, non seulement, dans leurs cas, le verbe est manié avec style... comme un fleuret dont la pointe fait des dégâts... mais en plus, ils avancent force d'arguments pour étayer leur dégoût et leur colère. Être, donc, pamphlétaire n'exclut pas l'art de la pensée. Mais Finky m'apparaît bien plus comme un penseur, malgré ses coups de sang, qu'un pamphlétaire.

Voilà, sinon, l'Art contemporain de JOTA CASTRO - Motherfuckers never die...

http://www.jotacastro.eu/img/works/motherfuckers-never-die.jpg">

http://www.exporevue.com/images/magazine/1675castro_fucker.jpg">

Je serai curieux de savoir à quel prix ces croûtes sont vendues !

Et voici le genre de choses que l'on peut trouver dans La Demeure du Chaos

http://farm3.static.flickr.com/2172/2071053915_6bb0d9f4a5_o.jpg">

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Avec comme citation sous la photo...

"La mutation n'est pas un terme commercial, c'est un état d'esprit,un chemin que nous balisons de notre sang,un travail qui nous emmène à la frontière du possible et du légal, c'est un combat contre la médiocrité de nos existences,un combat pour essayer de s'arracher de cette fatalité qui voudrait que l'on ne puisse rien y changer,un combat que nous sommes trop peu à mener pour laisser croire le contraire."

Personnellement, en matière de travail conceptuel, artistique, je sais, quant à moi, ce qui m'interpelle et ce qui est une arnaque. Lukas ZPIRA

Le 02/02/2009 à 15h59 (89.158.***.**)
jc -
Bon, pardonnez moi, je n'ai pas vraiment répondu à vos contributions, il s'agit plus d'un monologue, mais je voulais apporter un éclairage que j'espere different, pour la diversité et la couleur

Le 02/02/2009 à 15h57 (89.158.***.**)
jc @ nebo, lionel, yaméro, etc. -
Je pense que chacun d'entre vous dit quelque chose de juste, et que pour autant le consensus n'est pas complet. Mais d'un autre coté, il ne peut jamais etre question d'un consensus quand on parle d'art (ce n'est d'ailleurs pas le sujet, comme le fait justement remarquer Nebo a intervalles réguliers). Ce qui est positif, c'est qu'un débat sain soit installé, même si l'on sait tous plus ou moins par avance qu'on ne pourra jamais vraiment faire le tour de la question. Pour le moment, c'est une vraie réussite de ce coté là, et ce n'est pas si féquent. La seule manière d'espérer le faire, ce n'est pas en communiquant, mais en créant soi-même. Car l'Art n'a jamais eu une vocation "communicatrice", bien qu'elle nous parle, provoque des choses en nous (c'est pour cela que la question du soi-disant "message" véhiculé par une oeuvre est presque toujours une fausse question ; un artiste n'est pas un idéologue ou un journaliste, et on ne trouve chez lui bien souvent que ce qu'on veut bien y trouver). L'art est créatif, c'est tout. Il doit être comprit en lui-même et pour lui-même. Et c'est ce manque de créativité qu'on dénonce souvent dans le monde contemporain, ce que souligne Finkielkraut.

Je connais assez le personnage d'abord pour des raisons académiques. Quand j'étais en Khâgne, mon thème de philosophie était la culture. La référence principale au cours de l'année était La Défaite de la pensée". D'un point de vue "philosophique", c'est un scandale dans la mesure où Finkielkraut est plus un pamphlétaire qu'un réel penseur. Mais l'intention du professeur d'alors était de différencier l'approche anthropologique de la culture (les cultures) et l'approche gréco-latine de cette dernière (Paidéia etc). Il a ainsi probablement voulu nous sensibiliser au fait que la culture soit souvent quelque chose de travesti, un terme fourre-tout de nos jours, alors qu'avant elle indiquait d'abord l'activité essentielle et motrice de l'esprit. Cette approche a braqué beaucoup d'élèves (elle est "réactionnaire", car ancrée dans une profonde tradition vieille d'environ 2500 ans)), mais tout le travail personnel consistait à en faire quelque chose de positif sans tomber dans ce finkielkrautisme typique qui marche beaucoup à la rhétorique, à l'émotionnel, au désenchantement du monde moderne. Il a bien sur de très bonnes raisons de penser cela, mais il fallait comprendre que cette pensée anti-moderne a une histoire particulière qui prend racine dans la perte de la métaphysique, annoncée en gros à partir des Lumières.

Et précisément, si l'Art est un sujet si délicat, surtout pour nous autres modernes, c'est parce qu'elle nous place en face de la métaphysique qu'on a mit des siècles à "éradiquer" au profit de la société technique, rationnelle. La perte du sacré qui caractérise en partie nos sociétés est pourtant relativement antinomique avec l'art, qui est toujours une expérience métaphysique. Le problème de la fin de la métaphysique est qu'elle nous fait oublier les fondements non-rationnels de l'homme, qui s'expriment pourtant de manière forte aujourd'hui quoiqu'on en dise. Par exemple concernant les émotions, qui nous gouvernent largement autant que la raison, et qu'on tente d'expliquer de façon bizarre par l'activité cérébrale, comme si l'on était des automates purement réactifs. Ce qui bien sur une betise que d'ailleurs bien des scientifiques combattent difficilement. Je pense qu'il faut renoncer à la définition de l'homme comme "animal rationnel". C'est une définition débile, rien que dans sa formulation journalistique ; débile car réductrice. En fait, l'homme fonctionne aussi largement par la socialité (qui n'est, vous me l'accorderez, pas seulement une affaire de "raison"), par l'activité symbolique, même par l'activité mystique, par l'amour et le sentiment. Bref, il y a une dimension non-rationnelle (non pas irrationnelle, attention) de l'homme qui est largement aussi constitutive de l'humanité que la raison, sans que cela soit forcément une "faiblesse" : c'est elle qui explique des siècles et des siècles d'art, de métaphysique, de philosophie, et bien sur de science (Einstein par exemple, à insisté de façon forte sur le lien entre la métaphysique et la science). J'ai pour ma part déjà fait une expérience mystique, et meme plusieurs fois, que cela soit par l'amour, l'art, la nature ou meme l'intellect lui-même. Je suis persuadé que c'est aussi TOUS votre cas. Il faut renoncer à réduire l'homme à une catégorie, et c'est là que se situe la perte majeure de la métaphysique. Il est donc autant rationnel que non-rationnel, et ce n'est en rien une faiblesse (au contraire).

C'est pour cela que je refuse également de suivre Finkielkraut sur le thème de la fin de l'art, parce que je suis persuadé qu'on ne peut pas rompre totalement avec la métaphysique. Il y aura toujours des artistes pour cette raison, mais peut etre qu'effectivement ils sont peu visibles (voire pas du tout) dans notre type de société qui est saturée de subjectivisme aussi bien que de rationalité (d'où le paradoxe ; deux choses plutot contradictoires avec l'art). D'un autre coté, la reconnaissance de l'art a elle-même toujours été un probleme, meme si certains authentiques artistes ont pu jouir de la célébrité (comme Picasso). Ces problèmes de reconnaissance, de place de l'artiste dans la société, ont toujours existé, et ce n'est pas pour cela que l'art "meurt". Il n'y a pas de mort naturelle dans ces domaines que sont l'art ou la philosophie, car le monde est une source inépuisable d'étonnement, de questionnement et de mystères ; à la limite, il y a peut etre des assassinats. Mais peut-on pour autant éradiquer tout cela? Je ne le pense pas. Il y a des periodes historiques qui ne sont surement pas favorables à la création, cela a, encore une fois, toujours existé.

Sortir du finkielkrautisme revient à renoncer à la nostalgie et à travailler à un autre type de société. Ce qu'il ne fait pas vraiment. Il dénonce tant et plus, mais sans rien proposer réellement, et c'est en cela qu'il n'est bien sur pas un penseur. Et en cela, je pense qu'il est maladroit de se dire "conservateur" comme Nebo. C'est une façon gauche de dire l'importance de savoir que l'on est né dans un vaste monde a l'histoire complexe, avec de fortes traditions qui ont mené à des grandes choses (mais en même temps, qui de sérieux a osé affirmer que l'ignorance était un facteur déterminant d'émancipation spirituelle?). C'est en cela qu'il y a un réel sens à dire que la connaissance est un facteur déterminant pour la liberté ; meme si d'un autre coté, il faut etre conscient de son coté castrateur ou stérilisateur. C'est en cela que Gilles Deleuze disait que pour philosopher, il fallait être "à la point de son ignorance", car la philosophie n'est pas essentiellement une affaire de savoir, mais de questionnement, d'étonnement. Encore une fois, c'est notre limitation et notre finitude elles-mêmes qui nous font accomplir de grandes choses, cela n'a rien de négatif. Il faut renoncer au mythe de Prométhée, au mythe de la toute puissance de la raison. Je crois qu'aujourd'hui nous commençons à éprouver les limites de la société technicienne, de l'illusion que constitue la rationalité érigée en idéologie. C'est cela qui explique les tentatives, assez nombreuses, d'ouverture aux autres cultures, aux autres types de médecine, à l'écologie. Nous allons peut etre vers une société de type holistique. Mais il y a bien sur des dangers à cela, comme confondre la spiritualité et le New Age, le voyage et le tourisme, la non-rationalité et l'irrationalité, l'empathie et la complaisance etc. Il y a aussi le "danger" du relativisme culturel, souvent dénoncé par gens comme Finkielkraut, mais il ne doit pas etre confondu avec les travaux passionnants d'anthropologie comparative (qui alimentent des programmes lancés par l'ONU). Peut etre qu'on ne peut vraiment comprendre une société qu'en sortant d'elle temporairement, en l'explorant d'une façon humble : il n'y a qu'à voir, par exemple, l'oeuvre magistrale de Tocqueville pour nous faire comprendre la richesse de ce type d'approche. Et c'est aussi cela l'activité artistique (si on admet qu'elle ne se réduit pas à une somme de déterminations historiques et sociales) : c'est à la fois une introspection maximale et en meme temps un dire sur le monde d'une portée sans égal. Et encore, j'oublie sûrement le principal, à savoir la dimension esthétique! (qui me laisse sans voix, et dont je préfère ne pas parler tellement elle m'émeut).

Le 01/02/2009 à 23h50 (87.231.***.***)
Lionel @ Nebo -
Oui, c'est bien, on avance tout de même. Ainsi, il me semblait bien que j'étais sur une position qui était un peu moins "angélico-démocratique" que d'habitude et plus proche de tes options "ésotériques" -- certaines connaissances ou expériences exigent une approche prudente et "initiatique" -- et je suis content que tu le confirmes. Et là, sur le dernier échange, nous sommes en effet bien rentrés dans le débat.

J'ai écouté avec intérêt l'intégralité de l'allocution de Finkielkraut, quelqu'un que j'aime bien et pour qui j'ai une certaine estime, sans toutefois partager ses vives craintes que nous soyons à une sorte de "fin du monde" où toutes les bonnes valeurs se perdent. Globalement, je ne suis pas d'accord avec lui sur le sujet abordé, même si je trouve qu'il relève des choses justes, notamment la multiplication "démocratique" des "artistes" (ou plutôt des individus prétendant l'être), l'inversion du critère esthétique (le beau n'a plus d'intérêt, n'est plus ou est peu défendu, le mauvais goût est "beau") et la profusion des provocations tenant lieu de geste artistique.

Mais je trouve qu'il y a plusieurs problèmes liés à ce discours. D'abord ceux liés à l'évocation de l'Art avec un grand "A". Normalement, l'oeuvre d'art se suffit à elle-même, c'est elle qui suscite une émotion particulière. En sa présence, physique ou virtuelle, le commentaire, la mise en perspective, en contexte, etc. peuvent certainement être intéressants, sans être indispensables. Mais un commentaire sur l'absence d'Art, comme c'est le cas ici, est plus problématique et j'ai même le sentiment qu'un tel commentaire pèche à peu près de la même manière que ce que dénonce Finkie chez les prétendus "artistes". C'est-à-dire que cela revient à se rengorger de la notion d'Art, à en appeler à l'Art de façon gauche, à "invoquer le nom de l'Art en vain". Autrement dit, on quitte en réalité le domaine de l'Art et même du commentaire sur l'Art à partir du moment où on tient ce discours.

Ensuite, il y a le problème du jugement sur l'Art de l'époque où l'on vit. Depuis quelque temps, j'ai en réserve une réponse à l'évocation par JC, lors de la dernière discussion sur le conflit du Proche-Orient de l'impossibilité de "se placer du point de vue d'où la postérité contemplera le fait accompli". Je conteste cette impossibilité, souhaite la nuancer... pour les questions politico-socio-historiques. En revanche, cette impossibilité me semble mieux étayée en ce qui concerne l'Art (avec un grand "A", je ne parle pas de ce qui est de l'ordre du divertissement). Qui peut vraiment savoir ce que la postérité retiendra de plus Artistique pour l'époque actuelle ? Pas Finkielkraut, je dirais, surtout avec sa tendance à la réaction.

Troisièmement, le fait que tout le monde aujourd'hui se sente potentiellement la vocation d'un artiste relève de quelque chose d'autrement plus sérieux que l'espèce de caprice individualiste que semble croire Finkie. Cela tient à des logiques historiques pluricentenaires. Je ne vais pas m'étendre, j'en ai déjà parlé, on peut relire Marcel Gauchet ou Jean-Claude Kaufmann à ce sujet. La logique de l'individualisation progressive à travers les siècles est extrêmement forte et elle a du sens. Ce n'est pas parce qu'il y a beaucoup d'appelés et très peu d'élus (très peu de candidats artistes qui s'accomplissent) que cette logique historique lourde doit être contestée et tenue pour un égarement momentané de la civilisation sur lequel on pourrait revenir. Bien au contraire, il est maintenant assez clair que la production artistique de notre temps va obligatoirement avoir à voir avec les tourments de l'individu moderne, qui ne peut plus se contenter d'être sujet parmi d'autres, encadré par des institutions qui le surplombent, mais est sommé d'inventer, de créer, etc.

Quatrièmement, Finkie s'égare un peu à mon sens quand il prétend que dans le système actuel, les vrais artistes n'ont plus le moyen de s'exprimer et de s'accomplir. Sur quoi s'appuie-t-il pour dire ça ? Je ne vois pas trop et je trouve qu'il force un peu sur le pathos ou les jérémiades, là.

En réalité, il me semble qu'on ne peut produire d'Art que si on oublie ce concept même. Est potentiellement art ce qui doit sortir du sujet à tout prix, de façon irrépressible. Je peux me tromper, il faudrait étudier un peu les propos laissés par les grands artistes géniaux, mais il me semble que l'artiste doit se contenter d'être, de respirer et de faire ce qu'il sent irrépressiblement qu'il doit faire. Celui qui est motivé par les bénéfices du statut d'artiste n'en est pas un. Ceux qui "vendent leur âme" se discréditent eux-même. Mais contrairement à ce que dit Finkie, ce n'est pas parce qu'ils sont une multitude à agir ainsi que l'Art n'existe plus, qu'il n'y a plus de vrais artistes, etc.

oOo

Bon, il y aurait plein d'autres points à commenter dans ce champ-là, bien sûr. Peut-être que JC ou un autre passera par ici pour évoquer d'autres points. Là, il faut que j'y aille. Mais j'ai bien entendu, Nebo, ton appel à relativiser les défauts de l'entreprise d'Erhmann -- il y a bien pire, nous as-tu en quelque sorte prouvé --, et j'en prends bonne note, en n'excluant pas la possibilité d'aller y revoir.

Et puis comme tu le sais, je pense que non, cette époque n'est pas si noire qu'on le clame. Les progrès de la liberté, de la puissance, de l'entendement humains ont leurs revers. L'expression d'oeuvres ou de textes justes sur l'époque est un challenge autrement corsé que ne l'était le même programme à des époques moins complexes. Soyons patients et ne perdons pas toute confiance.

Le 01/02/2009 à 13h36 (90.2.***.**)
lulu@nyto -
ah veinard pour moi c'etait sandwich jambon beurre ave un petit gout de sable décollé du sol par les sabots des chevaux ... bref tout un charme inegalable quand ça croque sous la dent mmhhh bref aussi bon qu'une salade de mache avec petits cailloux (pardon Lionel j'ai pas pu m'en empecher lol)

Le 01/02/2009 à 01h57 (90.61.***.***)
Nebo -
Et bien au moins ça cogite. Je n'ai malheureusement pas trop le temps... mais ça cogite, c'est tout ce que je voulais et tout ce qui importe.

Avec le fric qu'il gagne avec sa société Internet, je ne pense pas qu'il fasse cela, cette demeure du chaos pour uniquement une histoire de fric. Le Musée est gratuit... le procès a dû lui en coûter du fric, et je ne le plains pas si il est multi millionnaire. Franchement, je pense que si son propos était finacièrement intéressé il ferait probablement autre chose. Non ?

Après, probablement que sa méthode est critiquable, Lionel le fait bien. Mais je ne crois pas que l'on puisse de sa démarche ne tirer qu'un désespoir sans issue. En tout cas ce n'est pas mon cas. De plus, le mec est Franc-Maçon, on l'apprend dans le reportage d'Envoyé Spécial... alors pour peu qu'il serait en mission pour les frères de sa Loge, il n'y a qu'un pas. Bon, je le répète, je ne mettrais pas personnellement sa Demeure du Chaos dans mon jardin, ça ne correspond pas à mes goûts en matière esthétique, mais peut-être, aussi, que quelque chose nous échappe, n'est-ce pas; permettez-moi de me faire l'avocat du diable, de la même manière que les créations de Goya ou Baudelaire échappaient à leurs contemporains.

De toute façon, et pour être très clair, l'Art Contemporain m'intéresse pour une seule et unique chose : C'EST UN CLICHE SAISISSANT DE L'ETAT MENTAL DE NOTRE EPOQUE QUI EST LOIN D'ETRE SAINE ET SEREINE. De ce point de vue c'est un sujet d'observation qui me passionne. Mais l'émotion générée est loin de m'enchanter au même titre que Mozart, Antonin Artaud ou Jimi Hendrix... comme chacun le sait... je suis un vieux réac'.

Il y a déjà presque un an, j'avais mis en ligne sur mon blog une intervention de Finkelkraut sur l'art contemporain qui pesait son taux de cacahuètes. http://incarnation.blogspirit.com/archive/2008/03/14/vous-avez-dit-art-contemporain.html">Comme elle ne dure que 7min47sec, peut-être aurez-vous le temps de l'entendre. Je partage, dans les grandes lignes, son opinion au sujet de l'Art Contemporain.

Ensuite, il y a http://incarnation.blogspirit.com/archive/2008/03/17/vous-avez-dit-art-contemporain-ii.html">ce deuxième post que j'avais fait dans la foulée et qui montre à quel point l'Art Contemporain, au nom d'une posture provocante pourrait être des plus choquante, même pour un habitué comme moi de l'acidité et du cynisme. Là, on dépasse les bornes. Regardez toutes les photos et lisez le court texte, ça devrait vous placer dans l'ambiance détestable du sale petit enculé qui s'adonne à ce genre de "happening" complètement dénué de conscience. Car si l'Art a un rôle à jouer, c'est de nous ouvrir à plus de conscience. Et c'est là que "La Maison du Chaos" est moins inintéressante qu'il ne semble. On peut y trouver une matière à réflexion. Le tout est de faire fonctionner les bons filtres. Je suis d'accord pour dire que cette forme d'expression est "borderline" et qu'elle n'est pas donnée à tous. Il est des oeuvres qui nécessitent une approche initiatique particulière afin de ne pas choquer gratuitement sans donner de porte de sortie hors de l'enfer. L'initiateur de "la Demeure du Chaos" se revendique d'ailleurs "borderline", un peu à l'image du monde qui tourne comme il tourne, mais on ne peut pas dire, après ballade sur son blog et site que le personnage est inintéressant. En tout cas, il ne laisse pas indifférent. Et on ne peut pas, en même temps, le classer au même niveau que le salaud qui fait crever des chiens pour le plaisir de quelques bobos branchés qui viennent voir ce spectacle minable histoire d'avoir quelque frisson là véritablement maladif. Ce n'est certainement pas Thierry Ean qui devrait être sous anti dépresseurs... mais http://i20.servimg.com/u/f20/09/02/84/77/51572310.jpg">Guillermo Vargas Habacuc certainement. Et les comportements "artistiques" à la Guillermo Vargas Habacuc, il y en a de plus en plus. Il suffit d'écouter, pour s'en convaincre, le trou béant dans lequel s'enfonce tout l'Art Contemporain, en écoutant cette émission :http://www.canalacademie.com/emissions/carr230.mp3">Les mirages de l’art contemporain avec Christine Sourgins (Fichier "mp3"), émission issue de l'excellent site, Canal Académie, à écouter avec intérêt...

Le 31/01/2009 à 23h50 (87.231.***.***)
Lionel @ Nebo et al. -
Non, en effet, tu n'as pas entièrement saisi mon propos qui est plus mesuré que ce que tu en retiens. Et quand je regrette ton défaut de présentation, je ne déconne pas, je te dis que tu aurais mieux suscité mon intérêt et mon envie avec un petit commentaire ; petit commentaire que ne peut suppléer ceux de DailyMotion, car ce qui nous intéresse ici, sur le Bleu, ce sont les points de vue argumentés des habitués. Enfin bref...

...par souci de bonne volonté, je suis allé regarder les 5 premières minutes des 2 reportages que je n'avais pas vus. Comme on pouvait s'y attendre, ça ne change pas mon point de vue, mais ça me permet de l'affiner. Ça n'est pas seulement le bonhomme, mais l'ensemble de son "oeuvre" qui me paraît déplaisant. On y retrouve l'effet du pouvoir délétère de l'argent, qui permet de se saisir d'un élément de patrimoine historique, une ferme-manoir, et de le détourner, de le dégrader totalement.

S'il y a dans ces reportages une explication claire par Erhmann ou par un autre du propos, de l'intention, je te serais reconnaissant, Nebo, de m'épargner d'en regarder l'intégralité et me livrer, de nous livrer cette explication. Pour l'instant, je n'y vois que de la provocation catastrophiste et imprécatrice qui, comme je le disais, n'est pas susceptible à mes yeux de contribuer positivement aux choses mais bien plutôt de rajouter du chaos au chaos ambiant.

On croit rêver de constater que ce que cette entreprise génère de plus notable, c'est un "combat pour la liberté d'expression" ! Autrement dit, le projet de sensibilisation au mal qui nous habite -- si c'est de ça qu'il s'agissait -- par l'art a échoué. L'art est passé au second plan, et comme je le disais, on est dans la contagion, dans l'échauffement des passions. Et Erhmann, qui aurait pu avoir l'intelligence de fonder son "Adobe of Chaos" ailleurs qu'en plein milieu d'un village, est comme un provocateur qui force l'autre à regarder quelque chose qu'il ne veut pas voir, et qui se plaint ensuite de ne pas être obéi et exige de pouvoir jouir de ce droit de forcer l'autre à voir ce qu'il ne veut pas voir. On est dans la violence, dans la contrainte. Et je trouve assez pathétique cette dérive vers le plaintif, le recours au droit une fois que la "geste artistique" a au moins en partie échoué.

oOo

Cela dit, je ne suis pas en train de dire que "la part sombre qui est en l'homme et les phénomènes en résultant n'ont pas à être utilisés comme ferment artistiques" ni que "le regard porté sur l'abîme ne peut pas être partagé avec autrui". Je trouve d'ailleurs très bien que tu aies parlé de "ferments". Il y a le fumier et puis il y a les roses qui poussent dessus. Quand on convoque le sombre et qu'on souhaite exprimer un message aux hommes, c'est bien de leur ménager une part de positif, d'espoir. Si c'est juste pour leur mettre le nez dans leur merde et leur dire "regardez comme vous êtes moche", franchement le mec, c'est pas des pinceaux, un stylo ou une caméra qu'il faut lui donner, ce sont des anti-dépresseurs.

Regarde Baudelaire et "La Charogne" que tu nous as copiée. Oui, lui aussi nous force à regarder en face -- et avec quel talent ! -- la mort et la décomposition pendant 11 strophes. Mais c'est pour nous amener à sa 12e et dernière strophe et nous livrer une leçon utile sur la permanence de l'être malgré tout, à travers les traces et le souvenir.

Le 31/01/2009 à 21h12 (82.124.**.*)
nyto - @ Lulu
Et des restos 3 étoiles dont j'ai un grand souvenir...

Le 31/01/2009 à 19h56 (90.2.***.**)
lulu@nyto -
à Barbizon y a aussi les concours d'équitation avec le terrain introuvable sauf au bout de 15 minutes qui attirent du monde pardon un souvenir

Le 31/01/2009 à 11h30 (82.124.**.*)
nyto - @ l'inconnu
A Barbizon, la ville des peintres, c'est aussi 300000 visiteurs/an, voir même plus. Des gens qui n'hésitent pas à matter, photographier sans vergogne dans les baraques privées, à squatter la rue, faire du bruit etc...
Pourtant, j'trouve ça plus violent comme attitude que le village du Chaos, alors que c'est sensé être l'opposé, le chic, le fin du fin...comme quoi...
mais là-bas, sont moins cons les habitants, ils ont compris que ce tourisme génèrait du fric pour la commune...et qu'en journée, comme ils bossent, cela ne les dérangeait pas...
d'ailleurs, c'est un peu bizzard que les élus du bled du Chaos n'aient pas compris ou sautés sur cette occase pour remplir les caisses plutot que d'attaquer en justice à tout va...Je serais habitant de ce village, je penserais que l'équipe communale en place est vraiment une bande de naze
Je serais maire de ce village, en voyant le flux de touriste, j'aurais d'office conclu un business-plan avec Erhman pour le bien de la commune (ouverture d'un office du tourisme, boutique, commerces etc...) cela aurait généré emplois et fric...

Et pour conclure, oui, sans problème j'achete une baraque voisine à la Demeure du Chaos, j'préfère ça à une putain de cité HLM en banlieue de merde...

Le 31/01/2009 à 10h30 (82.126.***.***)
-
Si la maison en face de la "Deumeure du Chaos" (300 000 visiteurs/ans) ou celle d'un riverain direct était à vendre, qui ici serait prêt à l'acheter, à s'y installer et à y élever ses enfants ?

Le 31/01/2009 à 04h08 (82.124.**.*)
nyto -
Ceci-dit, c'est le texte gris sur la Crise que Lee-O a rajouté au texte principal sur son post qui m'a mis mal à l'aise...bien plus que Goya, Erhman et le Chaos...

Le 31/01/2009 à 04h04 (82.124.**.*)
nyto - @ Nebo
Perso, j'aime bien les Goya. Pas qu'ils soient beau, la beauté serait plutot l'energie, la force dans ce cas-là, mais parceque Goya, pour les peindre a du explorer la part sombre qu'il y avait en lui, en chacun de nous...
Certains parlent du "Connais toi toi-même" sans trop savoir de quoi il en retourne et d'autres comme Goya, ont fait le voyage, quoi qu'ils trouveraient au bout du chemin...
J'crois même que c'est le seul voyage ou faut pas se louper sur le chemin du retour...

Le 30/01/2009 à 23h03 (90.61.***.***)
Nebo -
Je ne comprends pas. Qu'est-ce à dire ? Que la part sombre qui est en l'homme et les phénomènes en résultant n'ont pas à être utilisés comme ferment artistiques ? Que le regard porté sur l'abîme, dans l'intimité du travail, comme tu dis Lee-O ne peut pas, de ce fait, être partagé avec autrui sous prétexte de fragilité éventuelle, etc... ???

Eh, les mecs, vous déconnez avec vos critiques d'absence de pédagogie. Il suffit de cliquer sur les vidéos pour se retrouver sur "Dailymotion" et y lire de quoi il en retourne. Après, si vous ne pouvez pas les regarder de bout en bout les vidéos, y'a pas le feu au lac, je n'en veux à personne moi. J'ai découvert ça et je le partage. C'est tout.

Par contre j'insiste, Lee-O, non pas pour que tu les regardes à tout prix, mais que tu ne les juges pas sur un rapide aperçu de quelques courtes minutes et sur les commentaires des autres.

Le 30/01/2009 à 21h27 (83.195.**.***)
SpeakerBoxx @ Nebo -
... oups, depuis quelque jours , la première image de Goya que tu as posté ,là , http://www.lefigaro.fr/culture/2009/01/27/03004-20090127ARTFIG00624-le-colosse-n-est-pas-de-goya-.php">ne peut plus lui être attribuée

Alors cela n'a pas forcément de lien avec Monsieur-Demeure-Du-Chaos , mais ça dit des choses sur l'Ârt ,peutêtre, et la propension que peuvent avoir certains à crier au génie a priori ,sur un nom,une réputation, et pas sur les qualités "intrinsèques" (bouh, quel moche mot!) d'une oeuvre...

enfin bref,je dis mal...

Le 30/01/2009 à 17h05 (87.231.***.***)
Lionel @ Nebo et al. -
Oui, j'ai reconnu moi-même m'être un peu emporté dans mon commentaire. Mais il y avait pour moi un vrai problème de présentation. D'abord de "mélange des genres", comme l'a parfaitement souligné Yamero (et dis donc, il éprouve même le besoin de répéter ce propos, parce que tu y sembles sourd). Les 3 vidéos ne véhiculent visiblement pas le même propos, et celle que j'ai échantillonnée, l'interview du mec, a clairement été trouvée contestable, quasiment dans les mêmes termes, par Yamero, jc et moi.

Et donc, le deuxième problème de présentation, c'est l'absence total de commentaire introductif, juste 3 vidéos balancées et juste une assurance/injonction très sommaire ("A voir de bout en bout... histoire de cogiter"). Je suis désolé, je t'aime beaucoup, mais c'est léger de chez léger, pour moi, ça ne se fait pas, c'est désinvolte de balancer ça sans un peu de pédagogie -- comme d'ailleurs tu as commencé à le faire... après coup. Non, en effet, quelque estime que j'aie pour toi, je n'ai pas du temps à revendre pour regarder 3 vidéos totalisant peut-être 20 à 30 minutes sur 10 mots de toi. Tu sais être un excellent pédagogue quand tu le veux bien, je trouve que tu aurais dû faire un petit commentaire d'intro, dire ce qu'on trouvait respectivement dans les 3 vidéos et la raison pour laquelle tu les proposais au visionnage.

oOo

Ensuite, sur le fond, on se connaît bien, en effet, et pas seulement quant à nos divergences mais aussi nos convergences. Evidemment qu'il est nécessaire de regarder le mal, la mort, et toutes ces sombres choses en face. Merci, au passage, d'avoir reproduit ces toiles saisissantes de Goya et ce poème fort de Baudelaire que beaucoup, dont je suis, tiennent pour le plus puissant poète français. Mais la question -- aussi bien la question de fond que celle posée par ce que je comprends de la "Demeure du mal" à travers vos commentaires --, c'est qui doit regarder le mal et la mort en face et dans quelles circonstances.

Celui qui doit regarder le "dark side" en face, c'est l'individu, et les circonstances dans lesquelles il est bon qu'il le fasse, c'est une large intimité et une atmosphère de "travail". Les passions humaines sont tellement fortes que chacun de nous est une "bombe atomique" en puissance et que les réactions en chaîne se produisent très aisément. Chaque individu doit faire son affaire de sa confrontation individuelle au problème du mal, de la mort, etc. Chaque individu est tenu de construire une "enceinte de confinement" pour éviter ces réactions en chaîne. Ces dernières ressortissent d'un phénomène assez bien caractérisé par René Girard sous les termes de mimétisme du désir et mimétisme de la violence.

JC te faisait à peu près le même commentaire en écrivant (je souligne), "Bien sur que [le côté sombre] est un coté prégnant dans la nature humaine, et tout le monde sait que si il est bien dans sa tete, c'est d'abord et avant tout le fruit d'un énorme travail sur lui-même."

Le problème doit être travaillé individuellement et le piège est d'exprimer hors d'un cercle intime ou restreint les troubles occasionnés par cette confrontation de l'individu au mal et à la mort. Car alors on déclenche les phénomènes de contagion, de mimétisme incontrôlé, qui ne relèvent alors plus du "travail" mais de l'expression de ce côté sombre même que chaque individu est tenu de contrôler.

Bien entendu, l'expression maîtrisée d'artistes comme ceux que tu as cités sur ces thèmes peuvent être des éléments majeurs de ce travail individuel. Mais on peut aussi faire remarquer, comme le fait JC, qu'il n'y a vraiment pas besoin indispensable de ça quand on sait toutes les visions traumatisantes qu'on peut rencontrer dans la réalité. Et on peut comprendre, comme tu dis d'ailleurs le comprendre, que l'exposition de telles oeuvres dans "un musée ouvert, gratuit, énormément visité le week-end" (!) ait un effet très très ambigu. S'il est "énormément visité", on n'est plus dans les conditions d'une aide à l'introspection individuelle, mais bien plutôt dans celles de la menace de la contagion !

Le 30/01/2009 à 12h21 (89.158.***.**)
jc sur Erhmann -
Salut Nebo, et merci pour tes bonnes réactions, bien étayées. Je suis d'accord pour dire avec toi qu'il y a un aspect original à ce qu'il fait. Comme tu dis, le happening constant, la mutation permanente, le collectif d'artiste (ce n'est pas le coté collectif qui ressortait des reportage, mais, après surf, il s'agit visiblement de ça). Je note que dans le combat qui oppose Eann à la mairie, une petition à sa faveur à reçue environ 72000 signatures. Il y a tout le coté art comme manière de vivre qui est interessant. Mais cela dit, on a pas attendu Eann pour ça . Ok c'est très bien que ce soit un immense musée gratuit. Ce qui me dérange chez lui, ce n'est pas le fait que cela choque mon prétendu bon gout. Je ne vais pas faire dans jugement esthétique, pour la raison évidente que ce serait interminable.

Le problème de tout ça, je le pense quand meme assez profondément, c'est que son art n'est qu'une question d'argent. Il emmerde les gens de son village parce qu'il a l'argent pour (pour cette unique raison, il est inattaquable). Ok, c'est tout a son honneur d'avoir été un pionnier d'internet, je trouve ça très bien. Mais pour un mec soit disant parti de rien ("j'ai refusé tout héritage pour ne devoir rien a personne"), tout parait si facile. Dans une interview lue sur le net (lyonpeople.com), Eann dit à propos de son argent : Artprice est née d'un projet dément, celui de déréglementer et de normaliser le plus vieux marché du monde : le marché de l'Art. L'investissement industriel nécessitait 30 millions d'Euros. Je les ai trouvés en bourse et nous avons bâti en 9 ans le leader mondial de l'information sur le marché de l'art. . Je ne sais pas qui l'a conseillé sur les placements boursiers, mais se faire trente millions d'euros (au moins) en 9 ans sans avoir quasiment rien placé (si on le croit), c'est plus qu'étonnant. Meme pour les plus grands patrons du monde, il faut au moins une génération pour batir une grande fortune ; je dis bien au moins, et a condition d'etre un investisseur brillant. Cela semble etre le cas d'Eann (le coté "investisseur brillant"), car comme tu l'as dit, c'était un pionnier en matière de télécommunications. Je suis peut etre borné et très con, mais je suis vraiment d'avis que son truc est d'abord un business lui-même engendré par du business. Et sans avoir aucun problème avec l'argent, je ne vois pas le coté artistique de la chose, désolé. C'est vraiment l'art comme marché, c'est un truc qui m'a toujours dégouté, ça a brisé d'authentiques artistes comme Hendrix ou Basquiat, je ne peux pas supporter ce snobisme, ce faux dandysme eculé. Meme chose pour le best seller. Pas toi Nebo? Et en ce sens, je ne vois pas en quoi il y a une fierté à tirer d'avoir développé ce coté pourri du monde de l'art, et de fonder son art lui-meme sur ce système. Très paradoxal de dénoncer la fin, la mort d'un systeme qui permet son propre avènement ; y'a un coté oedipien là dedans .

Meme sa réflexion est très limitée, ce qui est embetant pour cet homme qui prétend sortir du "système". Nebo, tu as raison de rappeler à Lionel son coté angélique parfois, son coté "trop optimiste". D'accord, très bien. Mais le mec fait complétement l'inverse. Alors je te demande : quel est l'interet (toi qui dit souvent qu'il faut deux jambes pour marcher)? Car, je suis désolé, mais c'est vraiment de l'ordre du lieu commun de dire qu'on vit la fin d'une époque. C'est complétement banal, tu vois ça dans tous les journaux. Toi qui es un grand pourfendeur de la banalité, je suis parfois étonné de voir que tu es malgré toi prit la dedans. Parfois, je dis bien...

Tu nous parles de Goya, Lautréamont, Baudelaire et Stravinski, et leur coté sombre. Bien sur que c'est un coté prégnant dans la nature humaine, et tout le monde sait que si il est bien dans sa tete, c'est d'abord et avant tout le fruit d'un énorme travail sur lui-même. Mais les artistes que tu cites ne sont-ils que cela? Précisément non. Pas Goya et pas Stravinski c'est sur, c'est plus compliqué pour les deux poètes ; mais ce n'est pas pour autant qu'on puisse dire qu'ils vomissent sur la feuille blanche. Les artistes ont toujours un coté ambigu, car il n'est pas aisé de faire voir le visible. Le visible et le réel ont une part d'ambivalence qu'on retrouve dans de nombreux arts (le blues est un bon exemple). Bien sur, ce n'est pas exemple pas vraiment le cas de Guernica, mais il s'agit d'un thème très spécial dans un contexte très spécial également. Tu vas me dire que c'est peut etre aussi tout a fait le cas de Thierry Eann. Peut etre, mais c'est pas sur non plus. Moi je ne pense pas. La réflexion reste cependant ouverte, et Eann a bien sur pleinement le droit d'exister la dedans, pour donner sa pierre à l'édifice. Mais je regrette ce manque de travail. La brutalité pure et simple n'est pas du travail. Il suffit d'aller dans le metro en heure de pointe, dans certaines rues pour la voir à l'oeuvre sans avoir besoin d'aucun artiste pour nous amener à cette prise de conscience qui n'en est pas une. J'arrête là, je ne reviens pas sur le coté Big Brother, promethéen de l'homme, qui là encore me parait tellement commun (on vit la dedans, encore une fois), tellement sans avenir, que ça ne vaut pas le coup que je développe. j'espère ne pas avoir trop exagéré, je suis pret a y revenir si j'ai été trop catégorique.

Le 30/01/2009 à 06h23 (86.193.***.***)
Lorence -
Well..Well..Trés interessant tout ça...Je remerçie Nebo pour la découverte du personnage que je ne connaissait pas. Les vidéo ont été plaçées judicieusement.
Pour ma part je me suis beaucoup plus penchée sur la question de l'art, et ma première reflexion ressemble quelque peu a celle de Lionel dans le sens ou j'ai trouvé les oeuvres de çe monsieur de mauvais goût. Mais pour appréçier le mal ne faut-il pas connaître le bien? Le laid, le beau? Le bien, le mal? Le blanc, le noir? Bla..Bla...Mais je pense aussi que la Demeure du Chaos est quand même un lieu unique. Beau ou laid, le lieu ne laisse pas indifferent et invite le plus commun d'entre nous a avoir un regard critique de l'art.
Si l'endroit attire autant de monde et de si loin, c'est que probablement son art interpelle et incite un jugement. Il se donne les moyens de le rendre accessible a tous, dans çe sens là, il ne fait de mal a personne. Aux voisins, peut-être?
Mais je n'aime pas trop les parallèles avec "les maîtres". Là c'est allez trop vite, trop loin et trop facile pour défendre sa légitimité. Puisque le parcours artistique des plus grands fut le même que le sien, il n'a donc aucun soucis a se faire quand a sa future renommée. Démago le monsieur? Oui, un peu..
Par contre, arborer sous les yeux de milliers de gens sa femme et sa maîtresse vivant sous le même toît, m'a fait beaucoup rigoler..
Oups! Il y avait les chiens aussi.
@Nebo- Merçi pour "La Charogne" de Baudelaire. Ce fut entre mes 17-20 ans un des poêmes que j'ai le plus apprécié. C'est avec ces textes que l'on aime la vie...
Enfin..Moi je vois les choses comme ça...

Le 30/01/2009 à 00h27 (88.166.***.***)
Yamero -
je parlais de mélanger les vidéos comme manque de subtilité parce que pouvant mélanger deux propos différents, pas de leur contenu intéressant mais pas forcément lié, et il annonce quelqe chose de social, un mouvement, renversement....pour novembre-décembre...Obama est là depuis le 20 janvier...mais ça n'est qu'un détail...sans doute...on peut encore se prendre un satellite sur Paris à n'importe quel moment, et Paco pourra dire "je vous l'avais dit"....mais bon, rien de sérieux, je veux surtout pas avoir raison en quoi que ce soit....à moi le manque de subtilité, je prends....


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