L’autre jour, http://www.myspace.com/zeeye">l’Agent Secret et moi écoutions un album que je venais d’acheter. Tout était réuni pour nous plaire : références imparables (Neil Young, Big Star), pochette soignée, production sans faille, support digipack classieux, etc... Et cela nous plaisait, certes. Mais sans plus.
A défaut de trépigner sur place en poussant des cris d’animaux, nous nous trouvions donc réduits à disserter sur les grosses qualités et maigres défauts de la chose. L’Agent Secret me fit remarquer que la basse était un peu au fond du mix : je répondais alors qu’il en était ainsi à cause de la profusion d’arrangements délicats (orgue, guitares, tambourin, etc…). Et ainsi de suite, tout au long du disque.
Nous en restâmes là, satisfaits de trouver un accord sur une œuvre somme toute riche, subtile et sans faute de goût. Après le départ de l’Agent vers une nouvelle mission, je m’apprêtais à enfoncer à nouveau la touche "play", quand j’aperçus une petite rondelle de vinyl, un 45 tours sans pochette acquis il y a peu sur une brocante pour la somme ridicule de quelques centimes d’euros-Maastricht. J’installais le single sur la platine. Quelques craquements familiers, une guitare qui cisaille, la basse qui remplit toute la pièce avec la batterie, et cette voix qui surgit du fin fond de la jungle. Tout à coup la lumière m’apparut : ce morceau avait certainement été enregistré en une après-midi, avec des guitares en bois et sur du matériel à dimension humaine. Alors soudain plus besoin d’arguties et de multiples références culturelles pour prendre en pleine poire ces 2 minutes et treize secondes de pure électricité bestiale.
Au retour de l’Agent Secret, nous rajoutâmes alors fiévreusement trois articles à notre projet de constitution rock’n’rollienne :
-Interdiction des consoles et magnétophones de plus de 24 pistes
-Suppression du support numérique (sauf pour mes chansons du jour)
-Exécution publique des ingénieurs du son trop pointilleux
Sans plus attendre, nous enfilâmes fébrilement 3 francs-Pompidou dans la fente du Juke-Box pour 5 sélections parfaitement millésimées, et commençâmes une danse tribale accompagnée de rafraichissements adéquats (whisky-coke pour http://www.myspace.com/zeeye">l’Agent Secret et vin de messe pour Le Rev’).
Plus que quelques heures et c'est bon!!
A ce soir les gnacs!
YOUHOUUUUUUUU!!!
Le 21/11/2009 à 12h02 (78.250.***.***)
LA - Micro CR Yodelice Guyancour
Et bien c'était Sympa tout plein la Yodelicerie du soir à la Batterie de Guyancourt(Je me plus que doutait bien Dan du coup la billeterie a été direct full).
C'est fou comme cette musique me re-mémore le spirit du film O'brother (tout au moins le souvenir que j’ai de ce film).
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Maman LA à fait un ti +que presque malaise en fin de première partie mais tout est vite rentré dans l'ordre avec la clime dans la salle (oui il a fait plus que chaud). Pas de Karmastone (SNIF grosse larme) mais un hawaien guitarélectrisé (seul) et bémole:plus que très très souvent boite-à-rithmé, qui tapait tout dans l'ambiance sentimentalosentimentale. Il à même chanté avec son walkman qui grésillait dans le micro (ouaip fallait l’oser la faire celle-là).Très belle voix et arrangements mais le style était somme toute assez répétitif et il n'aurait pas trop fallu que cela dure plus sinan on aurait tous vraiment déprimé…-Cela est mon ‘navy’).
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Les Yodelice quant à eux on fait un bien bon concert avec bien de la pêche dans les passages vitaminés sans aucunement s’éloigner de l’ambiance de ce groupe. Peut-etre un peu court (Tjs pareil quand c’est bon ça laisse sur la faim et Maxim en joue en coupant ‘net’ quelques morceaux). Les silences de l’accompagnement (guitare/batterie & violoncelle/harmonica) sont très bien posés il est juste étrange au début de les voir comme vraiment s’assoupir sur leurs chaises (à l’identique gestuelle d’une grosse sieste) laissant la guitare seule souligner les paroles et sentiments.
Pardon : quelques photos plus tard (la tuyauterie bouchonne) (elles étaient limitées aux 4 premiers morceaux par respect des musiciens et des spectateurs)
Merci.
LA
Le 21/11/2009 à 11h56 (88.166.***.***)
lau yam et sa bande -
yes a ce soir rock and roll a donf mais pas chanter il va pleuvoir a ce soir tts et ttes
Le 21/11/2009 à 11h44 (92.130.**.**)
Olivier - P'tite Prune et le reste de la compagnie
Salut la compagnie! Je vous rejoins très vite, il me tarde de vous retrouver et de faire les fous tous ensembles dans une ambiance rock & roooolllll. J'arrive à 15h19 Paris Est!
La bise virtuelle pour le moment, avant un bon gros calignac sur les coups de 16h !
Le 21/11/2009 à 11h37 (82.67.**.*)
ptitgillou -
Bonne éclate à vous les gars les filles !
Le 21/11/2009 à 11h35 (78.250.***.***)
LA -
" It is a day GNAC-Coeur..."
" , one way ticket, yeah! "
" It took me so..... long to find out, and I found out"
"
"
Le 21/11/2009 à 11h34 (86.212.***.***)
P'tite Prune -
En direct de chez Mumu, arrivée hier, tout va hyper bien, en trés bonne compagnie : Mumu, Sansan et Viv On a trop hâte d'être à ce soir... bisous à tous !!! signé nous tous
Le 21/11/2009 à 11h14 (82.124.**.***)
cicia -
et n'oubliez pas vos guitares... ya du matos mais pas suffisamment pour une quarantaine de déglingos mouarf mouarf mouarf jdis ça jdis rien jme comprends...et mille pensées gnac gnac aux absents
Le 21/11/2009 à 11h12 (82.124.**.***)
cicia@ux GnacDayEurs -
jour J ! we are the king of the world à ce soir oir oir oir oir oir oir ... on compte sur vous ROCK'N'ROLL
Le 21/11/2009 à 10h40 (92.134.***.***)
Speedy @all the gnacs -
Bonne soirée à tous !!!A +
Le 21/11/2009 à 10h15 (86.218.**.***)
Sève -
Bonne route à ceux qui vont prendre la route pour nous rejoindre ce soir. Today is gnac day YIIIIIIIIIIIHAAAAAAAAAAAA
Le 21/11/2009 à 10h00 (86.215.***.***)
Arnaud@Nebo -
Merci pour tes exposés. Pour l'extrait que tu as mis, effectivement la ressemblance est plus que flagrante avec les Fab'...
Le 21/11/2009 à 08h37 (90.14.***.***)
vaudou83 - gnacs
eclatez vous bien ce soir
Le 21/11/2009 à 08h08 (83.200.**.***)
Thierry @ Nyto -
Va être contente de te rencontrer ma ménagère ce soir
Le 21/11/2009 à 02h54 (90.44.**.***)
nyto - @ Thierry
Laisse beton sur ce coup là, la barre est placée trop haute pour ton sex appeal Contente toi d'une ménagère en devenir, ça te laissera quelques années d'illusions supplémentaires sur les femmes et l'amour...
Le 21/11/2009 à 01h11 (92.151.***.**)
Nebo -
Correction... Steve Marriott est mort en 1991... pas en 1993.
"Le studio était booké jour et nuit et on était supposé arriver tous les soirs à sept heures. Vers neuf heures, les membres de Humble Pie débarquaient de leurs manoirs rock'n’roll dans l’Essex, mails ils ne foutaient rien tant qu’ils n’avaient pas passé commande et reçu un peu de coke trop coupée. Leur capacité d’attention était inexistante. Steve s’ennuyait dès les premières notes de chaque chanson jouée pour la première fois, boudant comme un cocker cokney coké sans son os…..Il était au sommet de sa défonce paranoïaque autodestructrice. "
C’est Andrew Loog Oldham, qui parle ainsi de l’enregistrement de l’album " Street rats " de Humble Pie, en 1974, et dont il était chargé de la « production ». Tel quel, ça parait dur et cruel, mais c’est simplement la vérité : Steve Marriott n’avait ni l'envie, ni la force de faire cet album. Fatigué, usé, consumé. Des années de tournées infernales aux Etats-Unis, à jouer un rock de plus en plus heavy, de plus en plus dur. Parce que c’était ça, la recette du succès : plus vite, plus fort, plus longtemps. Et tant pis s’il faut prendre ce qu’il faut pour tenir le coup, et aussi pour redescendre, ensuite. Mais lui n’en voulait plus : il avait un projet solo déja bien entamé avec son bassiste, Greg Ridley, et c’est ça qui l’excitait.
Oldham confirme : Les sons que Steve et Greg avaient conçus pour leur projet désormais intitulé "Joint Effort " étaient plus frais, plus vivants et franchement meilleurs que tout ce qu’on a produit chez Olympic pour Humble Pie. Les bases des morceaux qu’on a enregistrées étaient des plagiats note pour note de chansons des Beatles : " Paperback writer ", " Rain ", " We can work it out ". En gros, Steve essayait de copier John et Paul avec juste assez de variations sur la mélodie et de verbiage en patois cockney déclamé façon James Brown pour faire illusion.
La maison de disques (A&M), elle, voulait encore et toujours du Humble Pie. Et ce fut là le boulot ingrat d’Oldham : se retrouver devant un groupe qui n’existait quasiment plus, avec un leader revenu de tout obligé malgré lui d’assurer un contrat. Et il y mit toute la mauvaise volonté du monde. L’album " Street Rats " est tout de même sorti en 1975 et n’a pas atteint le top 100, assez injustement d’ailleurs, puisque Oldham réussit tout de même à tirer quelque chose de ces séances orageuses. Dans son bouquin, il écrit : Je l’ai laissé récupérer "Paperback Writer" pour en faire "Street rat"... Et on se dit qu’il a bien fait. Parce que là, effectivement, ça remue. Et pour l'heure c'est le verbe français qui me semble le mieux traduire la sensation de groove qu'évoque ce morceau. De la blue eyed soul, une dernière fois. Pour le reste, tout est dans l’arrogance du titre et la manière dont Marriott crache les paroles. La messe est dite.
Et pour finir, la parole à Mr Oldham, encore :
La dernière fois que j’ai vu Steve Marriott – avant qu’il meure dans un incendie idiot en 1993, en s’endormant sur un mégot allumé – c’était en 1988. Nous sommes descendus au club Dingwalls à l’arrière de Camden Lock pour voir un concert de Stevie avec son groupe. Il avait été star et n’en voulait plus. Il se contentait volontiers de concerts en pub et en club, et n’avait pas envie de retenter l’affaire. Il savait que ça allait le tuer. Il avait pris du poids, perdu des cheveux et avait trouver le temps de s’arrêter pour respirer et se faire du bien. Quand je l’ai pris dans mes bras, j’ai ressenti que l’homme avait du souffle et de la chair et qu’il était dans un état de santé bien meilleur que le petit flacon de coke surtendu qu’il avait été quand il y croyait encore. Il savait toujours jouer et chanter avec le don que Dieu lui avait fait, et il le faisait désormais sans souffrance.